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Ðå÷ü Nicolas Sarkozy â Êíåññåòå, 23 Èþíÿ 2008

 
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Zabougornov
Äîáðûé Àäìèíèñòðàòîð (èíîãäà)


: 06.03.2005
: 12000
: Îáåð-ãðóïïåí-äîöåíò, ñò. ðóêîâîäèòåëü ãðóïïû ñêîðîñòíûõ ñâèíãåðîâ, îí æå Çàáàøëåâè÷ Îöààò Ïîýëåâè÷

: , 23 2008, 19:38:58     : Ðå÷ü Nicolas Sarkozy â Êíåññåòå, 23 Èþíÿ 2008

Ref
Le discours de Nicolas Sarkozy à la Knesset
LE MONDE | 23.06.08 | 12h43 • Mis à jour le 23.06.08 | 16h24


Monsieur le Président de l'Etat d'Israël, Madame la Présidente de la Knesset, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Chef de l'Opposition, Madame la Présidente de la Cour Suprême, Mesdames et Messieurs les membres de la Knesset,

Il y a entre Israël et la France une amitié profonde qui a résisté depuis 60 ans à toutes les turbulences de l'Histoire.

Cette amitié, elle n'est pas due seulement à la vitalité de la communauté juive de France et à vitalité de la communauté francophone d'Israël qui forment comme un pont entre nos deux pays.

Elle est due aussi à quelque chose de plus profond, à la manière dont le judaïsme a influencé, nourri, enrichi la culture française, à l'inspiration que les Pères fondateurs d'Israël ont puisée dans les valeurs de l'universalisme français.

Elle est due aux liens étroits économiques, scientifiques, techniques, intellectuels, mais aussi tout simplement humains que nos deux peuples ont naturellement tissés ensemble.

Cette amitié, je suis venu la renouveler solennellement au nom du peuple français et je me réjouis de voir avec quelle chaleur, avec quel élan fraternel le peuple israélien y répond.

C'est popur moi une très grande émotion de prendre la parole aujourd'hui, ici, à Jérusalem, ville trois fois sainte, sainte pour les juifs, sainte pour les chrétiens, sainte pour les musulmans. J

Je mesure le très grand honneur que vous faites au Président de la République française de pouvoir s'adresser à votre Assemblée qui est le symbole d'une des plus authentiques démocraties du monde.

A travers vous, je m'adresse à tous les Israéliens dont les ancêtres pendant des siècles ont espéré qu'un jour il y aurait à nouveau une nation juive qui serait comme toutes les autres nations, libre enfin de choisir son destin, de décider par elle-même.

Je m'adresse au peuple d'Israël qui a choisi la démocratie et la liberté, et qui ne les doit à personne d'autre qu'à lui-même, à son courage, à son énergie, à son intelligence.

Je m'adresse aussi, au-delà, à tout le peuple juif, peuple si longtemps sans terre, sans institutions politiques, mais partageant la même attitude morale, la même conception de la vie, la même tradition, la même foi, la même espérance. Et que ni la violence, ni la haine n'ont pu faire renoncer aux valeurs universelles que les prophètes d'Israël ont enseignées à tous les hommes.

Aucun exil, aucune épreuve n'avait pu arracher de son cœur le souvenir de la Terre promise. Et après 19 siècles, chacun au sein de ce peuple dispersé sur toute la terre se disait encore : "je suis Juif, parce que, né d'Israël, et l'ayant perdu, je l'ai senti revivre en moi, plus vivant que moi-même".

Au nom du peuple français, je veux dire mon amitié et mon respect à ce grand peuple d'Israël qui a accompli la promesse que tous les Juifs depuis la dispersion se transmettaient de génération en génération de revenir en "ce lieu où naquit le peuple juif, où se forma son caractère spirituel, religieux et national".

Il y a 60 ans des femmes et des hommes dont le caractère s'était forgé au travers des pires épreuves de la vie, proclamèrent "la fondation de l'Etat juif dans le pays d'Israël". Herzl avait dit : "si vous le voulez ce ne sera pas une légende". Ils le voulurent et la résurrection d'Israël cessa d'être une légende pour devenir une réalité.

Je veux dire mon admiration pour ces femmes et pour ces hommes d'exception qui voulaient un Etat où seraient assurées "une complète égalité des droits sociaux et politiques pour tous les citoyens, sans distinction de croyance, de race, ou de sexe", "la pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture", "la sauvegarde et l'inviolabilité des Lieux Saints et des sanctuaires de toutes les religions".

Je veux dire mon respect pour l'idéal qui les animait. Le rêve qu'ils poursuivaient était grand, nourri par des siècles d'attente et par l'horreur qu'on lisait encore dans le regard halluciné des rescapés des camps d'extermination.

Croyants ou non croyants, chacun d'entre eux ce jour là ne put sans doute s'empêcher de se remémorer la parole biblique que tous les Juifs au monde n'avaient jamais cessé d'apprendre à leurs enfants : "Et l'Eternel dit à Moïse : Monte sur cette montagne et regarde le pays que je donne aux enfants d'Israël".

Mais l'Etat d'Israël ce n'est pas seulement l'accomplissement d'une promesse qui a toujours été au cœur de l'identité juive. Ce n'est pas seulement un retour aux sources, l'expression d'une nostalgie, la tentation de ressusciter un passé révolu. C'est un Etat moderne, tourné vers l'avenir. C'est un Etat à la fois national et tourné vers l'universel.

Car c'est un Etat qui n'appartient pas seulement à ses citoyens, mais aussi à tous ceux qui dans le monde se reconnaissent comme les héritiers du judaïsme.

