Un retrait rapide des troupes américaines d'Irak de plus en plus compromis
LEMONDE.FR | 31.05.06 | 08h00 • Mis à jour le 31.05.06 | 08h55
Après l'annonce par le Pentagone, mardi 30 mai, de l'envoi de 1 500 soldats supplémentaires en Irak, les espoirs d'un retrait significatif des troupes américaines d'ici à la fin de l'année, se sont envolés.
Deux bataillons blindés stationnés jusqu'à présent au Koweït vont être déployés dans la province sunnite rebelle d'Al-Anbar, dans l'ouest de l'Irak, ont annoncé des responsables de l'armée américaine. Le Pentagone a expliqué ce déplacement comme un mouvement normal de flux et de reflux des soldats déployés sur le terrain depuis maintenant plus de trois ans.
Mais cette annonce tombe mal pour une opinion publique qui, selon les sondages, se montre de plus en plus lasse d'une guerre interminable et sanglante. Trois Américains sur cinq estiment que cette guerre ne valait pas les sacrifices endurés par les soldats, et la cote de popularité du président est au plus bas dans les sondages avec seulement 31 % d'opinions favorables.
LES FORCES IRAKIENNES DÉPASSÉES
Depuis des mois, l'administration du président George W. Bush essaie de convaincre les Américains que la guerre en Irak était justifiée et que le retour des soldats allait bientôt commencer.
L'entrée en fonctions du premier gouvernement irakien élu depuis le renversement de Saddam Hussein avait conforté l'idée d'un retour prochain progressif des soldats américains. Le Pentagone continue d'affirmer que de plus en plus de bataillons de soldats irakiens sont créés, tout en reconnaissant que les forces irakiennes seules sont incapables d'endiguer la violence qui secoue le pays. Selon le Pentagone, les troupes irakiennes comptent désormais 263 400 soldats répartis dans 71 bataillons. Le Pentagone a refusé de préciser si un seul de ces bataillons était en mesure de se battre sans l'aide des forces de la coalition.
Alors que sur le terrain, le nombre de soldats américains est estimé entre 130 000 et 135 000, le Pentagone assurait encore récemment que ce niveau pourrait être ramené à 110 000 d'ici à la fin de l'année. "Je pense qu'il est probable que nous verrons une baisse significative du nombre de soldats américains [en Irak] d'ici à l'an prochain", affirmait ainsi il y a deux mois la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.
DURE RÉALITÉ
Cet optimisme a été battu en brèche par la réalité sur le terrain. Pour la seule journée de mardi, 53 personnes ont été tuées dans des attentats. Lundi, plus de 60 personnes, dont deux journalistes britanniques de la télévision américaine CBS, avaient été tuées. Depuis le début de l'invasion, près de 2 500 soldats américains sont morts en Irak.
La semaine dernière, le président Bush et son plus fidèle allié, le premier ministre britannique, Tony Blair, avaient déjà douché les espoirs concernant un prochain retour des soldats. "Ne vous y trompez pas, je veux que les troupes partent", avait dit M. Bush. Mais elles "resteront sur le terrain le temps qu'il faut pour remporter la victoire", avait-il concédé. Le retrait des troupes "dépend de tellement de variables que personne n'a de réponse", a indiqué pour sa part le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, la semaine dernière à CNN. _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
L'état d'urgence est décrété à Bagdad à la suite d'affrontements
LEMONDE.FR | 23.06.06 | 19h12 • Mis à jour le 24.06.06 | 09h31
Pour la première fois depuis des mois, des accrochages ont opposé, vendredi 23 juin, des miliciens chiites de l'Armée du Mahdi et des insurgés sunnites, en plein cœur de Bagdad, non loin de la"zone verte" sécurisée, pendant plusieurs heures. Le même jour, au moins 22 civils ont trouvé la mort dans deux attentats.
