"Ìû, ëèâàíöû, õîòèì ìèðà. È "Õèçáàëëà" õî÷åò ìèðà. Íî ÿñíî, ÷òî â Ëèâàíå îðóæèå äîëæíî îñòàòüñÿ òîëüêî ó àðìèè", – ïîä÷åðêíóë ëèâàíñêèé ïîëèòèê. _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Face à la puanteur dégagée par les cadavres, Cheikh Ahmed est le seul à ne pas se protéger le nez d'un masque chirurgical. Lunettes légèrement teintées et turban blanc, ce dirigeant du Hezbollah au Liban sud observe, imperturbable, le désordre désormais habituel régnant devant l'hôpital gouvernemental de Tyr.
Face au spectacle de désolation, l'homme affiche sa sérénité. "La résistance se porte bien, déclare-t-il. L'action meurtrière d'Israël a contribué à rapprocher plus encore le peuple du Hezbollah. Non seulement au Liban, mais aussi dans tous les pays arabes et musulmans, chaque jour plus nombreux à manifester leur soutien."
L'évocation d'un parrainage actif de Téhéran et Damas à l'organisation chiite libanaise lui fait hausser le sourcil. "Que signifie cette obsession occidentale d'un soutien du Hezbollah par l'Iran et la Syrie ? Leurs médias se donnent-ils par ailleurs la peine de préciser qu'Israël est soutenu par les Etats-Unis et l'Europe ?"
"Ma réponse sur le rôle de l'Iran et de la Syrie, ajoute Cheikh Ahmed, se résume par le discours de Condoleezza Rice. Celle-ci ne cesse d'appeler de ses voeux un "Grand Moyen-Orient". Et bien, le voilà ! Face au plan américano-sioniste de destruction systématique du Liban, le "Grand Moyen-Orient" réagit en choeur pour défendre ses droits. L'objectif du Hezbollah n'a jamais changé. Depuis sa création, il s'agit de se battre contre l'occupation et l'agression israéliennes au Liban. Nous représentons la résistance de tous les Libanais. La Syrie et l'Iran prennent à coeur le sort de notre pays. C'est normal."
"Si, selon les Américains, ce sont des terroristes, si tous les Arabes et les musulmans sont des terroristes, ajoute-t-il avec ironie, alors nous nous revendiquons fièrement comme une organisation terroriste."
Le bilan de l'offensive israélienne - plus de 1 000 morts selon les chiffres officiels - a répandu la haine des Israéliens, même chez les Libanais les moins enclins à soutenir le Parti de Dieu chiite. De ce point de vue, nul doute que le Hezbollah pourra bénéficier de bataillons de relève, si besoin était.
Aadel, un jeune déplacé du Sud rencontré à Saïda, explique qu'il est "communiste et athée au dernier degré". "J'ai déjà proposé mon aide au Hezbollah, assure-t-il. Ils m'ont remercié et m'ont répondu que ce n'était pas nécessaire pour l'instant. Dès qu'ils le souhaiteront, je me battrai." "Hezbollah est le seul groupe armé à n'avoir jamais retourné ses armes contre les autres communautés libanaises. Il représente aujourd'hui notre plus fort atout militaire contre l'ennemi. Il est logique de les soutenir.", conclut-il.
Sur une route, non loin de Tyr, Hussein, un combattant du Hezbollah, transporte de longs cylindres métalliques à l'arrière de sa fourgonnette. Elles contiendront des charges explosives qui seront enterrées et qu'une simple pression sur télécommande fera ensuite sauter au passage d'un char de Tsahal. Ces précisions fournies, il sera impossible de photographier le petit arsenal. "Nous n'en avons pas après les journalistes, explique Hussein, mais nous nous méfions des images. Le sud du Liban est infiltré d'espions et nous avons eu plusieurs mauvaises expériences par le passé. Notre force consiste à préserver le secret militaire."
"Hezbollah ne prévient pas et ne rend compte à personne, confirme Hajj Rifaat, responsable du Fatah dans le camp palestinien de Rachidiyé, près de Tyr. Seul le Hamas, présent dans certains camps palestiniens au Liban sud, participe activement aux opérations. Si les fedayins palestiniens avaient adopté la même tactique il y a trente ans, peut-être n'aurions-nous pas perdu si vite. Mais ce que nous avons compris aujourd'hui semble échapper aux stratèges israéliens. Voyez le résultat !"