Au milieu du malheur, ils n'ont jamais cessé d'espérer en un monde meilleur. Pour eux, il fut d'abord la preuve que cette espérance n'était pas vaine.

"Je ne revendique jamais mon origine juive que dans un cas, disait le grand historien français Marc Bloch : en face d'un antisémite".

A ceux qui doutaient de son patriotisme, ce grand savant qui mourra assassiné par la Gestapo après avoir été torturé répondait simplement, comme auraient pu le faire tant d'autres : "Mon arrière-grand-père fut soldat en 1793 ; mon père en 1870 servit dans Strasbourg assiégé, j'ai été élevé dans le culte de ces traditions patriotiques dont les israélites de l'exode alsacien furent toujours les plus fervents mainteneurs ; et la France dont certains conspireraient volontiers à m'expulser aujourd'hui et peut-être - qui sait ? - y réussiront, demeurera quoiqu'il arrive, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur."

Ils sont encore des millions de Juifs aujourd'hui dans le monde qui éprouvent comme Marc Bloch, un attachement charnel à la patrie dont ils ont appris la langue, la culture, respiré l'air depuis leur enfance. Mais leur cœur ne peut pas rester insensible au destin d'Israël.

Parce que le destin de chaque Juif est lié au destin de tous les Juifs.

Parce que le fait qu'il y ait un Etat juif dans le monde dont la réussite soit aussi éclatante est pour chacun d'eux une source de dignité et de fierté.

Parce que chacun éprouve au fond de lui le sentiment que l'Etat d'Israël est le moyen par lequel le peuple juif peut de nouveau devenir acteur de sa propre histoire au lieu de la subir.

Parce qu'en Israël le judaïsme ne se définit pas par rapport à l'antisémitisme.

Parce que pour chacun c'est le foyer où il sait qu'il pourrait se réfugier si par malheur un jour il n'avait plus nulle part où aller.

Parce que pour tous il est le seul endroit au monde où il est sûr que l'on n'obligera jamais les Juifs à porter une étoile jaune, où l'on n'interdira pas aux Juifs de prendre l'autobus, de fréquenter les cinémas et les théâtres, d'occuper certains emplois, qu'on ne les obligera pas à habiter des quartiers pour les Juifs, à n'aller que dans des restaurants, des magasins, des écoles pour les Juifs.

L'Etat d'Israël est une réponse à l'interrogation angoissée que la petite Anne Franck a noté dans son journal : "j'ai espéré que ce pays deviendrait ma patrie, à moi l'apatride ; je l'espère encore".

C'est une réponse à la prière de Rutka, la petite juive polonaise : "je voudrais attacher des ailes à mes épaules pour m'élever très haut (…) m'envoler vers un endroit où il n'y aurait pas de ghetto".

L'Etat d'Israël appartient aussi à tous les hommes.

Parce que les valeurs qui le fondent sont universelles. Ces valeurs sont des valeurs de justice et de droit.

L'Etat d'Israël est une réponse à l'injustice que le peuple juif a subie si longtemps. Et cette injustice est un défi lancé à la conscience universelle.

Il n'y a aucun autre Etat dans le monde qui se soit construit sur autant de douleurs et sur autant d'espérance.

Il n'y a aucun autre Etat dans le monde dont l'existence même fut dès le départ à ce point liée à l'affirmation d'un idéal de justice et d'une volonté de vivre en paix.

Il n'y a aucun autre Etat dans le monde qui lors de sa naissance suscita autant d'espoir de la part de tous ceux qui n'avaient jamais cessé d'opposer les forces de l'esprit à la barbarie.

On ne peut pas penser à Israël sans penser à l'histoire du peuple juif. On ne peut pas penser à Israël sans se souvenir des pogroms, des wagons plombés, des chambres à gaz.

On ne peut pas penser à Israël sans penser au Capitaine Dreyfus devant ses juges, aux femmes qui mourraient du typhus dans les camps de la mort, à tous les enfants martyrs de Yad Vashem.

Mais l'histoire du peuple juif n'est pas seulement celle de ses malheurs. Il ne s'est pas contenté de subir. Il a constamment opposé à tous ceux qui voulaient l'anéantir, la force de son caractère, la puissance de sa pensée, la profondeur de sa culture, la vitalité de sa foi.

Il n'a pas laissé au monde que le souvenir de sa souffrance, il lui a donné aussi un trésor d'humanité et de savoir.

Où en serait la sagesse du monde sans les prophètes d'Israël ?

Où en seraient la philosophie, la physique, la littérature, l'économie, sans les penseurs, les savants, les artistes, les entrepreneurs juifs du monde entier qui ont œuvré à toutes les époques au sein de toutes les nations, de toutes les cultures, de toutes les civilisations ?

Où en serait le monde sans Spinoza, sans Freud, sans Einstein ?

Israël est un pays où chacun vient greffer sur le tronc commun sa propre langue, sa propre culture, sa propre sensibilité, sa propre histoire, où chacun vient donner le meilleur de lui-même pour le bien de tous.

En 60 ans ce que vous avez accompli est prodigieux. C'est dans la diversité, la vitalité, l'ouverture de la pensée, la force de création propre au judaïsme, que se trouve le secret de votre réussite d'Israël.

Le judaïsme c'est l'esprit prophétique qui ouvre l'avenir, qui appelle le progrès, qui réclame la justice.

Au milieu des difficultés de tous ordres, les fondateurs de l'Etat d'Israël se sont battus avec toute la force de leur cœur et de leurs bras pour qu'il survive. Le peuple français s'est rangé dès votre naissance à vos côtés, comme il sera toujours aux côtés de l'Etat d'Israël quand son existence sera menacée.

