Mercredi, le président de la République est en visite en Russie. Pour des raisons économiques avant tout.
hollande-discours Paru dans leJDD
François Hollande est mercredi à Moscou. ()
Le président de la République arrivera tard mercredi soir à Moscou. Ce n'est que le lendemain que démarrera, au pas de course, la seule journée de travail prévue avec les autorités russes. Les divergences de fond sur des questions aussi essentielles que la Syrie se feront jour lors d'un entretien en tête à tête avec Vladimir Poutine. Ce même Poutine dont François Hollande avait pu, le 1er juin dernier, cerner le personnage dès "la première impression, qui est souvent la bonne". Pas forcément un compliment. Mais avec la Russie, la réalité reprend vite le dessus. La France souffre, la Russie jouit encore d'une prospérité largement due aux revenus de ses ressources pétrolières et gazières. D'où la démarche du gouvernement français d'aller chercher la croissance, mais surtout l'argent, là où il se trouve.
Jeudi, François Hollande et Vladimir Poutine signeront nombre d'accords économiques initiant des investissements croisés. L'idée est bien d'encourager les entreprises françaises à prendre pied et grandir sur le sol russe, mais surtout de voir les industriels russes participer au redressement de l'économie française, à l'image de ce qui a été conclu avec l'Inde récemment. Sauf que le capitalisme russe est assez éloigné du libéralisme indien. Les services idoines français veilleront donc à ce que chaque euro qui entre en France en provenance de Russie soit parfaitement traçable. "La Russie est mal gérée, son régime est autoritaire et corrompu et n'offre pas des garanties pour le respect des règles de droit et de la propriété privée", prévient Marie Mendras, spécialiste de la Russie au Centre d'études et de recherches internationales (Ceri). Selon elle, la relation politique entre la France et la Russie est "otage" des milieux d'affaires franco-russes. Ce qui conviendrait parfaitement à Vladimir Poutine, qui "compartimente" les dossiers pour ne pas avoir à répondre sur les sujets qui fâchent.
Depardieu vit rue de la Démocratie
L'ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, vante ainsi le succès de Renault ou d'Auchan en Russie et minimise les conséquences de l'offre d'un passeport russe à Gérard Depardieu des mains de Poutine lui-même. Mais cela n'empêchera pas la délégation française de rappeler à ses interlocuteurs moscovites un certain nombre de désaccords. Alors que Depardieu a bénéficié hier d'une adresse légale sise rue de la Démocratie dans le quartier Lénine de Saransk, François Hollande recevra jeudi à la résidence de l'ambassadeur français à Moscou quelques "représentants de la société civile et du monde intellectuel", en clair des opposants au régime de Poutine. Un "état d'esprit associé à la guerre froide" que dénonce le russophile Philippe Migault, expert de la Russie à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Pour lui, la France aurait tort de vouloir isoler Poutine sur la question syrienne et plus largement sur celle des droits de l'homme. Mieux vaudrait "se concentrer sur ce qui fonctionne". Pragmatisme contre idéalisme? La crise économique est passée par là. _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Alors que Depardieu a bénéficié hier d'une adresse légale sise rue de la Démocratie dans le quartier Lénine de Saransk, François Hollande recevra jeudi à la résidence de l'ambassadeur français à Moscou quelques "représentants de la société civile et du monde intellectuel", en clair des opposants au régime de Poutine.
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Le président François Hollande a annoncé lundi sur France inter son intention de se rendre à la réunion internationale sur l'Ukraine à Astana le 15 janvier, tout en exigeant "des progrès" sur ce dossier.
"Je vais à Astana le 15 janvier à une condition, c'est qu'il puisse y avoir de nouveaux progrès. Si c'est pour se réunir, se parler sans qu'il y ait des avancées, ce n'est pas la peine", a-t-il déclaré.
"La question la plus importante, c'est qu'il faut parler clairement (au président russe Vladimir) Poutine. Il faut lui dire ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas. Et lui-même doit savoir s'arrêter, il le paie suffisamment cher", a ajouté le président de la République.
"Mais si la Russie a une crise, ce n'est pas forcément bon pour l'Europe. Je ne suis pas pour la politique du pire, je pense que les sanctions maintenant doivent s'arrêter. Elles doivent être levées s'il y a des progrès, s'il n'y a pas de progrès, elles demeureront", a-t-il encore déclaré.
Le président ukrainien Petro Porochenko a annoncé l'organisation le 15 janvier à Astana (Kazakhstan) d'une réunion sur la situation en Ukraine à laquelle doivent participer notamment Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel. _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
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«Monsieur Poutine ne veut pas annexer l'est de l'Ukraine. J'en suis certain. Il me l'a dit. Ce qu'il veut, c'est rester influent. Ce que veut Monsieur Poutine, c'est que l'Ukraine ne rentre pas dans l'Otan. L'idée, pour Monsieur Poutine, est de ne pas avoir d'armée à ses frontières. Ce que nous voulons, c'est que Monsieur Poutine ne soutienne plus les séparatistes, qu'il y ait des relations économiques avec l'Ukraine. Il y a eu près de 5 000 morts, à 2 ou 3 heures de Paris. L'Europe ne peut pas rester indifférente (…) Il y a des progrès (…) Il faut parler à Poutine, je l'ai fait. Il faut parler clairement, lui dire ce que nous voulons, ce que nous ne voulons pas», _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà