Зарегистрирован: 06.03.2005 Сообщения: 12000 Откуда: Обер-группен-доцент, ст. руководитель группы скоростных свингеров, он же Забашлевич Оцаат Поэлевич
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-734511,36-759884@51-725561,0.html Les dernières heures du CPE 13 h 10, Paris : Jean-Marie Le Pen considère la décision de Chirac comme un "attentat permanent" contre l'Etat de droit
Les décisions successives de Jacques Chirac dans la crise du CPE constituent un "attentat permanent contre l'Etat de droit", a dénoncé lundi le président du FN. "On comprend bien que Jacques Chirac tente ainsi de montrer qu'il existe encore mais poursuivre cet impossible dessein en détruisant méthodiquement la Loi fondamentale de la République est un attentat permanent contre l'Etat de droit."
12 h 37, Paris : "l'urgence doit être le retour à l'ordre" estime la CGPME
La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) considère que "l'urgence doit être le retour à l'ordre" et "regrette une occasion manquée pour les entreprises comme pour les jeunes". Selon la CGPME, "la diminution des charges financières et l'allègement des contraintes administratives doivent rester la priorité" pour favoriser la création d'emplois dans les PME.
12 h 56, Paris : François Hollande se projette vers 2007
"Cette crise du CPE laissera des traces profondes" et "il appartient d'ores et déjà aux socialistes de fournir les réponses attendues par le biais d'un projet présidentiel donnant toute sa place à la jeunesse et à l'éducation", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste.
12 h 55, Paris : les artisans satisfaits d'un retour à la "sérénité"
"On est plutôt satisfait de la tournure des choses, le fait que le pays ait retrouvé de la sérénité (...), y compris d'ailleurs pour l'activité commerciale", a déclaré le président de l'Union professionnelle artisanale, M. Perrin. Le président de l'UPA s'est aussi félicité qu'il y ait "une ouverture sur la concertation des partenaires sociaux". "Cela ne peut que nous satisfaire."
12 h 50, Paris : les mesures remplaçant le CPE coûteront 150 millions d'euros en 2006, 300 en 2007
"L'ensemble des mesures remplaçant le CPE est évalué à 150 millions d'euros pour 2006 qui viendront s'ajouter au budget de l'Etat, et à 300 millions d'euros pour 2007", a indiqué le rapporteur du projet Egalité des chances, Laurent Hénard. Ces mesures seront financées selon la proposition par une augmentation des droits sur le tabac.
12 h 27, Paris : la disparition du CPE, "une victoire pour les jeunes" juge la FCPE
Le président de la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, Georges Dupon-Lahitte, a déclaré que la disparition du CPE constituait "une victoire pour les jeunes", même s'il a "mis en cause la méthode". "Cette victoire des jeunes correspond, j'espère, à une sortie de crise qui permettra aux étudiants et lycéens de reprendre le travail et de rattraper les cours".
12 h 24, Paris : le Medef prêt à discuter avec les syndicats de la précarité
Le Mouvement des entreprises de France "souhaite que le dépôt de la proposition de loi qui modifiera l'article 8 de la loi sur l'Egalité des chances marque la fin d'une crise qui a entamé la crédibilité de notre pays". Le Medef a rappelé sa "proposition de discuter avec les organisations de salariés de toutes les précarités et de toutes les flexibilités".
12 h 08, Paris : pour la LCR, Jacques Chirac a "mangé son chapeau"
La Ligue communiste révolutionnaire a affirmé que le président et le gouvernement ont "mangé leur chapeau" après l'annonce du remplacement du CPE, estimant que ce "premier recul en appelle d'autres". "Toutes les revendications exigées doivent, maintenant, être satisfaites : le retrait du CNE, l'abrogation de la loi pour l'égalité des chances. Il faut immédiatement stopper la répression qui frappe des centaines de jeunes."
12 h 03, Paris : la disparition du CPE, un "gâchis" pour M. Bayrou
Le président de l'UDF a déploré un "gachis" et "deux mois perdus" en raison du CPE, tout en se disant rassuré par la sortie de crise. "Quand on mesure les deux mois perdus, le fossé d'incompréhension et de ressentiment qui s'est creusé dans le pays, quand on se dit que tout cela aurait pu être évité par la simple application des règles démocratiques élémentaires, on mesure le chemin qu'il y a désormais à parcourir pour sortir la France de ses institutions usées et cette pratique politique d'un autre temps."