On en peut pas accepter que quiconque dise "il faut rayer de la carte Israël".

Aujourd'hui, et de plus en plus, cette menace a pris la forme du terrorisme. Aucun peuple ne peut vivre sous la menace du terrorisme. Le terrorisme ne s'explique pas. Le terrorisme ne se justifie pas. Le terrorisme se combat !

La France est pleinement engagée dans la lutte contre le terrorisme aux côtés de ses alliés et de ses amis. Elle sait que ce qui est en jeu, ce sont nos valeurs, notre civilisation.

Oui, la France est l'amie d'Israël et elle sera toujours à ses côtés lorsque sa sécurité et son existence seront menacées. Je ne transigerai jamais avec cela.

Et ceux qui appellent de manière scandaleuse à la destruction d'Israël trouveront toujours la France face à eux pour leur barrer la route.

Pour que les choses soient claires et qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, je veux dire que le programme nucléaire de l'Iran appelle une réaction d'une extrême fermeté de toute la communauté internationale. Israël n'est pas seul !

La France est déterminée à poursuivre avec ses partenaires une politique alliant des sanctions de plus en plus dures à l'ouverture, si Téhéran faisait le choix de respecter ses obligations internationales. Mais je le dis avec force : un Iran doté de l'arme nucléaire est inacceptable pour la France !

La France ne transigera jamais avec la sécurité d'Israël. Mais on doit la vérité à ses amis. La vérité c'est que la sécurité d'Israël ne sera véritablement assurée que lorsqu'à ses côtés, on verra enfin un Etat palestinien indépendant, moderne, démocratique et viable.

La France est l'amie du peuple palestinien. Elle veut lui dire aussi la vérité. Et la vérité c'est que nul ne peut espérer rétablir les droits du peuple palestinien en niant ceux du peuple israélien et en appelant à la destruction d'Israël.

La vérité, c'est qu'il faut que ce conflit sans fin s'arrête, que cette violence cesse, que cette haine qui dresse les peuples les uns contre les autres s'éteigne.

Il le faut, parce que les seuls gagnants de cet affrontement sont le fanatisme, le fondamentalisme, le racisme et l'antisémitisme.

Il le faut parce qu'il y a eu trop de souffrances, trop de douleurs. Parce que Juifs et Musulmans, Israéliens et Palestiniens, tous partagent la même souffrance et la même douleur pour vos enfants.

Nous savons tous qu'il ne peut y avoir d'issue que dans la compréhension et dans le respect de l'autre. Nous savons tous que l'avenir, votre avenir et celui de vos voisins, ne peut se construire que sur le pardon et non sur la vengeance.

Je suis le représentant d'un pays qui a dû pardonner à ses voisins, qui a dû se réconcilier avec ses voisins.

Comme tous les peuples, le peuple israélien a le droit de vivre en sécurité dans des frontières reconnues et garanties. Comme tous les peuples, le peuple palestinien a le droit d'avoir un Etat et d'y exercer sa souveraineté.

Comme tous les peuples, le peuple israëlien et le peuple palestinien vivront en paix le jour où chacun aura le sentiment que justice lui est rendue et où leurs rapports seront fondés sur le droit et non plus sur la force.

Sans doute, cela demande-t-il de grands efforts à accomplir de part et d'autre. Car il ne peut y avoir de paix sous la menace du terrorisme. Il ne peut y avoir de reconnaissance mutuelle quand des roquettes tombent tous les jours sur des victimes innocentes.

Il ne peut y avoir de paix sans l'arrêt total et immédiat de la colonisation. Une proposition existe, soutenue par de nombreux membres de votre Knesset, pour l'adoption d'une loi qui inciterait au départ les colons de Cisjordanie, moyennant compensation et relogement en Israël. Oui, il faut créer le mouvement !

Il ne peut y avoir de paix si les Palestiniens ne combattent pas eux-mêmes le terrorisme. Mais pas de paix non plus si les Palestiniens sont empêchés de circuler, et tout simplement de vivre sur leur territoire.

Il ne peut y avoir de paix sans que soit résolu le problème des réfugiés palestiniens dans le respect de l'identité d'Israël. Il ne peut y avoir de paix sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de deux Etats et la garantie de la liberté d'accès aux Lieux Saints pour toutes les religions.

Vous êtes condamnés à vivre côte et côte.

Beaucoup de ces efforts, je le sais, seront difficiles et douloureux, moins douloureux malgré tout que le sang versé dans un affrontement sans fin.

Depuis 60 ans, des hommes et des femmes de bonne volonté comme votre Président, ont essayé de trouver le chemin de la paix et certains, comme Itzhak Rabin, l'ont payé de leur vie. Chacune de leurs initiatives, chacun de leurs gestes a permis de progresser.

La paix est faite avec l'Egypte, avec la Jordanie. Israël s'est retirée du Sinaï, du Liban et de Gaza. Il n'y a pas de geste inutile en faveur de la paix, et peut-être sommes-nous tout près du but puisque désormais, de nouveau, tout le monde se parle.

Et puisque la violence semble être suspendue, depuis quelques jours, à Gaza, je veux exprimer l'espoir de la libération, le plus vite possible du soldat Gilad Shalit, retenu en otage depuis près de deux ans, comme tous les prisonniers.

Je vous demande de nous faire confiance car nous voulons vous aider.

La France que tant de souvenirs lient à cette région du monde, la France qui aime et qui respecte tous les peuples du Moyen-Orient, la France veut apporter sa contribution à la paix. Elle est prête à organiser sur son sol tous les pourparlers qui pourraient y conduire, qu'il s'agisse de la négociation israélo-palestinienne, du dialogue syro-israélien ou des discussions qui devront reprendre, un jour prochain je l'espère, entre Israël et le Liban.