En réponse, l'état d'urgence a été décrété dans la capitale. Il prévoit un couvre-feu de 14 heures à 6 heures, heure locale, samedi. L'interdiction de circuler a été dans un deuxième temps levée entre 17 heures et 21 heures. En outre, a précisé le général Abdoul-Aziz Mohammed Jassim, le ministère de la défense a interdit de porter des armes dans Bagdad, et donné des pouvoirs élargis aux forces de sécurité irakiennes pour arrêter des suspects ou tirer, "si elles se sentent en danger".
C'est la première fois qu'un couvre-feu de jour est annoncé depuis le lancement le 14 juin d'un plan de sécurité pour la capitale qui mobilise plus de 50 000 hommes, mais n'a pas arrêté totalement la violence.
COMBATS DE RUE À BAGDAD
Vendredi matin, à Bagdad, un convoi de miliciens fidèles au chef radical chiite Moqtada Al-Sadr faisait route pour la mosquée Bouratha, où vendredi dernier un attentat-suicide a fait onze morts. Arrivés rue Haïfa, un fief sunnite, les chiites ont été attaqués à la roquette antichars. Quatre miliciens chiites ont été tués et huit de leurs voitures ont été brûlées.
Les policiers et les forces de sécurité irakiennes sont arrivés sur les lieux, sous escorte américaine, et ont été attaqués à leur tour. Trois policiers et quatre soldats irakiens ont été blessés, selon le lieutenant de police Maitham Abdoul Razzak. Les tirs se sont poursuivis, malgré l'appui d'hélicoptères américains. L'armée irakienne a bouclé le secteur et procédé à des fouilles maison par maison, avec l'appui des Américains.
ATTENTAT-SUICIDE À BASSORA
Vendredi, les troupes irakiennes et américaines ont également engagé des combats dans le quartier de Dora, dans le sud de Bagdad. Outre ces affrontements, la capitale a connu d'autres attaques, qui ont tué au moins un policier et un civil.
Vendredi, au nord de Bagdad, au moins 10 fidèles – 12 selon l'agence Associated Press – ont péri et 20 ont été blessés, à la sortie de la prière dans une mosquée sunnite. A Bassora, à 550 km au sud de Bagdad, au moins 5 personnes – 10 personnes, selon l'AFP – ont été tuées et 18 blessées lors d'un attentat-suicide à la voiture piégée. Fin mai, l'état d'urgence avait été décrété dans cette ville.
L'armée américaine a annoncé vendredi la mort de trois de ses soldats, dont l'un hors combat, et affirmé avoir tué 4 combattants "étrangers" à l'ouest de Bagdad. _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Juillet, mois le plus meurtrier de la guerre en Irak
LEMONDE.FR | 16.08.06 | 14h27 • Mis à jour le 16.08.06 | 14h43
Cent dix civils meurent chaque jour en Irak, victimes des violences confessionnelles qui secouent le pays, d'attentats à la bombe sur les marchés, d'attaques en règle de miliciens vêtus d'uniformes officiels, ou, plus souvent, exécutés par balle.
Soit, pour le mois de juillet, un total de 3 438 morts violentes. C'est ce qu'avance, dans son édition du 16 août, le New York Times, se basant sur des chiffres du ministère de la santé irakien et des différentes morgues du pays. Juillet 2006 est ainsi le mois le plus meurtrier depuis le début de la guerre en Irak, en 2003, avec une augmentation des morts violentes de 9 % par rapport à juin, et deux fois plus de décès qu'en janvier. A Bagdad, le ministère de la santé a ainsi annoncé que la morgue de la capitale avait reçu "les corps de 1 850 personnes au mois de juillet, pour la plupart tuées par balles", contre 1 350 en juin.
"Le gouvernement et l'état-major américains refusent de transmettre la moindre statistique d'ensemble sur les victimes civiles du conflit en Irak, et n'indiquent même pas si elles tiennent un compte de ces victimes", affirme le New York Times. L'ONU et des analystes militaires estiment que les chiffres avancés sont sous-estimés.