11 h 59, Paris : M. Accoyer annonce le dépôt de la proposition de loi remplaçant le CPE
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a annoncé le dépôt, ce jour même, de la proposition de loi remplaçant le CPE, souhaitant une discussion de ce texte "dans les tout prochains jours" et "pourquoi pas dès demain."
11 h 57, Paris : le MRC évoque un "succès d'étape"
Pour le premier secrétaire du Mouvement républicain et citoyen, Georges Sarre, "le retrait du CPE est un succès d'étape". "A la gauche maintenant de relever le gant, en proposant un programme de relance de la croissance pour créer de vrais emplois. Il n'y aura pas de lutte contre le chômage de masse sans un changement profond des politiques macro-économiques au niveau national et européen, ce qui suppose de réorienter la mondialisation et la construction européenne. C'est la clé du succès électoral et ce sera la condition de la réussite."
11 h 55, Paris : le PRG regrette "le temps perdu"
"Que de temps perdu, que d'argent gaspillé, que de perturbations dans le pays, que d'inconvénients pour les jeunes qui voient leur année scolaire perturbée", a affirmé le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet. "Les radicaux attendent les nouvelles propositions qui seront avancées et seront vigilants que ce qui sera présenté s'inscrive bien dans le respect du code du travail et des textes en vigueur."
11 h 38, Paris : le PCF souligne une "grande victoire populaire"
Le Parti communiste français a qualifié de "très grande victoire populaire" le remplacement du CPE, annoncé par un premier ministre "défait". "Après le 29 mai, c'est la seconde grande victoire en une année contre les politiques libérales. Cette victoire en appelle d'autres."
11 h 37, Paris : M. de Villiers ironise sur "le parti unique de la reculade"
Le président du Mouvement pour la France a ironisé sur "le parti unique de la reculade, l'UMP-CGT, dirigé par Nicolas Sarkozy et Bernard Thibault". "Nicolas Sarkozy, qui a tiré les ficelles, montre ainsi son vrai visage : c'est le champon de la 'rupturette', c'est un capitulard qui réforme sur les plateaux de télé puis recule au premier sifflet et au premier pavé."
11 h 36, Paris : l'UMP se félicite d'une "solution d'apaisement"
L'UMP s'est félicitée, par la voix de sa porte-parole, Valérie Pécresse, de la "solution d'apaisement" présentée par l'exécutif pour sortir de la crise du contrat première embauche. "L'UMP souhaitait une sortie de crise rapide qui préserve l'unité de la majorité." La sortie de crise est "le fruit d'une action collective des présidents de groupe Bernard Accoyer et Josselin de Rohan, en étroite concertation avec Nicolas Sarkozy et l'équipe dirigeante de l'UMP et le gouvernement", a ajouté Luc Chatel, l'autre porte-parole de l'UMP.
11 h 33, Paris : Jean-Luc Mélenchon attend plus
"L'apprentissage à 14 ans est maintenu, le travail de nuit des jeunes de 15 ans est maintenu. Le contrat de responsabilité parental est maintenu. Si tout cet épisode s'achevait sur l'abandon de la jeunesse visée par ces mesures alors même que le gouvernement est mis en déroute, ce serait un terrible abandon social", a déclaré le sénateur de l'Essonne.
11 h 33, Paris : Henri Emmanuelli félicite la jeunesse
Le député PS des Landes a "félicité" lundi "la jeunesse" qui a empêché qu'"un coup fatal soit porté au code du travail", soulignant que "l'initiative et la gestion de ce dossier [constituaient] un immense gâchis dont ce pouvoir, une fois de plus, ne tirera aucune conséquence".
11 h 27, Paris : Jacques Voisin, "satisfait" mais "vigilant"
Le président de la CFTC a déclaré être "satisfait" du retrait du CPE tout en ajoutant "rester vigilant" sur le contenu de la proposition de loi annoncée par le premier ministre en vue de le remplacer. "Nous sommes prêts à entrer dans une démarche constructive pour négocier un nouveau dispositif."
