Zabougornov Добрый Администратор (иногда)

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Добавлено: Среда, 2 Август 2006, 16:58:14 Заголовок сообщения: LeMonde: 201 ювелирное изделие исчезло из коллекции Эрмитажa |
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http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-800417@51-799653,0.html
Deux cent vingt et une pièces de joaillerie ont disparu des collections de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg, l'un des plus grands musées du monde. Comment un tel trésor, d'une valeur de 5 millions de dollars, a-t-il pu se volatiliser ainsi, vraisemblablement en plusieurs années ? Pour le conservateur du musée, Mikhaïl Piotrovski, ces chefs-d'oeuvre n'ont pas pu disparaître "sans la participation de collaborateurs du musée". La police de Saint-Pétersbourg a ouvert une enquête, pour "vol à grande échelle".
D'après le conservateur, quatre personnes avaient accès à ce dépôt, où les émaux avaient été placés sous scellés en octobre 2005, après la mort subite d'une conservatrice âgée de 46 ans. Au printemps, alors que son successeur effectue une inspection avec le ministère de la culture, l'équipe découvre la disparition de ces objets du Moyen Age et du XIXe siècle.
"Il ne faut pas parler trop vite d'un vol, met en garde Mikhaïl Anikine, chercheur au sein du département de l'histoire de l'art à l'Ermitage. Il s'agit peut-être, comme cela est déjà arrivé, d'un changement de salle ou de musée." Il explique que la bureaucratie est telle que des documents notifiant le déplacement de certaines oeuvres sont parfois perdus et rappelle aussi que, parmi les gardiens de cette salle, trois sont morts, selon lui, d'épuisement nerveux.
Au-delà d'un certain mystère, cette affaire met sérieusement en cause les conditions de sécurité d'un des musées les plus riches du monde. "Nous devons prendre vis-à-vis de nos collaborateurs des mesures de sécurité aussi sévères qu'à l'égard des visiteurs", a déclaré le conservateur du musée mardi 1er août, déplorant "la perte des valeurs morales" dans la société.
Pour lui, les objets ont bel et bien été volés et sont peut-être déjà à l'étranger. Toutefois, si, dans les années 1990, l'idée était de faire du profit en les revendant en Occident, aujourd'hui les receleurs se tournent vers le marché intérieur, faisant circuler les marchandises entre les collectionneurs et les antiquaires.
Le palais de l'Ermitage, créé en 1764 sous le règne de Catherine II, a déjà fait l'objet de vols. Le tableau Un bassin au harem, de Jean-Léon Gérôme, disparu en 2001 en l'absence de toute protection électronique, n'a jamais été retrouvé. Non plus qu'un vase estimé à 1 200 dollars, dérobé le 6 juillet 2006 dans les salles d'art décoratif russe. En revanche, un vase égyptien du IIIe siècle avant J.-C., d'une valeur de 1 million de dollars, disparu en 1994, a finalement été retrouvé.
Depuis dix ans, les musées de Saint-Pétersbourg ont enregistré près de 60 disparitions de leurs collections. "Tout cela montre la mauvaise protection de notre héritage culturel", a déploré Boris Boïarskov, directeur de l'agence fédérale chargée de veiller à la protection des monuments culturels du pays.
Les régions ne sont pas épargnées. L'Etat estime que, sur les quinze dernières années, le nombre des vols d'objets d'art en Russie atteint 55 000, représentant près de 1 milliard de dollars : 3 400 tableaux, 37 000 icônes, 1 500 livres rares, ainsi que des bijoux, médailles, instruments de musique, disparus des musées, églises et collections privées.
Depuis 1992, tout acheteur d'un objet de valeur doit obtenir une autorisation auprès du ministère de la culture. Un département spécial, qui possède une liste de toutes les pièces qui ont disparu, a pu en retrouver près de la moitié.
Madeleine Vatel _________________ A la guerre comme a la guerre или вторая редакция Забугорнова |
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