Sur ces trois volets du processus de paix, la France est prête à apporter sa garantie, prête à mobiliser sa diplomatie, ses ressources, ses soldats comme elle le fait déjà, avec d'autres partenaires européens, au Sud Liban. C'est dans cet esprit qu'elle exercera à partir du 1er juillet la Présidence de l'Union européenne, qu'elle travaillera au rehaussement des relations entre l'Union et Israël et participera au Quartet.

Je ne suis pas venu ici vous donner des leçons. C'est aux dirigeants du peuple d'Israël et à ceux du peuple palestinien qu'il appartient de faire la paix. Mais vous, les partenaires de la paix, vous devez savoir que vous pouvez compter sur l'Europe pour vous aider à aller vers un accord final, puis pour le mettre en œuvre.

Sécurité pour les deux Etats, compensation et relogement des réfugiés, appui à la construction d'un Etat de droit en Palestine, soutien économique et financier général à la paix et aux projets de développement, comme nous avions déjà commencé à le faire lors de la Conférence de Paris : à tous ces titres, l'Europe peut apporter une contribution décisive, vous aider, si vous le souhaitez, à faire ensemble preuve d'audace, de courage et d'imagination.

C'est dans cet esprit, aussi, que la France fera tout ce qui est dans son pouvoir pour faire aboutir le projet d'Union pour la Méditerranée qu'elle a proposé à tous les peuples de l'Europe et de la Méditerranée. L'enjeu est capital puisqu'il s'agit d'offrir un destin partagé à tous ces peuples.

Le 13 juillet prochain, le Sommet de Paris pour la Méditerranée donnera peut-être l'espoir que ce qui nous sépare finira par devenir un jour moins fort que ce qui nous rassemble

Israël, comme l'Autorité palestinienne, comme le Liban, comme la Syrie y trouveront leur place aux côtés de l'Egypte, de la Jordanie et de tous les pays du Maghreb arabe. Alors, peut-être, pourrons-nous espérer qu'un jour les enfants de la Méditerranée cesseront de se haïr et de vouloir dès la naissance venger les malheurs de leurs pères.

C'est dans cet esprit aussi que la France soutiendra de toutes ses forces les grands projets de développement économique régional chers au Président Shimon Péres. Oui, nous avons besoin de la "Vallée de la Paix" !

Au Moyen-Orient se mélangent et s'affrontent depuis des millénaires des peuples qui ont donné à l'humanité tout entière ce qu'il y a de plus élevé dans la pensée, de plus beau dans la religion, de plus important dans le savoir. Tous dans leurs prières parlent d'amour, de justice et de paix. Tous aiment la vie. Tous sont les enfants d'Abraham. Tous ont la Bible en partage.

Ayant bu à la même source, ayant partagé si souvent la même histoire, ils ont tout pour se comprendre et s'entendre.

Et cette terre pour laquelle ils se battent avec tant de désespoir, cette terre qui les a vus naître, cette terre où reposent leurs morts, cette terre dans laquelle s'inscrit le souvenir de leurs souffrances et de leurs joies qui se ressemblent tant, cette terre dont on pressent, en regardant ce qui a été accompli ici, en Israël, ce qu'elle pourrait donner à force d'intelligence, de travail et de courage, cette terre qui pourrait devenir un paradis pour tous et grâce à laquelle la misère pourrait être vaincue si elle n'était si souvent ruinée par la guerre, cette terre qui pourrait être si féconde si tous la travaillaient ensemble au lieu de verser sur elle le sang des innocents, cette terre devrait unir les peuples au lieu de les opposer.

En allant au fond d'eux-mêmes, en s'interrogeant sur leur histoire, leurs croyances, leurs valeurs, en regardant ce monument qui va être construit à Jérusalem par deux artistes français, ce livre de la paix pour les peuples du Livre, dans la ville du Livre, un jour prochain, j'en suis sûr, les femmes et les hommes de cette terre magnifique trouveront plus de raisons de se parler pour faire la paix que de se haïr pour continuer à s'affronter.

Juifs, chrétiens ou musulmans, ils se rappelleront la parole du Prophète Isaïe : "Je ferai de Jérusalem mon allégresse. Et de mon peuple ma joie. On n'y entendra plus le bruit des pleurs et le bruit des cris. Ils bâtiront des maisons et les habiteront. Ils planteront des vignes et en mangeront les fruits. Ils ne travailleront plus en vain et ils n'auront plus des enfants pour les voir périr."

Je veux vous le dire du fond du cœur : quand on est fort on doit tendre la main. Quand on a fait le chemin que vous avez fait depuis 60 ans, on doit être les triomphateurs de la paix, on doit montrer le chemin.

La France ne vous abandonnera pas sur ce chemin.

Vive l'amitié franco-israélienne qui est une profonde et sincère amitié ! Vive la paix pour Israël et pour la Palestine qui est une nécessité pour la paix du monde !

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A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà


: Zabougornov (, 24 2008, 09:07:08), 1
Esti



: 22.01.2006
: 904

: , 24 2008, 09:04:03     :

Íèêîëÿ Ñàðêîçè: "ß âñåãäà áûë, åñòü è áóäó äðóãîì Èçðàèëÿ"
Ñåãîäíÿ, â ïîíåäåëüíèê 23 èþíÿ, ïðåçèäåíò Ôðàíöèè Íèêîëÿ Ñàðêîçè ñ ñóïðóãîé Êàðëîé Áðóíè ïîñåòèë Êíåññåò. Âûñòóïàÿ ñ òðèáóíû çàêîíîäàòåëüíîãî ñîáðàíèÿ Èçðàèëÿ, ãîñïîäèí Ñàðêîçè çàÿâèë, ÷òî Ôðàíöèÿ íå ïîçâîëèò Èðàíó ïîëó÷èòü ÿäåðíîå îðóæèå.

Íèêîëÿ Ñàðêîçè ïîä÷åðêíóë, ÷òî Ôðàíöèÿ ñ÷èòàåò íåäîïóñòèìûì âîçíèêíîâåíèå "ÿäåðíîãî Èðàíà". Îí òàêæå íàçâàë Ôðàíöèþ "äðóãîì Èçðàèëÿ", êîòîðûé áóäåò âñåãäà ïîìîãàòü åâðåéñêîìó ãîñóäàðñòâó îáåñïå÷èòü ñâîþ áåçîïàñíîñòü.

Îñîáîå âíèìàíèå â âûñòóïëåíèè Ñàðêîçè áûëî óäåëåíî ïðîÿâëåíèÿì àíòèñåìèòèçìà ìèðå – è âî Ôðàíöèè, â ÷àñòíîñòè.

Ïåðåä íà÷àëîì âûñòóïëåíèÿ Ñàðêîçè â Êíåññåòå ïðîèçîøëà î÷åðåäíàÿ ñêàíäàëüíàÿ ïåðåïàëêà. Ëèäåð îïïîçèöèè Áèíüÿìèí Íåòàíèÿãó ñðàâíèë ðàäèêàëüíûé èñëàì ñ íàöèçìîì, ÷åì âûçâàë âîçìóùåííóþ ðåàêöèþ àðàáñêèõ äåïóòàòîâ Êíåññåòà.

Ïðåìüåð-ìèíèñòð Ýõóä Îëüìåðò îáðàòèëñÿ ñåãîäíÿ ê Ñàðêîçè ñî ñëîâàìè áëàãîäàðíîñòè çà åãî ïîñëåäîâàòåëüíóþ ïîääåðæêó Èçðàèëÿ.

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Â÷åðà ïðåçèäåíò Ôðàíöèè Íèêîëÿ Ñàðêîçè ãîâîðèë, âûñòóïàÿ â çäàíèè Êíåññåòà, î íåäîïóñòèìîñòè ïîëó÷åíèÿ Èðàíîì ÿäåðíûõ òåõíîëîãèé. Çà äâà äíÿ äî ýòîãî âûñòóïëåíèÿ ïðåìüåð-ìèíèñòð Ôðàíöèè Ôðàíñóà Ôèéîí ïîäïèñàë ñî ñâîèì àëæèðñêèì êîëëåãîé äîãîâîð îá óêðåïëåíèè ñîòðóäíè÷åñòâà â ÿäåðíîé ñôåðå.

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Âî âòîðîé äåíü îôèöèàëüíîãî âèçèòà â Èçðàèëü ïðåçèäåíò Ôðàíöèè Íèêîëÿ Ñàðêîçè è åãî ñóïðóãà Êàðëà Áðóíè ïîñåòèëè ìóçåé "ßä âà-Øåì". Â ïîëäåíü ñóïðóãè ïðèáûâàëè â Êíåññåò.

Êîððåñïîíäåíò ðàäèîñòàíöèè "Êîëü Èñðàýëü" ïåðåäàåò èç çäàíèÿ èçðàèëüñêîãî ïàðëàìåíòà, ÷òî â íàñòîÿùèé ìîìåíò òàì öàðèò íåêîòîðîå îæèâëåíèå. Èçðàèëüñêèå äåïóòàòû ñ íåòåðïåíèåì æäóò ãîñòåé. Îñîáûé èíòåðåñ ïðîÿâëÿåò ìóæñêàÿ ïîëîâèíà. Ýòî îáúÿñíÿåòñÿ íå òîëüêî ðå÷üþ, ñ êîòîðîé Ñàðêîçè äîëæåí âûñòóïèòü íà ñïåöèàëüíîì çàñåäàíèè ïàðëàìåíòà. Äåïóòàòû õîòÿò óâèäåòü ñóïðóãó ïðåçèäåíòà - "íàñòîÿùóþ ôðàíöóæåíêó", áûâøóþ ìîäåëü Êàðëó Áðóíè. Ðåïîðòåð ñ ñîæàëåíèåì äîáàâëÿåò: "ñêëàäûâàåòñÿ âïå÷àòëåíèå, ÷òî â Èçðàèëå íåò ñîáñòâåííûõ ìîäåëåé


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Òempora mutantur et nos mutamur in illis
Zabougornov
Äîáðûé Àäìèíèñòðàòîð (èíîãäà)


: 06.03.2005
: 12000
: Îáåð-ãðóïïåí-äîöåíò, ñò. ðóêîâîäèòåëü ãðóïïû ñêîðîñòíûõ ñâèíãåðîâ, îí æå Çàáàøëåâè÷ Îöààò Ïîýëåâè÷

: , 24 2008, 09:25:35     :

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Íèêîëÿ Ñàðêîçè: "ß âñåãäà áûë, åñòü è áóäó äðóãîì Èçðàèëÿ"
Ñåãîäíÿ, â ïîíåäåëüíèê 23 èþíÿ, ïðåçèäåíò Ôðàíöèè Íèêîëÿ Ñàðêîçè ñ ñóïðóãîé Êàðëîé Áðóíè ïîñåòèë Êíåññåò. Âûñòóïàÿ ñ òðèáóíû çàêîíîäàòåëüíîãî ñîáðàíèÿ Èçðàèëÿ, ãîñïîäèí Ñàðêîçè çàÿâèë, ÷òî Ôðàíöèÿ íå ïîçâîëèò Èðàíó ïîëó÷èòü ÿäåðíîå îðóæèå.