Sur les défaites et victoires militaires, difficile de se fier aux déclarations contradictoires de chacun des deux camps. De sa base de Naqoura, à l'extrême sud du Liban, l'officier de liaison à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), le colonel français Jacques Colleville, est l'un des meilleurs connaisseurs de la situation sur le terrain. "Tout le monde a été surpris par le degré de préparation du Hezbollah, reconnaît-il, ainsi que le degré de méconnaissance d'Israël."
"La Finul estime à 16 000 le nombre de roquettes dont disposait le Hezbollah au début de la guerre. Leur capacité en armes et en munitions est restée intacte aux trois quarts, estime le colonel Colleville. Leurs réseaux souterrains fortifiés sont très efficaces. Des poches de résistance ont refait surface dans des zones qu'Israël croyait contrôler... Après plusieurs semaines de frappes aussi puissantes qu'intensives autour de la place forte de Bint Jbeil, on a vu des combattants du Hezbollah sortir de leur trou, aussi frais qu'aux premiers jours des combats. Il n'y a pas ici de batailles terrestres de type européen."
Selon le colonel Colleville, "il s'agit d'une guérilla urbaine, ce qui n'est pas forcément en faveur de l'attaquant et contre laquelle les bombardements sont peu efficaces. La mobilisation des soldats de réserve israéliens ne change rien à la donne. Sur le terrain, il est très difficile d'imaginer la fin descombats".
Cécile Hennion _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Le Liban considère que le projet franco-américain de résolution à l'ONU pour un règlement du conflit maintient les racines de la guerre qui oppose le Hezbollah à Israël depuis le 12 juillet.
Le premier ministre libanais, Fouad Siniora, et les ministres d'une part, le président du Parlement Nabih Berri, d'autre part, ont exprimé, dimanche 6 août, leur déception. De manière diplomatique pour les premiers, qui souhaitent faire amender le texte, de façon plus abrupte par M. Berri, qui voit dans le projet un cadeau fait à Israël, en compensation, selon lui, de l'incapacité de son armée à vaincre militairement le Hezbollah.
Les objections portent sur deux questions : l'appel à un arrêt des hostilités au lieu d'un cessez-le-feu immédiat, permettant à l'armée israélienne de demeurer au Liban sud, et le renvoi à une phase ultérieure du règlement du problème des fermes de Chebaa - un territoire de 45 km2, occupé par Israël depuis 1967 et dont la propriété et la souveraineté sont contestées.
Arrêter les hostilités, explique la ministre libanaise des affaires sociales, Nayal Moawad, suppose "le maintien de l'armée israélienne dans les positions qu'elle a réussi à occuper au Liban sud. Ce qui équivaut à une réoccupation israélienne de territoires et constitue un détonateur pour des actions du Hezbollah contre l'occupant". Avec, à la clé, "une riposte israélienne".
"Le projet franco-américain ramène le Liban à la situation qui prévalait avant mai 2000 [date du retrait de l'armée israélienne du Liban sud après vingt-deux ans d'occupation], voire avant l'"arrangement d'avril" 1996, qui reconnaissait au Hezbollah le droit de résister à l'occupant", s'est indigné pour sa part M. Berri.
Le Liban demande, a précisé de son côté le premier ministre, un cessez-le-feu assorti d'un retrait de l'armée israélienne derrière la "ligne bleue" constituant la frontière provisoire avec l'Etat juif. Il demande aussi que les fermes de Chebaa, dont l'occupation est le principal argument derrière lequel s'abrite le Hezbollah pour garder ses armes, soient placées sous l'égide de l'ONU en attendant la délimitation des frontières. L'armée se déploierait dans le Sud avec l'assistance de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).
"Forte de 40 000 hommes, l'armée n'a pu se déployer jusqu'à maintenant pour des raisons exclusivement politiques", explique, à New York, Tarek Mitri, le ministre libanais de la culture, chargé de plaider le dossier à l'ONU.