11 h 25, Paris : Bernard Van Craeynest demande que le nouveau dispositif prévu soit "clarifié"
"La proposition de loi déposée ce jour sur le bureau de l'Assemblée nationale remplacera l'article 8 de la loi pour l'égalité des chances. C'est là l'essentiel. Le dispositif prévu, centré sur l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté, devra être clarifiée", a déclaré le président de la CFE-CGC.
11 h 20, Paris : "une décision de sagesse", juge Hervé Morin
Le président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Hervé Morin, s'est félicité de la disparition du CPE, tout en regrettant qu'elle ne soit "pas intervenue bien avant". Pour lui, "le CPE ne méritait pas une telle obstination au point de risquer de compromettre l'année universitaire et scolaire de l'ensemble des jeunes du pays".
11 h 20, Paris : "l'objectif est atteint" pour François Chérèque
Le secrétaire général de la CFDT a déclaré que "l'objectif de retrait du CPE était atteint", même s'il attendait de connaître "le contenu détaillé de la nouvelle proposition de loi". "Sur ce point, nous souhaitions qu'on reste sur un parcours d'insertion en faveur des jeunes en difficulté et qu'on n'aille pas vers un autre contrat. Notre sentiment est que ce souhait a été entendu."
11 h 13, Paris : Tristan Rouquier appelle à "maintenir la mobilisation"
Le président de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), Tristan Rouquier, a appelé à "maintenir la mobilisation" tout en se déclarant "satisfait du retrait du CPE". "On attend vraiment le texte qui va remplacer le CPE. On espère que ce ne sera pas un texte encore pire que le CPE. On veut un texte qui aille dans le sens de l'intérêt des jeunes et qui soit construit de façon tripartite entre le gouvernement, les entreprises et les jeunes."
11 h 12, Paris : Bruno Julliard appelle à "maintenir la pression"
Le président de l'UNEF a déclaré qu'il appelait à "maintenir la pression jusqu'au vote par le Parlement" de l'article remplaçant le CPE, dont la suppression constitue selon lui une "première victoire déterminante". Il a également assuré que la journée d'action prévue demain, à l'appel des organisations étudiantes et lycéennes et de la coordination nationale étudiante, était maintenue.
10 h 59, Paris : le "retrait" du CPE, "une victoire incontestable" pour l'UNSA
"Le CPE n'existe plus. C'est une victoire incontestable et incontestée pour ceux qui se battent depuis deux mois contre ce contrat dérogatoire au droit du travail", a affirmé le secrétaire général de l'UNSA, Alain Olive, ajoutant qu'"on aurait pu se dispenser de ce gâchis si on avait négocié avant avec les partenaires sociaux."
10 h 56, Paris : le "retrait" du CPE est "un succès de l'unité syndicale", déclare la CGT
Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, a salué "le retrait" du CPE comme un "succès" de "l'action convergente des salariés, des étudiants et des lycéens, ainsi que de l'unité syndicale."
10 h 55, Paris : pour Jean-François Martins, "le CPE est mort, c'est l'essentiel"
Le président de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) s'est félicité du retrait du CPE, de "sa mort". "C'était la seule solution pour ramener le calme et l'apaisement sur les campus et pour éclaircir l'avenir des jeunes, leur redonner l'espoir et d'autres perspectives que la précarité. Il faut maintenant engager un vrai débat sur la formation et l'emploi dans toute leur globalité."
10 h 46, Paris : Jean-Marc Ayrault se félicite de la disparition du CPE
Le chef de file des députés socialistes a estimé que la disparition du CPE décidée par Jacques Chirac était "un succès pour les étudiants, les salariés et leurs organisations", et constituait "la seule issue possible". "La disparition du CPE [est] également une satisfaction pour les députés socialistes, dont le travail pédagogique tout au long de ce processus a permis une prise de conscience des Français sur les dangers du CPE".
10 h 45, Paris : la Confédération étudiante appelle à la levée des blocages
Les étudiants doivent "lever les blocages dans les universités pour permettre aux examens de se tenir dans les meilleures conditions" après la suppression du CPE, a affirmé lundi sur LCI la présidente de la Confédération, Julie Coudry.
10 h 30, Paris : Dominique de Villepin confirme l'abandon du CPE
Dans son allocution, le premier ministre a déclaré qu'il avait pris acte que "les conditions nécessaires de confiance et de sérénité ne sont réunies ni du côté des jeunes, ni du côté des entreprises pour permettre l'application du contrat première embauche" (CPE). "Je souhaite une discussion sans a priori (...). Notre responsabilité, c'est de préparer l'avenir de notre pays, je souhaite que nous nous retrouvions tous ensemble pour avancer."
9 h 58, Paris : l'Elysée annonce le remplacement du CPE
"Sur proposition du premier ministre et après avoir entendu les présidents des groupes parlementaires et les responsables de la majorité", Jacques Chirac a "décidé de remplacer l'article 8 (CPE) de la loi sur l'égalité des chances par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté", a annoncé l'Elysée.
9 h 56, Paris : fin de la réunion à l'Elysée
La réunion sur le CPE à l'Elysée s'est achevée lundi peu avant 10 heures. Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo ont été les premiers à quitter l'Elysée.
9 h 24, Paris : l'article sur le CPE "réécrit sans mentionner le CPE", selon Dominique Paillé
L'article 8 de la loi sur l'égalité des chances, qui instaurait le CPE, va "vraisemblablement" être "réécrit sans mentionner le CPE", ce qui équivaut à un remplacement du contrat première embauche, a expliqué lundi sur Europe 1 le député UMP sarkozyste Dominique Paillé. "On peut avoir une lecture à l'Assemblée nationale et une lecture au Sénat très rapidement", a-t-il rajouté.
9 h 20, Paris : Jean-Claude Mailly pour l'amélioration des contrats aidés
Pour le secrétaire général de FO, interviewé ce matin sur la radio RMC, "l'objectif est que le CPE soit mort et enterré". "S'il est remplacé par quelque chose qui n'ait rien à voir avec le CPE, qui ne soit pas non plus un CPE bis, si c'est une amélioration des systèmes d'accompagnement des jeunes en grande difficulté, ce qu'on appelle des contrats aidés, ça se regarde de manière positive, ce sera le retrait pur et simple du CPE", a-t-il ajouté.
9 h 09, Rennes : la police évacue un campement anti-CPE
La police a procédé à l'évacuation dans le calme d'un village de tentes monté il y a deux semaines en plein cœur de Rennes par des étudiants. Le maire PS, Edmond Hervé, avait qualifié d' "inadmissible" la "confiscation" de cette place la semaine dernière et saisi le tribunal administratif, qui a ordonné vendredi aux occupants de quitter les lieux.
8 h 57, Paris : les autres participants à la réunion à l'Elysée
Nicolas Sarkozy, les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Jean-Louis Debré et Christian Poncelet, ainsi que les présidents des groupes UMP au Parlement, Bernard Accoyer et Josselin de Rohan, sont arrivés à l'Elysée.
8 h 42, Paris : François Hollande veut une décision "claire" et "rapide"
Pour le premier secrétaire du PS, la solution retenue doit être "une abrogation, c'est-à-dire la fin du CPE", et elle doit être "rapide". "Toute autre formule alambiquée, ambiguë, ajouterait de la confusion, et je pense qu'il n'en faut plus", a-t-il ajouté.
8 h 40, Paris : Jack Lang contre tout "clone " du CPE
"La farce n'a que trop duré", a estimé Jack Lang sur France 2. "Nous souhaitons que le nouveau texte, ou les nouvelles propositions qui seront faites, ne soient pas des ersatz, un CPE bis ou un clone", a déclaré M. Lang.
8 h 32, Paris : Villepin reçu à l'Elysée
Le premier ministre, Dominique de Villepin, est arrivé à l'Elysée pour rencontrer Jacques Chirac, à qui il présentera la proposition de la majorité destinée à dénouer la crise du contrat première embauche.
8 h 31, Paris : François Chérèque accepterait un remplacement du CPE
François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, a affirmé que le CPE, s'il était remplacé par un autre dispositif en phase avec le code du travail,"disparaîtrait". Dans un entretien sur Canal+, il estime que "si on a un nouveau texte où il n'y a plus le CPE, ça voudra dire qu'il a été retiré, c'est bien là l'essentiel".
7 h 50, Marseille : port bloqué dans les Bouches-du-Rhône
Une soixantaine de militants CGT occupent la capitainerie du port de Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône) pour protester contre le contrat première embauche. Selon le syndicat, aucun mouvement n'a lieu dans le port.
7 heures, Lyon : la coordination étudiante veut maintenir la pression
La coordination nationale lycéenne et étudiante, réunie à Lyon, a décidé dimanche d'organiser de nouvelles journées d'action, mardi 11, jeudi 13 et mardi 18 avril, à moins d'un retrait total de la loi sur l'égalité des chances. "On refuse toute loi de remplacement qui viendrait se substituer à cette loi", a averti une porte-parole. _________________ A la guerre comme a la guerre или вторая редакция Забугорнова
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http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-734511,36-759910@51-725561,0.html MM. Chirac et de Villepin retirent le CPE, les opposants se déclarent satisfaits
L'article 8 de la loi sur l'égalité des chances, qui créait le contrat première embauche (CPE), sera remplacé par un dispositif en faveur des jeunes en difficulté, a décidé le président Jacques Chirac. "Sur proposition du premier ministre et après avoir entendu les présidents des groupes parlementaires et les responsables de la majorité, le président de la République a décidé de remplacer l'article 8 de la loi sur l'égalité des chances par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté", indique ainsi un communiqué de la présidence publié lundi matin, vers 10 heures, après une réunion d'une heure à l'Elysée en présence du premier ministre, des présidents des deux assemblées et des principaux responsables de la majorité parlementaire.
"J'AI VOULU AGIR VITE"
Lors d'une déclaration à Matignon prononcée à 10 h 30, Dominique de Villepin a confirmé les annonces du chef de l'Etat. "J'ai proposé au président le remplacement de l'article 8 de la loi sur l'égalité des chances par des mesures en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes les plus en difficulté", a-t-il déclaré, avant d'ajouter que"la nouvelle proposition de loi sera présentée dès ce matin." Il a pris acte que "les conditions nécessaires de confiance et de sérénité ne sont réunies ni du côté des jeunes, ni du côté des entreprises pour permettre l'application du contrat première embauche" .
"J'ai voulu agir vite, parce que la situation dramatique et le désespoir de beaucoup de jeunes l'exigent", a-t-il poursuivi. "J'ai voulu proposer une solution forte, parce que j'ai la conviction qu'au-delà de l'engagement nécessaire de l'Etat, seul un meilleur équilibre entre plus de souplesse pour les entreprises et plus de sécurité pour les salariés nous permettra de rompre avec le chômage dans notre pays. (...) Cela n'a pas été compris par tous, je le regrette."
"Depuis plusieurs semaines, a reconnu M. de Villepin, notre pays connaît l'agitation. Les désordres dans les universités et les lycées menacent d'affecter la bonne organisation des examens de fin d'année. Les manifestations de voie publique mettent en danger la sécurité des jeunes. Tout cela commande désormais de trouver une issue rapide à la crise." Il a également "proposé d'engager une discussion sans a priori avec les partenaires sociaux" sur le chômage et la précarisation des jeunes.
LE DISPOSITIF DE REMPLACEMENT
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a ensuite annoncé le dépôt de la proposition de loi remplaçant le CPE et souhaité une discussion de ce texte "dans les tout prochains jours", et "pourquoi pas dès demain (mardi)". M. Accoyer a souligné que la conférence des présidents de l'Assemblée nationale déciderait "mardi matin" de la date de ce débat par les députés. S'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue du Sénat, Josselin de Rohan, il a évoqué "deux étapes" : la proposition de loi et "l'ouverture d'un débat" sur l'emploi des jeunes.
