Ayant une origine bretonne et ayant également vécu en Bretagne je me dois d’éclaircir ce sujet
En faite la question devrait être plutôt crêpes ou crêpes de blé noir.
La galette était initialement pour nous (Bretons) la crêpe de blé noir épaisse de Haute-Bretagne.
La crêpe de blé noir de Basse-Bretagne et plus fine et plutôt croustillante.
Je voterais donc kouign amann (gateau beurre) !
Une petite explication pour ceux qui ont le courage :
:
Crêpes ou galettes?
Le débat a longtemps fait rage dans ma famille concernant les termes à privilégier pour désigner ce que l’on appelle généralement les crêpes, celles que l’on mange communément à la Chandeleur mais aussi à bien d’autres occasions.
Dans ma belle-famille, originaire du centre Bretagne, ne méritent le nom de crêpes que celles qui sont cuites sur la billig, la traditionnelle galettoire autonome, en fonte, autrefois posée sur l’âtre, désormais électrique ou au gaz. Ma belle-mère, Alice, était l’aînée de 11 enfants et avait appris à faire les crêpes sur l’âtre pour sa nombreuse famille. Il faut imaginer la fillette devant ses deux billig posées sur leur trépied, au-dessus d’un feu régulièrement alimenté de petit bois et les piles de crêpes qui montaient régulièrement. Ses crêpes de blé noir et de froment étaient respectivement dénommées crêpes à l’eau (salées) et crêpes au lait (sucrées). Elle considérait la galettoire au gaz comme d’un extrême confort et ne comprenait pas que j’aie des difficultés à étaler la pâte, qu’elle faisait très fluide afin que les crêpes soient très fines. Ce n’est pourtant pas une tâche aisée. Il faut d’abord graisser la billig à l’aide d’un chiffon passé au saindoux, puis verser la pâte et l’étaler à l’aide de la rozell, sorte de spatule triangulaire en bois. C’est là que la tâche se corse, car il faut pour cela décrire deux C avec le poignet, un à l’endroit, l’autre à l’envers, le tout sans appuyer trop fort, afin de ne pas râcler la plaque, ruinant ainsi tout espoir d’obtenir une belle crêpe ronde et régulière. Les crêpes fraîches, juste additionnées de beurre, constituaient un repas, mais leur confection allait bien au-delà de cette consommation. Ma belle-mère en cuisait plusieurs douzaines, des deux sortes. Une fois refroidies, il fallait les décoller et les plier afin de les consommer dans les jours qui suivaient. L’arrivée du congélateur à la ferme a permis d’espacer la confection des crêpes.
Quand Alice faisait des crêpes à la poêle, essentiellement pour les enfants, elle les appelait galettes et sucrait la pâte beaucoup plus que ne le faisait ma propre mère.
Dans ma propre famille, originaire de Vannes, quand on faisait des crêpes à la poêle, on les appelait crêpes, sans adjectif qualificatif. Par contre les crêpes cuites à la billig étaient appelées crêpes de blé noir et crêpes de froment. A la crêperie, on demandait une blé noir-beurre, une froment-confiture etc. Mais avec le temps, j’ai entendu de plus en plus souvent ma mère troquer l’expression crêpe de blé noir contre celle de galette. Fâcheuse confusion, cependant commune. La galette était en effet initialement pour nous la crêpe de blé noir épaisse consommée en Haute-Bretagne, notamment sous la forme de la galette-saucisse vendue lors des kermesses, marchés et autres manifestations sportives dans la région de Rennes ou de Saint-Malo. Rien à voir avec la crêpe de blé noir de Basse-Bretagne, plus fine et consommée plus ou moins kraz (croustillante).
Ma connaissance de ce produit de ma région ne dépasse pas celle des subtilités linguistiques qui y ont trait.
Et pour ceux qui veulent se la jouer :
ur grampouezhenn une crêpe
gwinizh-du (ed-du) blé noir (sarrasin)
gwinizh (gwinizh-gwenn) blé
Breizh atao _________________ "Не говори гоп, пока не перепрыгнешь"
Loanka
: 06.04.2006 : 3745 : Paris
: , 24 2008, 20:13:45 :
Merci beaucoup, je dormirai plus intélligente ce soir.
Dommage pour les accents qui n'apparaissent pas, c'est vraiment casse-pieds. Mais bon, j'ai compris l'essentiel, merci.
Rumata, tu fais passer le message à qui je pense? _________________ Ó÷åíüå — ñâåò, à íåó÷åíüå — ïðèÿòíûé ïîëóìðàê. (ñ) Æâàíåöêèé
Rumata
: 14.09.2006 : 416
: , 24 2008, 20:19:39 :
Loanka ():
Merci beaucoup, je dormirai plus intélligente ce soir.
Dommage pour les accents qui n'apparaissent pas, c'est vraiment casse-pieds. Mais bon, j'ai compris l'essentiel, merci.
Rumata, tu fais passer le message à qui je pense?
t'onqiet on vas vérifier l'authenticité de l'information! _________________ Ó âåðáëþäà äâà ãîðáà ïîòîìó÷òî æèçíü - áîðüáà
Loanka
: 06.04.2006 : 3745 : Paris
: , 24 2008, 20:23:22 :
Pocomaxa ():
sukr sucre
Oh, ça, j'aurais deviné!
Bon, je suis un peu plus armée pour aller en Bretagne. A moi les cirées! _________________ Ó÷åíüå — ñâåò, à íåó÷åíüå — ïðèÿòíûé ïîëóìðàê. (ñ) Æâàíåöêèé
Rumata
: 14.09.2006 : 416
: , 24 2008, 20:26:58 :
Loanka ():
A moi les cirées!
en Bretagne il pleut que sur des cons! _________________ Ó âåðáëþäà äâà ãîðáà ïîòîìó÷òî æèçíü - áîðüáà
Loanka
: 06.04.2006 : 3745 : Paris
: , 24 2008, 20:33:15 :
Rumata ():
en Bretagne il pleut que sul des cons!
euhhhh... tu parles bien des habitants de Bretagne là?.. _________________ Ó÷åíüå — ñâåò, à íåó÷åíüå — ïðèÿòíûé ïîëóìðàê. (ñ) Æâàíåöêèé