RÉUNION DE LA LIGUE ARABE
"Une armée, forte d'un consensus politique, est capable de combler le vide créé par le retrait israélien, avec une couverture internationale", ajoute-t-il. Il exprime par ailleurs des doutes quant à la possibilité d'une "solution magique" en vertu de laquelle "les Israéliens se retireraient dans un délai de deux semaines des positions qu'ils occupent" au profit d'une force internationale.
Les demandes libanaises sont prévues dans un plan en sept points élaboré par M. Siniora et approuvé "à l'unanimité" - ministres du Hezbollah inclus - par le gouvernement, ainsi que par les chefs religieux de toutes les communautés libanaises. L'Organisation de la conférence islamique (OCI) lui a déjà apporté son soutien et les ministres des affaires étrangères arabes, qui devaient se réunir lundi à Beyrouth, devaient en faire autant. Le roi d'Arabie saoudite, Abdallah Ben Abdel Aziz, s'emploierait par ailleurs, selon des sources bien informées, à réunir un sommet arabe extraordinaire dans le même but.
Dès samedi soir, M. Siniora a informé la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, des objections libanaises, avant de les réaffirmer, dimanche, aux ambassadeurs des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, et, dans la soirée, au secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.
Il s'est entretenu par ailleurs séparément avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, et le chef de la diplomatie syrienne, Walid Al-Moallem, arrivés dimanche à Beyrouth. La visite de M. Al-Moallem est vivement désapprouvée par la majorité politique libanaise.
Mouna Naïm (avec Philippe Bolopion à New York) _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
25 èþëÿ, íà ìåæäóíàðîäíîé êîíôåðåíöèè ïî Ëèâàíó â Ðèìå ÿ ïðåäëîæèë âñåîáúåìëþùèé ïëàí èç ñåìè ïóíêòîâ ïî ïðåêðàùåíèþ âîéíû. Îí áûë õîðîøî ïðèíÿò êîíôåðåíöèåé è ïîëó÷èë åäèíîãëàñíóþ è ïîëíóþ ïîääåðæêó ëèâàíñêîãî ñîâåòà ìèíèñòðîâ, â êîòîðîì ïðåäñòàâëåíà "Õèçáàëëàõ", à òàêæå ñïèêåðà ïàðëàìåíòà è áîëüøèíñòâà ïàðëàìåíòñêèõ áëîêîâ. Ïðåäñòàâèòåëè ðàçëè÷íûõ ñëîåâ ãðàæäàíñêîãî îáùåñòâà Ëèâàíà âûñòóïèëè â åãî ïîääåðæêó, ðàâíî êàê èñëàìñêî-õðèñòèàíñêèé ñàììèò, ïðåäñòàâëÿþùèé âñå ðåëèãèîçíûå êîíôåññèè, îáåñïå÷èâàþùèé øèðîêèé íàöèîíàëüíûé êîíñåíñóñ è ñîõðàíÿþùèé íàøå òîíêîå îáùåñòâåííîå ðàâíîâåñèå.
Ïëàí, ïîëó÷èâøèé òàêæå ïîëíóþ ïîääåðæêó 56 ãîñóäàðñòâ, âõîäÿùèõ â Îðãàíèçàöèþ èñëàìñêîé êîíôåðåíöèè, âêëþ÷àë â ñåáÿ íåìåäëåííîå, áåçóñëîâíîå è ïîëíîå ïðåêðàùåíèå îãíÿ è ïðèçûâàë ê ñëåäóþùåìó.
Îñâîáîæäåíèå ëèâàíñêèõ è èçðàèëüñêèõ çàêëþ÷åííûõ è àðåñòîâàííûõ ÷åðåç Ìåæäóíàðîäíûé êîìèòåò Êðàñíîãî Êðåñòà.
Âûâîä èçðàèëüñêîé àðìèè çà "ñèíþþ ëèíèþ".
Îáÿçàòåëüñòâî ñî ñòîðîíû Ñîâåòà Áåçîïàñíîñòè ÎÎÍ âçÿòü Ôåðìû Øåáàà è õîëìû Êôàð Øóáà ïîä þðèñäèêöèþ ÎÎÍ äî óòâåðæäåíèÿ ãðàíèö è óñòàíîâëåíèÿ íàä íèìè ñóâåðåíèòåòà â ïîëíîì îáúåìå. Çàòåì Èçðàèëü äîëæåí ïåðåäàòü ÎÎÍ âñå êàðòû îñòàâøèõñÿ ïðîòèâîïåõîòíûõ ìèí â Þæíîì Ëèâàíå.