Íå ñîâñåì òàê. Ñàðêîçè ñêàçàë ÷òî Èðàí îáëàäàþùèé ÿäåðíûì îðóæèåì íåïðèåìëèì äëÿ Ôðàíöèè. Íà ïðàêòèêå ñêîðåé âñåãî ýòî áóäåò îçíà÷àòü ÷òî Ôðàíöèÿ ïðèñîåäèíèòñÿ ê ìåæäóíàðîäíûì ñàíêöèÿì ïðîòèâ Èðàíà (èëè óæå ïðèñîåäèíèëàñü)

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Íèêîëÿ Ñàðêîçè ïîä÷åðêíóë, ÷òî Ôðàíöèÿ ñ÷èòàåò íåäîïóñòèìûì âîçíèêíîâåíèå "ÿäåðíîãî Èðàíà". Îí òàêæå íàçâàë Ôðàíöèþ "äðóãîì Èçðàèëÿ", êîòîðûé áóäåò âñåãäà ïîìîãàòü åâðåéñêîìó ãîñóäàðñòâó îáåñïå÷èòü ñâîþ áåçîïàñíîñòü.

Ýòî òî÷íî!

:

Îñîáîå âíèìàíèå â âûñòóïëåíèè Ñàðêîçè áûëî óäåëåíî ïðîÿâëåíèÿì àíòèñåìèòèçìà ìèðå – è âî Ôðàíöèè, â ÷àñòíîñòè.

Âîò ýòîãî ÿ, ÷åñòíî ãîâîðÿ, âîîáùå íå óâèäåë â åãî âûñòóïëåíèè.

:

Ïðåìüåð-ìèíèñòð Ýõóä Îëüìåðò îáðàòèëñÿ ñåãîäíÿ ê Ñàðêîçè ñî ñëîâàìè áëàãîäàðíîñòè çà åãî ïîñëåäîâàòåëüíóþ ïîääåðæêó Èçðàèëÿ.

À ãäå-íèáóäü ìîæíî ïî÷èòàòü òåêñò åãî âûñòóïëåíèÿ?
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A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Zabougornov
Äîáðûé Àäìèíèñòðàòîð (èíîãäà)


: 06.03.2005
: 12000
: Îáåð-ãðóïïåí-äîöåíò, ñò. ðóêîâîäèòåëü ãðóïïû ñêîðîñòíûõ ñâèíãåðîâ, îí æå Çàáàøëåâè÷ Îöààò Ïîýëåâè÷

: , 24 2008, 09:39:05     :

Il ne peut y avoir de paix sans l'arrêt total et immédiat de la colonisation. Une proposition existe, soutenue par de nombreux membres de votre Knesset, pour l'adoption d'une loi qui inciterait au départ les colons de Cisjordanie, moyennant compensation et relogement en Israël. Oui, il faut créer le mouvement !


Íå âñ¸ òàê ðàäóæíî â åãî âûñòóïëåíèè.

Ñàðêîçè çàÿâèë ÷òî íå ìîæåò áûòü ìèðà áåç íåìåäëåííîãî è ïîëíîãî ïðåêðàùåíèÿ ñòðîèòåëüñòâà íîâûõ ïîñåëåíèé.

Îí òàêæå çàÿâèë, ÷òî ñóùåñòâóåò íåêèé ïðîåêò, ïîääåðæàííûé ìíîãèìè ÷ëåíàìè Êíåññåòà, êîòîðûé ïðåäóñìàòðèâàåò ïðèíÿòèå çàêîíà îá ýâàêóàöèè ïîñåëåíèé ñ Çàïàäíîãî áåðåãà, ðàññåëåíèå êîëîíèñòîâ íà òåððèòîððèè Èçðàèëÿ è êîìïåíñàöèè ïîñåëåíöàì.

Ñàðêîçè ïðèçâàë ñîçäàòü ñîîòâåòñòâóþùåå äâèæåíèå êîòîðîå áóäåò ïðîäâèãàòü äàííûé ïðîåêò.
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A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Esti



: 22.01.2006
: 904

: , 24 2008, 09:47:44     :

Âèäèøü, âðóò ãàçåòû, âûäàéóò æåëàåìîå çà äåéñòâèòåëüíîå. Evil or Very Mad
:
Ñàðêîçè: òå, êòî õî÷åò óíè÷òîæèòü Èçðàèëü, áóäóò èìåòü äåëî ñ Ôðàíöèåé

Ðå÷ü ïîèwó íà ñàéòå êíåñåòà.
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Òempora mutantur et nos mutamur in illis


: Esti (, 24 2008, 10:00:44), 1
Zabougornov
Äîáðûé Àäìèíèñòðàòîð (èíîãäà)


: 06.03.2005
: 12000
: Îáåð-ãðóïïåí-äîöåíò, ñò. ðóêîâîäèòåëü ãðóïïû ñêîðîñòíûõ ñâèíãåðîâ, îí æå Çàáàøëåâè÷ Îöààò Ïîýëåâè÷

: , 24 2008, 09:53:30     :

http://www.newsru.co.il/world/20jun2008/sarko8001.html
Ñàðêîçè: òå, êòî õî÷åò óíè÷òîæèòü Èçðàèëü, áóäóò èìåòü äåëî ñ Ôðàíöèåé
âðåìÿ ïóáëèêàöèè: 20 èþíÿ 2008 ã., 15:10

Ñàðêîçè: òå, êòî õî÷åò óíè÷òîæèòü Èçðàèëü, áóäóò èìåòü äåëî ñ Ôðàíöèåé
Ïðåçèäåíò Ôðàíöèè Íèêîëÿ Ñàðêîçè âûðàçèë ïîääåðæêó Èçðàèëþ â èíòåðâüþ, îïóáëèêîâàííîì èçðàèëüñêèìè ÑÌÈ ñåãîäíÿ, 20 èþíÿ. Ôðàíöóçñêèé ëèäåð ñîîáùèë ïðè ýòîì, ÷òî äëÿ óñïåõà ìèðíîãî ïðîöåññà íåîáõîäèìî ïðåêðàòèòü ïîñåëåí÷åñêóþ äåÿòåëüíîñòü.