"NOUS SOMMES DEVENUS DES CIBLES"
Le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, a pourtant lancé à la mi-juin, à grand renfort de publicité, un plan de sécurité pour Bagdad, pour lequel plus de 50 000 membres des forces de sécurité irakiennes et soldats américains ont été déployés. L'échec de ce plan a conduit au lancement d'une "deuxième phase", pour laquelle 5 000 soldats américains supplémentaires ont été acheminés dans la capitale, considérée comme la priorité.
"En tant qu'Irakiens, et plus particulièrement chiites, nous sommes devenus des cibles des takfiri (extrémistes sunnites) et des partisans de Saddam Hussein", selon Aziz Zein Al-Ali, un porte-parole du Conseil supérieur de la révolution islamique en Irak (CSRII), l'un des plus importants partis chiites. M. Al-Maliki voit quant à lui dans ces attaques qui ensanglantent quotidiennement l'Irak une tentative d' "aboutir à une partition du pays et enrayer le processus politique et de réconciliation nationale".
De son côté, le porte-parole du chef radical chiite Moqtada Al-Sadr, Saheb Al-Ameri, a appelé les autorités irakiennes "à prendre des mesures de sécurité draconiennes". "Il faut réactiver le rôle des comités populaires pour protéger les citoyens", a-t-il déclaré, faisant référence aux milices de quartier du temps de Saddam Hussein.
RESPONSABLES IRAKIENS LIÉS AUX MILICIENS
L'ambassadeur des Etats-Unis en Irak, Zalmay Khalilzad, a accusé de hauts responsables du régime d'être liés avec les milices chiites ou sunnites. "Une grande part de responsabilité revient aux hommes politiques irakiens, dont la plupart ont des liens avec les miliciens", a-t-il indiqué récemment.
Dimanche, à Bagdad, plus de cinquante personnes ont été tuées et 200 blessées lors d'une série d'attentats dans un quartier mixte chiite-sunnite, bilan le plus lourd depuis l'attentat commis à Bagdad le 1er juillet, quand un camion piégé avait fait 66 morts à Sadr City, le quartier radical chiite.
Lemonde.fr avec AFP et Reuters _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Confusion totale en Irak pour le gouvernement Maliki
LE MONDE | 20.11.06 | 14h24
Une nouvelle tempête politique, menaçant d'emporter le "gouvernement d'unité nationale" piloté depuis le mois de mai par Nouri Al-Maliki, a éclaté ces derniers jours à Bagdad. C'est un mandat d'arrêt lancé contre le principal cheikh religieux sunnite du pays, Hareth Al-Dhari, président du puissant Conseil des oulémas, qui a mis le feu aux poudres. Cette mesure avait été réclamée, jeudi 16 novembre, par le ministre chiite de l'intérieur, aussitôt entérinée par un magistrat chiite sans l'avis du ministre de la justice, laïc, puis annulée le lendemain par le premier ministre, chiite.
La situation était déjà très échauffée par l'enlèvement collectif de plusieurs dizaines de personnes, mardi, par 80 miliciens chiites en uniformes de police, en plein Bagdad, au ministère de l'enseignement supérieur.
Le titulaire sunnite de ce portefeuille a été suspendu de ses fonctions "tant que toutes les personnes enlevées" - essentiellement sunnites, puisqu'une cinquantaine d'otages chiites ont, depuis, été libérés par leurs ravisseurs - ne seraient pas relâchées.
Tandis que le pays continue d'être saigné à blanc (plus de 150 morts samedi et dimanche, dont 46 cadavres torturés retrouvés dans Bagdad), la confusion gouvernementale est totale, le désarroi général. Samedi, alors qu'on était sans nouvelles de quatre agents de sécurité privée américains et d'un Autrichien, enlevés la veille avec une vingtaine de camions qu'ils escortaient dans le sud prétendument "pacifié" du pays, l'ambassadeur d'Irak au Nations unies à Genève, le chiite Ali Adhad, était assassiné avec son épouse dans un quartier sunnite de Bagdad.