Óêðåïëåíèå âëàñòè ëèâàíñêîãî ïðàâèòåëüñòâà íà ñâîåé òåððèòîðèè ñ ïîìîùüþ çàêîííûõ âîîðóæåííûõ ñèë ñòðàíû, áåç îðóæèÿ è ïîëíîìî÷èé êîãî-ëèáî äðóãîãî, êàê ýòî çàïèñàíî â Òàéôñêîì ñîãëàøåíèè. Ìû óêàçàëè, ÷òî ëèâàíñêèå âîîðóæåííûå ñèëû ãîòîâû ê ðàçâåðòûâàíèþ â Þæíîì Ëèâàíå ñîâìåñòíî ñ âîéñêàìè ÎÎÍ, êàê òîëüêî Èçðàèëü îòîéäåò ê ìåæäóíàðîäíî ïðèçíàííîé ãðàíèöå.
Àðàáñêèé ñàììèò 2002 ãîäà â Áåéðóòå, ïðèçâàâøèé ê ñïðàâåäëèâîìó, âñåñòîðîííåìó è ïðî÷íîìó ìèðó íà îñíîâå ïðèíöèïà "ìèð â îáìåí íà çåìëè", óêàçàë ïóòü âïåðåä. Îäíàêî äîáèòüñÿ ïîëèòè÷åñêîãî óðåãóëèðîâàíèÿ íåâîçìîæíî, ïîêà Èçðàèëü ïðîäîëæàþò îêêóïàöèþ àðàáñêèõ çåìåëü â Ëèâàíå, Ãàçå, íà Çàïàäíîì áåðåãó è ñèðèéñêèõ Ãîëàíñêèõ âûñîòàõ, ïîêà îí âåäåò âîéíó ñ íåâèííûìè ëþäüìè â Ëèâàíå è Ïàëåñòèíå. Êàê ãîâîðèë Äæàâàõàðëàë Íåðó, "åäèíñòâåííîé àëüòåðíàòèâîé ñîñóùåñòâîâàíèþ ÿâëÿåòñÿ âçàèìíîå óíè÷òîæåíèå".
Õâàòèò ðàçðóøåíèÿ, ëèøåíèÿ ñîáñòâåííîñòè, îò÷àÿíèÿ, âûòåñíåíèÿ è ñìåðòè! Íåîáõîäèìî äàòü Ëèâàíó âîçìîæíîñòü âîññòàíîâèòü ñâîé ñòàòóñ â ýòîì íåñïîêîéíîì ðåãèîíå â êà÷åñòâå ìàÿêà ñâîáîäû è äåìîêðàòèè, ãäå ïðàâÿò ñïðàâåäëèâîñòü è çàêîííîñòü, ïðèáåæèùà äëÿ óãíåòåííûõ, ãäå ïîáåäèëè óìåðåííîñòü, òåðïèìîñòü è ïðîñâåùåíèå. _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Ñòðîãîå ñëåäîâàíèå ðåçîëþöèè 1701 ïðîâîçãëàñèë ñåãîäíÿ ñâîèì êóðñîì ïðåìüåð-ìèíèñòð Ôóàä Ñèíüîðà. Âìåñòå ñ òåì, ëèâàíñêèå âîåííûå óòâåðæäàþò, ÷òî íå ñîáèðàþòñÿ âñòóïàòü â êîíôðîíòàöèþ ñ "áðàòüÿìè èç "Õèçáàëëû". _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Ìèíèñòð îáîðîíû Ëèâàíà Ýëèàñ Ìóðð è ðóêîâîäèòåëè ëèâàíñêîé àðìèè íåîäíîêðàòíî çàÿâëÿëè, ÷òî íå íàìåðåíû ïðåäïðèíèìàòü ïîïûòêè íàñèëüñòâåííîãî ðàçîðóæåíèÿ "Õèçáàëëû". _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà