"Les entreprises ont depuis longtemps choisi de tout faire pour fidéliser leurs clients et leurs actionnaires et non leurs employés. Pour réduire les prix de leurs produits, elles diminuent les salaires et les droits sociaux de leurs travailleurs, rognent les marges de leurs distributeurs et favorisent les technologies qui économisent du labeur.
Les partis politiques ont, eux aussi depuis longtemps, choisi de privilégier la stabilité des prix par rapport au plein-emploi parce que l'inflation favorise les plus jeunes, qui ne représentent qu'une minorité du corps électoral. Résultat: chômage, endettement, déficit extérieur et zapping politique.
Cette situation que semble imposer la concurrence mondiale tournera bientôt à l'absurde: on dévalorisera tellement les salaires que les consommateurs n'auront plus les moyens de payer les produits qui leur seront proposés; on en viendra à diminuer tellement les dépenses de recherche qu'il n'y aura plus ni marchandises nouvelles ni profits;"
Ïðåäïðèÿòèÿ ðåøèëè óæå äàâíî âñå äåëàòü ÷òîáû ïðèâëåêàòü ñâîèõ êëèåíòîâ è ñâîèõ àêöèîíåðîâ è íå ñâîèõ ñëóæàùèõ. ×òîáû ñîêðàùàòü öåíû ñâîèõ ïðîäóêòîâ, îíè ñîêðàùàþò çàðïëàòû è ïðàâà ó÷àñòèÿ â óïðàâëåíèè àêöèîíåðíûì îáùåñòâîì ñâîèõ òðóäÿùèõñÿ, ñîêðàùàþò ìàðæè ñâîèõ äèñòðèáóòîðîâ è áëàãîïðèÿòñòâóþò òåõíîëîãèÿì, êîòîðûå ýêîíîìÿò òÿæåëûé òðóä.