Dimanche, c'est Ammar Al-Saffar, un autre chiite, vice-ministre de la santé et membre du parti de M. Maliki, qui a été enlevé à son domicile par des inconnus armés. Entre les attentats-suicides - 24 civils chiites déchiquetés à Hilla, dimanche - et les raids américano-irakiens contre l'insurrection sunnite - 30 morts à Ramadi samedi, au moins autant le lendemain à Baqouba -, il serait fastidieux d'égrener tous les épisodes des guerres qui ensanglantent le pays.
Six mois après avoir été nommé chef du gouvernement par consensus, jugé "homme de la situation" par le président américain George Bush, Nouri Al-Maliki apparaît plus faible, plus contesté et plus impuissant que jamais.
"UN CABINET PARALYSÉ"
Les Américains, qui comptaient sur ce politique chiite islamiste "modéré" pour stabiliser la situation, freiner la guerre civile en s'attaquant aux milices de sa communauté, développer un processus de réconciliation avec la minorité sunnite et ainsi désamorcer ne serait-ce qu'une partie de l'insurrection, ne se font plus guère d'illusions.
Sunnites et chiites, Arabes, Kurdes ou Assyriens, les politiciens interrogés à Bagdad sont à peu près tous d'accord, sinon sur les causes de l'impuissance, au moins sur le diagnostic. "Ce cabinet est complètement paralysé", nous dit le docteur Alaa Maki, numéro trois du Parti islamique, qui fournit l'essentiel des 44 parlementaires du Front de la concorde (sunnite). "L'armée et surtout la police sont totalement infiltrées par les milices chiites et M. Maliki multiplie les promesses de purge sans jamais les mettre en oeuvre."
"Faux !", s'insurge Falah Shanshal, chef du groupe parlementaire des 26 élus chiites du Mouvement sadriste, dirigé par le jeune prêcheur antiaméricain Moqtada Al-Sadr. "La vérité est que ce gouvernement, sous la pression des Américains, est en train de rappeler tous les baasistes et les saddamistes éliminés après l'invasion étrangère d'avril 2003. Nous ne pouvons l'accepter."
Désormais scindée en au moins trois factions, dont deux n'obéissent plus au "sayyed Moqtada", l'Armée du Mahdi, milice du mouvement (7 000 hommes), souvent accusée par la vox populi, et par les Américains, des pires crimes de nettoyage ethnique en cours à Bagdad, n'est, selon lui, "constituée que de patriotes qui protègent les chiites des exactions des takfiris", les extrémistes sunnites.
Vieil élu kurde modéré, proche de Jalal Talabani, le président (Kurde) de la République, Mahmoud Othman juge "la situation très sérieuse" et estime que "le remaniement complet du gouvernement (demandé par le premier ministre) ne changera rien".
Numéro deux du parti islamiste Al-Daawa, M. Al-Maliki ne contrôle que 25 mandats sur 275 au Parlement. Pour le reste, il est dépendant du bon vouloir des élus, majoritaires, chiites du Conseil suprême de la révolution islamique (CSRII) et de leurs rivaux sadristes, ce qui explique, d'après M. Othman, "pourquoi, sauf à perdre son poste, il ne peut pas agir contre les milices armées de ces deux formations". Créée en Iran en 1982, la "brigade Badr" du CSRII comprend au moins 10 000 miliciens armés qui s'affrontent sporadiquement avec ceux de l'Armée du Mahdi.
Yonadam Kanna, unique élu assyrien chrétien de l'Assemblée et membre du Comité de réconciliation nationale, a rencontré ces dernières semaines hors d'Irak "au moins 150 anciens baasistes et cheikhs tribaux et religieux" proches de la rébellion sunnite. Dans un tel contexte, la grande conférence de réconciliation maintes fois repoussée "a bien peu de chances de se tenir à court terme". _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Â÷åðà ê íîãàì Äæîðäæà Áóøà áûëà áðîøåíà ãðàíàòà â âèäå äîëãîæäàííîãî îò÷åòà ïî Èðàêó, â êîòîðîì åìó ðåêîìåíäóåòñÿ îáðàòèòüñÿ ê ïîìîùè Èðàíà è Ñèðèè, çíà÷èòåëüíî óñèëèòü èðàêñêèå âîîðóæåííûå ñèëû è âûâåñòè àìåðèêàíñêèå âîéñêà â òå÷åíèå 14 ìåñÿöåâ.
 îò÷åòå ãîâîðèòñÿ, ÷òî ïîèñêè ïóòåé ðåøåíèÿ ïðîáëåìû äîëæíû áûòü ÷àñòüþ áîëåå øèðîêîé áëèæíåâîñòî÷íîé èíèöèàòèâû, ïðåäïîëàãàþùåé ñîçäàíèå äâóõ ãîñóäàðñòâ äëÿ äâóõ íàðîäîâ äëÿ ðàçðåøåíèÿ êîíôëèêòà ìåæäó Èçðàèëåì è Ïàëåñòèíñêîé àâòîíîìèåé è óñòàíîâëåíèå ìèðà â Ëèâàíå.
 100-ñòðàíè÷íîì ñóðîâîì è áåñêîìïðîìèññíîì îò÷åòå ñîäåðæàòñÿ 79 îòäåëüíûõ ðåêîìåíäàöèé. Êîìèññèÿ ïî èññëåäîâàíèþ ñèòóàöèè â Èðàêå ïðåäîñòåðåãàåò, ÷òî "ïîëîæåíèå â Èðàêå ïëîõîå, è îíî óõóäøàåòñÿ", è ÷òî åñëè òàêîé ñïàä ïðîäîëæèòñÿ, ìîæåò âñïûõíóòü ðåãèîíàëüíûé êîíôëèêò. Òàì ñêàçàíî òàêæå: "Íåò òàêîãî ïóòè, êîòîðûé áû ãàðàíòèðîâàë óñïåõ, íî ïåðñïåêòèâû ìîãóò áûòü óëó÷øåíû".
Ìíîãèå èç ðåêîìåíäàöèé, ñîäåðæàùèõñÿ â îò÷åòå, ïðîñî÷èëèñü â ïðåññó çàáëàãîâðåìåííî, è â íåêîòîðûõ ñëó÷àÿõ, â ÷àñòíîñòè, â òîì, ÷òî êàñàåòñÿ ðàçìåùåíèÿ àìåðèêàíñêèõ âîîðóæåííûõ ñèë âíóòðè ïîäðàçäåëåíèé èðàêñêîé àðìèè, óæå ïðåòâîðÿþòñÿ â æèçíü.
- Ñîåäèíåííûå Øòàòû äîëæíû ïðîäåìîíñòðèðîâàòü íîâîå è îñîçíàííîå ñòðåìëåíèå ê íàäåæíîìó àðàáî-èçðàèëüñêîìó ìèðó íà âñåõ ôðîíòàõ. _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
"Îòðåçâëÿþùèé ìîìåíò" â Èðàêå âíîâü ïðèêîâàë âíèìàíèå ê ïîòåðÿì â õîäå êîíôëèêòà, óêàçûâàåò The Guardian.  ïîñëåäíåå âðåìÿ àìåðèêàíöû òåðÿþò èíòåðåñ ê âîéíå. È ïîëèòèêîâ, è îáûâàòåëåé âñå áîëüøå çàáîòÿò ýêîíîìè÷åñêèå òðóäíîñòè è ïðåäâûáîðíàÿ êàìïàíèÿ – âûáîðû ïðåçèäåíòà ñîñòîÿòñÿ â íîÿáðå.
White House spokesman Robert Gibbs said General Ray Odierno, who oversees the multi-national forces in Iraq and is in regular contact with President Obama, told the president "that we're going to keep our deadline of June 30th."
By Anne McGinn
FOXNews.com
Wednesday, June 24, 2009
Despite recent violence in Iraq, the White House said Wednesday it has no second thoughts about pulling U.S. troops out from urban areas.
White House spokesman Robert Gibbs said General Ray Odierno, who oversees the multi-national forces in Iraq and is in regular contact with President Obama, told the president "that we're going to keep our deadline of June 30th."
"I know the president has had meetings and continues to have meetings about ensuring that we're making sufficient political progress on the ground," Gibbs added.
With less than a week before the deadline for U.S. troops to start pulling back from some Iraqi cities - the first step towards full withdrawal by the end of 2011 - there has been in increase in bombings and shootings in Baghdad, particularly in the predominantly Shiite neighborhoods like Sadr City. Both U.S. and local officials have warned of such an increase.
A bomb hidden in a Sadr City market exploded Wednesday killing dozens, only days after the U.S. military closed its main base in that section of Baghdad.
But Gibbs argued that even with the violence in recent days, the situation in Iraq has improved overall and consequently, the U.S. plans are unchanged.
"General Odierno has mentioned that we have seen violence greatly decrease even in the past many months from what it was, and he feels confident in moving forward," he said. _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
 îêòÿáðå 2018-ãî Àäèëü Àáäóë-Ìàõäè áûë íàçíà÷åí ïðåçèäåíòîì Áàðõàìîì Ñàëèõîì íà ïîñò ïðåìüåð-ìèíèñòðà. ×åðåç ãîä, íà ôîíå ìàññîâûõ ïðîòåñòîâ â Èðàêå, Àáäóë-Ìàõäè ïîäàë â îòñòàâêó è ñ äåêàáðÿ ñ÷èòàåòñÿ èñïîëíÿþùèì îáÿçàííîñòè ãëàâû ïðàâèòåëüñòâà äî òîãî ìîìåíòà, ïîêà íå áóäåò óòâåðæäåí â äîëæíîñòè íîâûé ïðåìüåð.
Àäèëü Àáäóë-Ìàõäè ïîñëåäîâàòåëüíî âûñòóïàë çà "ïåðåôîðìàòèðîâàíèå" îòíîøåíèé Èðàêà ñ ÑØÀ è äðóãèìè ñòðàíàìè Çàïàäà. Îí îòðèöàë ïðè÷àñòíîñòü ïðîèðàíñêèõ ìèëèöèé ê ðàçãîíó ìèðíûõ äåìîíñòðàöèé â Èðàêå. _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Iraq’s Parliament called for the expulsion of US troops from the country Sunday in reaction to the American drone attack that killed a top Iranian general.
Lawmakers approved a resolution asking the Iraqi government to end the agreement under which Washington sent forces to Iraq more than four years ago to help in the fight against ISIS.
A pullout of the estimated 5,200 US troops could cripple the fight against ISIS and allow its resurgence.
The majority of about 180 legislators present in Parliament voted in favor of the resolution. It was backed by most Shia members of parliament, who hold a majority of seats. Many Sunni and Kurdish legislators did not show up for the session, apparently because they oppose abolishing the deal.
The vote came two days after a US airstrike killed Iranian Gen. Qassem Soleimani at the Baghdad airport, dramatically increasing regional tensions and raising fears of war. Iran has vowed revenge.
Meanwhile amid Iran’s threats of vengeance, the US-led military coalition in Iraq announced Sunday it is putting the fight against ISIS militants on hold to focus on protecting its troops and bases. The coalition said it is suspending the training of Iraqi forces and other operations in support of the fight against ISIS. _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Iraqi President Barham Salih offered his condolences to Iranian President Hassan Rouhani over the killing of Quds Force leader Qassem Soleimani on Sunday and urged self restraint, his office said in a statement.
“The president stressed the importance of self restraint and wisdom in this critical time in order to contain the current crisis, protect the security and stability of the region, the sovereignty of its nations, and banish the specter of war and violence,” his office said in a read out of a phone call.
Earlier on Sunday, Iraq’s Parliament called for the expulsion of US troops from the country in reaction to the American drone attack that killed Soleimani.
Lawmakers approved a resolution asking the Iraqi government to end the agreement under which Washington sent forces to Iraq more than four years ago to help in the fight against ISIS. _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà