Zabougornov Äîáðûé Àäìèíèñòðàòîð (èíîãäà)

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Vladimir Poutine dicte à l'Europe ses conditions dans le domaine de l'énergie
LE MONDE | 26.05.06 | 14h30 • Mis à jour le 26.05.06 | 14h30
MOSCOU CORRESPONDANCE
Quelques mois après la crise gazière entre l'Ukraine et la Russie, la question énergétique a dominé le 17e sommet Russie-Union européenne (UE), jeudi 25 mai à Sotchi. Dans cette ville balnéaire de la mer Noire, la Russie, premier producteur mondial d'hydrocarbures, a édicté le cadre de futurs accords de partenariat avec une Europe pauvre en sources d'énergie : réciprocité, échange, compensation.
"Si nos partenaires attendent de nous des avantages exclusifs et veulent que notre politique d'accès à l'infrastructure, à la production et aux transports soit absolument libérale, nous nous posons une question : qu'est-ce que nous aurons en échange ?", a déclaré le président russe, Vladimir Poutine. L'enjeu des négociations actuelles est la définition d'un cadre pour le fonctionnement des compagnies énergétiques en Europe et en Russie. Les discussions pourraient aboutir lors du sommet du G8 en juillet à Saint-Pétersbourg. Les investisseurs occidentaux souhaiteraient voir simplifier l'accès aux marchés et aux gisements russes. Ils attendent une sécurité sur l'approvisionnement. La Russie, elle, cherche à moderniser ses technologies et à développer ses activités de distribution énergétique à l'Ouest.
La Russie fournit le quart des besoins en gaz de l'Europe et reçoit en échange une importante partie de ses recettes perçues à l'exportation. Cela n'a pas empêché le président russe de rappeler fermement ses exigences. "L'accès à l'infrastructure, à la production et aux transports ? Où est votre production, à quels gisements et à quelles grandes conduites nous permettrez-vous d'accéder ? Si vous n'avez rien de tout cela, nous devons trouver une solution de remplacement qui nous permettra d'entamer un mouvement réciproque, dans l'intérêt mutuel", a ajouté le président russe, plaçant l'Europe devant ses faiblesses.
La "réciprocité" a été un leitmotiv dans le discours de M. Poutine. Lors de cette rencontre, il a expliqué que la Russie ne laisserait l'Europe accéder à son "saint des saints - l'énergie" et participer à l'extraction et au transport de ses hydrocarbures qu'en échange de concessions équivalentes de la part de l'UE. La Russie souhaiterait voir davantage de partenariats établis sur le modèle de celui signé en avril avec l'Allemand BASF, autorisé à exploiter un gisement majeur en échange d'un accès au marché allemand de la distribution pour Gazprom, le numéro un mondial du gaz.
L'objectif principal de ce sommet était de surmonter la crise de confiance provoquée par l'arrêt, en janvier, de l'approvisionnement de l'Ukraine en gaz russe. Crise qui avait exacerbé le sentiment d'insécurité énergétique de l'Europe. A Sotchi, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a toutefois tenu à préciser que "notre coopération est mutuellement avantageuse dans le domaine des hydrocarbures, des bio-combustibles, des sources d'énergie alternatives, de la sécurité des centrales nucléaires".
Le président russe a, lui, présenté son pays comme "un partenaire fiable". "La construction du gazoduc nord-européen, les mesures de renforcement de la sécurité énergétique du continent - tout cela vise à atteindre le but essentiel d'augmenter la qualité de vie des Européens", a-t-il expliqué.
A l'issue de ce sommet, un accord a été signé avec l'Union européenne sur la simplification du régime des visas et la réadmission de migrants illégaux. _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà |
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