"Êîãäà ðå÷ü çàõîäèò î ñóùåñòâîâàíèè è áåçîïàñíîñòè Èçðàèëÿ, Ôðàíöèÿ âñåãäà áóäåò íà èçðàèëüñêîé ñòîðîíå" – ñêàçàë Íèêîëÿ Ñàðêîçè. – "Òå, êòî ïðèçûâàþò ê óíè÷òîæåíèþ Èçðàèëÿ, äîëæíû ïîíèìàòü, ÷òî Ôðàíöèÿ âñòàíåò ó íèõ íà ïóòè".

Ïî ñëîâàì ïðåçèäåíòà, ëó÷øåé ãàðàíòèåé áåçîïàñíîñòè Èçðàèëÿ áóäåò ñîçäàíèå "æèçíåñïîñîáíîãî è äåìîêðàòè÷åñêîãî ïàëåñòèíñêîãî ãîñóäàðñòâà".

Ñàðêîçè ïîä÷åðêíóë, ÷òî Èçðàèëü óæå ïðåäïðèíÿë øàãè íà îáëåã÷åíèå æèçíè ïàëåñòèíöåâ íà Çàïàäíîì áåðåãó, íî ñäåëàííîãî ïîêà íåäîñòàòî÷íî, è ïðèçâàë çàìîðîçèòü ñòðîèòåëüñòâî â ïîñåëåíèÿõ, ÷òîáû "óñòðàíèòü ãëàâíîå ïðåïÿòñòâèå íà ïóòè ê ìèðó".

Ôðàíöóçñêèé ëèäåð ïðèâåòñòâîâàë ïðåêðàùåíèå îãíÿ â ñåêòîðå Ãàçû è îòìåòèë, ÷òî ïåðåìèðèå ïîçâîëÿåò âîâëå÷ü Ãàçó â ìèðíûé ïðîöåññ, íî òîëüêî ïîñëå òîãî, êàê ÕÀÌÀÑ âûïîëíèò òðè óñëîâèÿ: ïðèçíàåò ïðàâî Èçðàèëÿ íà ñóùåñòâîâàíèå, ïðåêðàòèò òåððîð è îáÿæåòñÿ ñîáëþäàòü ïîäïèñàííûå ðàíåå ñîãëàøåíèÿ.

Âèçèò Ñàðêîçè íà Áëèæíèé Âîñòîê çàïëàíèðîâàí íà 22-24 èþíÿ.
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Zabougornov
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: 06.03.2005
: 12000
: Îáåð-ãðóïïåí-äîöåíò, ñò. ðóêîâîäèòåëü ãðóïïû ñêîðîñòíûõ ñâèíãåðîâ, îí æå Çàáàøëåâè÷ Îöààò Ïîýëåâè÷

: , 24 2008, 09:54:50     :

Íåÿñíî, êîìó îí äàë èíòåðâüþ, êîãäà è ãäå, è ãäå îíî îïóáëèêîâàííî?
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Esti



: 22.01.2006
: 904

: , 24 2008, 10:02:41     :

Zabougornov ():
Íåÿñíî, êîìó îí äàë èíòåðâüþ, êîãäà è ãäå, è ãäå îíî îïóáëèêîâàííî?
Íó òû õî÷åøü.... Cool
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Zabougornov
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: 06.03.2005
: 12000
: Îáåð-ãðóïïåí-äîöåíò, ñò. ðóêîâîäèòåëü ãðóïïû ñêîðîñòíûõ ñâèíãåðîâ, îí æå Çàáàøëåâè÷ Îöààò Ïîýëåâè÷

: , 25 2008, 09:44:44     :

Âîò òàê çàêîí÷èëñÿ âèçèò Ñàðêîçè â Èçðàèëü.

Èíòåðåñíî, ÷òî èìåííî ñêàçàëà íàáåæàâøàÿ îõðàíà Ñàðêîçè è Êàðëå?

Ìíå ïî÷åìó-òî î÷åíü êàæåòñÿ ÷òî - "Ñâîðà÷èâàåìÿ!", ãîëîñîì Ìîðãóíîâà èç "Ñàìîãîíùèêîâ" è ñ òåìè æå èíòîíàöèÿìè...