A la question "le CPE a-t-il été abrogé ?", Bernard Accoyer s'est contenté de répéter : "Nous avons remplacé l'article 8, il sera réécrit." Il a également évoqué "l'ampleur de l'incompréhension" et reconnu "quelques erreurs de méthode" pour expliquer cette décision. "On aurait dû se concerter avec les partenaires sociaux dans le cadre de la loi Fillon", a renchéri Josselin de Rohan.
Laurent Hénart, rapporteur de la loi sur l'égalité des chances, a détaillé le dispositif qui va remplacer le CPE. Dans l'ensemble, il s'agit de renforcer des contrats aidés par un suivi personnalisé, et d'augmenter les aides aux entreprises. La proposition de loi prévoit une aide à tout employeur embauchant en CDI un jeune de 16 à 25 ans ayant au maximum un niveau bac, ou résidant en zone urbaine sensible, ou titulaire d'un contrat d'insertion dans la vie sociale (Civis). L'aide de l'Etat est accordée pour une durée de deux ans, de manière dégressive. La nouvelle aide pourra être aussi attribuée aux titulaires de contrat de professionnalisation, qui a remplacé depuis fin 2004 les contrats en alternance. L'ensemble des mesures pourrait s'élever à 150 millions d'euros pour 2006, et à un peu plus du double pour 2007.
"OBJECTIF ATTEINT" POUR LA CFDT
Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, a qualifié, lundi, "le retrait" du CPE de "succès" de "l'action convergente des salariés, des étudiants et des lycéens, ainsi que de l'unité syndicale". Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a estimé que "l'objectif de retrait du CPE était atteint", même s'il attendait de connaître "le contenu détaillé de la nouvelle proposition de loi".
Le président de l'UNEF, Bruno Julliard, a, pour sa part, appelé à "maintenir la pression jusqu'au vote par le Parlement" de l'article remplaçant le CPE, dont la suppression constitue, selon lui, une "première victoire déterminante".
Les douze organisations syndicales, étudiantes et lycéennes doivent se retrouver lundi après-midi, à partir de 16 h 30, en intersyndicale. _________________ A la guerre comme a la guerre или вторая редакция Забугорнова
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http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-734511,36-760231@51-725561,0.html Une proposition de loi basée sur des dispositifs existants
La proposition de loi remplaçant le CPE prévoit une aide à tout employeur embauchant en CDI un jeune de 16 à 25 ans de faible qualification, ou résidant en zone urbaine sensible ou titulaire d'un contrat d'insertion dans la vie sociale (Civis). Le Civis, lancé en 2003 par François Fillon, puis modifié dans le plan de cohésion sociale en janvier 2005, est destiné aux jeunes de 16 à 25 ans, ayant un diplôme inférieur ou égal au bac ou n'ayant pas achevé le premier cycle universitaire.
Le montant de l'aide prévue par la nouvelle proposition de loi sera fixé par décret et, selon l'exposé des motifs de la proposition, s'élèverait à 400 euros par mois la première année, 200 euros la seconde. La proposition de loi étend à un public plus large le dispositif de "contrat jeune en entreprise" (CEJE), qui vise à faciliter l'insertion professionnelle des jeunes de 16 à 25 ans à travers le versement d'une aide à l'employeur.
Il concerne désormais tous les jeunes bénéficiant d'un Civis, ceux qui résident en zones urbaines sensibles, ou dont le niveau de formation est inférieur à un diplôme de fin de second cycle, ou encore les jeunes titulaires d'un contrat de professionnalisation en contrat à durée indéterminée (anciens contrats en alternance).
150 MILLIONS D'EUROS EN 2006
L'ensemble des mesures remplaçant le CPE est évalué à 150 millions d'euros pour 2006, qui viendront s'ajouter au budget de l'Etat, et à 300 millions d'euros pour 2007, a indiqué le député rapporteur du projet égalité des chances, Laurent Hénard (UMP). Elles seront financées selon la proposition par une augmentation des droits sur le tabac.
Dans l'exposé des motifs, les parlementaires proposent aussi qu'une priorité soit donnée à la formation. Dans les semaines qui viennent, 50 000 stages de formation seront offerts aux jeunes en difficulté dans les métiers en tension, les secteurs dans lequels des emplois ne sont pas pourvus. _________________ A la guerre comme a la guerre или вторая редакция Забугорнова
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