Zabougornov Äîáðûé Àäìèíèñòðàòîð (èíîãäà)

: 06.03.2005 : 12000 : Îáåð-ãðóïïåí-äîöåíò, ñò. ðóêîâîäèòåëü ãðóïïû ñêîðîñòíûõ ñâèíãåðîâ, îí æå Çàáàøëåâè÷ Îöààò Ïîýëåâè÷
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: , 15 2006, 10:46:52 : Äîëëàð óïàë äî 1ˆ = 1.2957$, ðåêîðä çà ïîñëåäíèé ãîä |
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http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-771344@51-766986,0.html
L'euro, une nouvelle monnaie refuge ?
Après plusieurs mois de traversée plutôt tranquille, le marché des changes semble à nouveau entrer dans une zone de turbulences dont nul ne peut aujourd'hui prédire quelle en sera la durée et l'intensité. S'achemine-t-on vers ce krach du billet vert qu'annoncent - certains depuis déjà une bonne dizaine d'années - de nombreux économistes ?
Le dollar est tombé, vendredi 11 mai, à son plus bas niveau depuis un an vis-à-vis de la monnaie européenne, à 1,2957 dollar. Il a aussi atteint ses cours les plus faibles depuis douze mois face à la plupart des devises européennes, qu'il s'agisse du franc suisse ou de la livre sterling. Enfin, vis-à-vis du yen, il est passé sous le seuil des 110 yens pour la première fois depuis la mi-septembre 2005.
La chute du billet vert est survenue malgré la nouvelle hausse des taux décidée par la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a pourtant pour effet de le rendre plus rémunérateur. Comme prévu, cette dernière a relevé à 5 % son principal taux directeur.
La devise américaine n'a pas plus profité du flou entretenu par la Fed sur la suite de son action. La majorité des experts pensaient qu'elle allait clairement signifier un coup d'arrêt à son cycle de hausse des taux. Son nouveau président, Ben Bernanke, avait d'ailleurs fait des déclarations dans ce sens (il est vrai qu'il en avait fait d'autres laissant supposer le contraire).
UN DOLLAR VOLATIL ET MALADE
Mais mercredi, la banque centrale américaine a signalé sans ambigüité qu'elle n'excluait pas de nouvelles hausses des taux directeurs. Elle a souligné dans un communiqué qu'"une poursuite du resserrement monétaire pourrait encore être nécessaire" pour contrer le risque d'inflation tout en soulignant que "l'ampleur et le moment" d'un tel tour de vis dépendraient " de l'évolution des perspectives économiques".
L'absence de réaction positive à des événements qui auraient dû en théorie lui profiter semble indiquer que le dollar est sérieusement malade. Sa faiblesse inquiète les autorités japonaises. "Les fluctuations rapides ne sont pas souhaitables. Cela pourrait nuire aux entreprises", s'est plaint, vendredi, le ministre des finances, Sadakazu Tanigaki. "Une volatilité excessive est indésirable pour l'économie. Nous voulons surveiller attentivement les mouvements sur les marchés", a renchéri le numéro deux du gouvernement, Shinzo Abe.
S'il constitue un sujet d'inquiétude au Japon, le recul du billet vert est en Europe un sujet d'indifférence. "Je ne suis pas du tout inquiet au sujet de l'euro. Je crois que l'euro nous aide, pas qu'il nous crée des problèmes", a affirmé, jeudi, le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia. "Son appréciation peut nous aider à acheter l'énergie à un meilleur prix, a ajouté le commissaire. Il faut bien sûr être vigilant au sujet de la hausse du taux de change, mais en ce moment précis, je ne pense pas que cela crée de problèmes graves pour l'économie européenne."
Ce n'est pas du tout l'avis de nombreux experts qui craignent les effets ravageurs que pourrait présenter une flambée de l'euro pour des économies du Vieux Continent convalescentes. Le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a progressé de 0,6 %, soit le double du rythme enregistré au cours des derniers trois derniers mois de 2005.
MOUVEMENT DE DÉFIANCE
Les gouvernements européens - théoriquement responsables de la politique de change - sont silencieux. Faut-il y voir une nouvelle preuve de la crise que traverse l'Union depuis le non au référendum sur le projet constitutionnel ? Le sort de l'euro ne semble en tout cas pas intéresser grand monde.
Le fait que le dollar soit faible vis-à-vis des devises du monde entier et non pas d'une monnaie spécifique démontre qu'il s'agit bien d'un mouvement général de défiance vis-à-vis du dollar.
A quoi l'attribuer ? Aux tensions géopolitiques (enlisement de la guerre en Irak, perpsectives de conflit en Iran), au déficit abyssal des comptes extérieurs (7 points de PIB pour la balance courante) ou aux premiers pas hésitants du nouveau président de la Fed M. Bernanke ? Et si le dollar n'inspire plus confiance, vers quel placement se tourner ?
Valeur refuge historique, l'once d'or a franchi cette semaine la barre des 700 dollars, pour la première fois depuis vingt-six ans. Le franc suisse s'envole aussi. L'euro peut-il tenir ce rôle ? "La situation de la zone euro (dégradation du commerce extérieur, déficits publics, absence d'avoirs à l'étranger) ne semble pas compatible avec ce statut de monnaie refuge pour l'euro", estime Patrick Artus, économiste chez Ixis CIB. Tant mieux, sans doute, l'économie européenne n'étant pas assez vaillante pour se payer le luxe d'une monnaie trop forte. _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà |
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