Zabougornov Äîáðûé Àäìèíèñòðàòîð (èíîãäà)

: 06.03.2005 : 12000 : Îáåð-ãðóïïåí-äîöåíò, ñò. ðóêîâîäèòåëü ãðóïïû ñêîðîñòíûõ ñâèíãåðîâ, îí æå Çàáàøëåâè÷ Îöààò Ïîýëåâè÷
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: , 18 2006, 11:50:14 : Ñàðêîçè â Øòàòàõ, 12 Ñåíòÿáðÿ 2006 |
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http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-812476@51-810870,0.html
Nicolas Sarkozy s'aligne sur George Bush sur le Moyen-Orient
LE MONDE | 13.09.06 | 14h39 • Mis à jour le 13.09.06 | 14h39
L'entretien n'a pas eu lieu dans le bureau Ovale, mais peu importe : Nicolas Sarkozy a rencontré, mardi 12 septembre à Washington, le président George Bush pendant "près de quarante minutes", selon la partie française... mais vingt-cinq minutes selon la partie américaine, citée dans le New York Times.
L'échange a eu lieu dans le bureau du conseiller à la sécurité nationale, Stephen Hadley. Cécilia Sarkozy était présente ainsi que le député (UMP) Pierre Lellouche, ancien conseiller diplomatique de Jacques Chirac. A la satisfaction de l'entourage du ministre, la Maison Blanche a diffusé la photo. Et, comme l'a dit un membre de la délégation, "l'important, c'était de voir le président, pas le bureau".
Selon l'entourage du ministre français, le président Bush avait pris connaissance du discours prononcé, le matin, par M. Sarkozy devant la French American Foundation. Une intervention aimable pour les Etats-Unis, mais moins pour le Quai d'Orsay, qui a paru visé. Après avoir rappelé le contentieux transatlantique de 2003 sur l'Irak, M. Sarkozy a plaidé pour "l'efficacité de la modestie" face à une "France arrogante". "Plus jamais nous ne devons faire de nos désaccords une crise", a-t-il dit.
"Il n'est pas convenable de chercher à mettre ses alliés dans l'embarras, ou de donner l'impression de se réjouir de leurs difficultés" : au-delà des relations franco-américaines, M. Sarkozy a abordé de nombreux sujets, tels que l'Iran, Israël, la Russie ou le Darfour (mais il n'a rien dit sur l'Irak). Son entourage a réfuté le terme de "rupture", sans nier que la tonalité soit différente.
Sur l'Iran, le ministre de l'intérieur a été très ferme. A un moment où même Washington ne met plus en avant d'autre option que des sanctions graduelles, M. Sarkozy a insisté sur le fait que "toutes les options sont ouvertes".
Interrogé sur l'hypothèse de sanctions contre le régime de Téhéran, il a indiqué qu'il ne se faisait "pas beaucoup d'illusions sur leur efficacité", avant d'ajouter : "Il ne faut fermer aucune porte. Je crois avoir été le plus clair possible. Dans les années 1980, au moment de la crise des otages, la fermeté avait payé." Alors que le ministre des affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, avait qualifié, en juillet, l'Iran de "facteur de stabilité" au Moyen-Orient, M. Sarkozy a estimé que Téhéran était plutôt "un gage de fébrilité". "L'Histoire nous a montré les conséquences de la complaisance face à l'agression et au fondamentalisme", a-t-il déclaré.
Sur Israël, il a tenu le langage que tout présidentiable américain pourrait adopter. "Je veux dire combien je me sens proche d'Israël, a dit M. Sarkozy. Israël est la victime. Il doit tout faire pour éviter de passer pour l'agresseur." Il a cependant ajouté qu'en tant qu'ami d'Israël il se devait d'appeler les Israéliens à la retenue. "Nous sommes à vos côtés, mais ayez la réaction appropriée, pas la réaction disproportionnée", a-t-il dit.
Sur le Darfour enfin, grand sujet de préoccupation aux Etats-Unis, et que M. Lellouche avait insisté pour voir figurer dans le discours, Nicolas Sarkozy a plaidé pour que "l'indifférence" et le "manque de courage" de la communauté internationale ne permettent pas que se poursuive "le premier crime contre l'humanité du XXIe siècle".
Corine Lesnes _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà |
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