Video
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: , 25 2008, 09:49:12     :

Video

À Îëüìåðò âñ¸ íå õîòåë â áðîíåâèê ñàäèòüñÿ, êðè÷àë, ãîëîñîì Àáäóëëû: "Óáåéòå, åãî!"
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Zabougornov
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: Îáåð-ãðóïïåí-äîöåíò, ñò. ðóêîâîäèòåëü ãðóïïû ñêîðîñòíûõ ñâèíãåðîâ, îí æå Çàáàøëåâè÷ Îöààò Ïîýëåâè÷

: , 26 2008, 13:16:44     :

http://www.inopressa.ru/elpais/2008/06/25/15:24:01/sarkozy
Ñàðêîçè â Êíåññåòå
Ðåäàêöèÿ

Ôðàíöóçñêèé ïðåçèäåíò îáåùàåò çàùèùàòü Èçðàèëü, íî òðåáóåò óñòóïîê äëÿ ïàëåñòèíöåâ

Áîëüøå 25 ëåò äîëæíî áûëî ïðîéòè, ïðåæäå ÷åì ïðåçèäåíò Ôðàíöèè ñíîâà ïðèåõàë â Êíåññåò, èçðàèëüñêèé ïàðëàìåíò. Íèêîëÿ Ñàðêîçè, ïðåâçîéäÿ Ôðàíñóà Ìèòòåðàíà, ïîòåøèë ñëóõ èçðàèëüñêèõ çàêîíîäàòåëåé çàâåðåíèÿìè â ãîòîâíîñòè åãî ñòðàíû çàùèòèòü Èçðàèëü â ñëó÷àå èðàíñêîé ÿäåðíîé óãðîçû è ðåøèòåëüíî ïðåãðàäèòü äîðîãó òåì, êòî õî÷åò óíè÷òîæèòü åâðåéñêîå ãîñóäàðñòâî, â ìîìåíò, êîãäà ÅÑ òîëüêî îäîáðèë íîâûå ôèíàíñîâûå ñàíêöèè â îòíîøåíèè Òåãåðàíà.

 âûñøåé ñòåïåíè ñèìâîëè÷íàÿ ðå÷ü Ñàðêîçè î÷åíü âàæíà â ïàëåñòèíñêîì êëþ÷å. È ýòî ãîðàçäî ìåíüøå ïîíðàâèëîñü â Èåðóñàëèìå. Ôðàíöóçñêèé ïðåçèäåíò, êîòîðûé â ñëåäóþùåì ïîëóãîäèè âñòàíåò ó øòóðâàëà Åâðîñîþçà, à â èþëå ïðîâåäåò â Ïàðèæå êîíôåðåíöèþ ïî Áëèæíåìó Âîñòîêó, íà êîòîðîé îæèäàþòñÿ êàê èçðàèëüñêèé ïðåìüåð-ìèíèñòð Îëüìåðò, òàê è ñèðèéñêèé ëèäåð Àñàä, ïåðå÷èñëèë íåîáõîäèìûå ïðåäïîñûëêè äëÿ ìèðà ñ ïàëåñòèíöàìè: ñòàòóñ ñòîëèöû äâóõ ãîñóäàðñòâ äëÿ Èåðóñàëèìà (÷òî íåïðèåìëåìî äëÿ èçðàèëüòÿí), íåìåäëåííîå è îêîí÷àòåëüíîå ïðåêðàùåíèå ñòðîèòåëüñòâà ïîñåëåíèé è ñïðàâåäëèâîå ðåøåíèå ïðîáëåìû 5 ìëí áåæåíöåâ. Ôðàíöóçñêèé ëèäåð, êîòîðûé õî÷åò îáåñïå÷èòü ñâîåé ñòðàíå áîëåå âíÿòíîå ìåñòî íà Áëèæíåì Âîñòîêå – â ðàìêàõ ìàñøòàáíîãî ïðîåêòà ðåôîðìèðîâàíèÿ âíåøíåé ïîëèòèêè è ñèñòåìû íàöèîíàëüíîé áåçîïàñíîñòè, – áûë áû ãîòîâ ðàçìåñòèòü ñâîèõ ñîëäàò äëÿ êîíòðîëÿ íàä ñîáëþäåíèåì ìèðíîãî ñîãëàøåíèÿ.

Îñíîâíàÿ ÷àñòü ýòèõ óñëîâèé âõîäèò â ñïèñîê òðåáîâàíèé, îãîâîðåííûé â íîÿáðå ïðîøëîãî ãîäà íà êîíôåðåíöèè â Àííàïîëèñå ïðè ïîñðåäíè÷åñòâå ÑØÀ è ÅÑ. Ñòîðîíû äîãîâîðèëèñü âûïîëíèòü ýòè óñëîâèÿ â ýòîì ãîäó. Òåïåðü ñàìè èçðàèëüòÿíå, ÷åé ïðåìüåð-ìèíèñòð ïåðåæèâàåò ïîëèòè÷åñêóþ àãîíèþ, ñ÷èòàþò ýòîò ñðîê ïðàêòè÷åñêè íåðåàëüíûì. Îëüìåðò äåéñòâèòåëüíî çàìîðîçèë ñòðîèòåëüñòâî íåêîòîðûõ ïîñåëåíèé, íî ðàñøèðåíèå äðóãèõ êîëîíèé íà Çàïàäíîì áåðåãó ðåêè Èîðäàí è â Âîñòî÷íîì Èåðóñàëèìå ïðîäîëæàåòñÿ. À ïåðåìèðèå ñ "Õàìàñîì" â ñåêòîðå Ãàçà, êîòîðîìó ìåíüøå íåäåëè îò ðîäó, óæå òðåùèò ïî øâàì.

Âïîëíå âåðîÿòíî, ÷òî Ïàðèæ â áëèæàéøèå ìåñÿöû âñå æå ñòàíåò çíà÷èìûì ïîñðåäíèêîì ìåæäóíàðîäíîé äèïëîìàòèè íà Áëèæíåì Âîñòîêå âñëåäñòâèå àìåðèêàíñêîãî ïîëèòè÷åñêîãî âàêóóìà. Èçðàèëü ìîæåò îòíåñòèñü ê Ñàðêî – âåðîÿòíî, ñàìîìó ïðîèçðàèëüñêè íàñòðîåííîìó èç ôðàíöóçñêèõ ïðåçèäåíòîâ ïîñëåäíèõ 50 ëåò, – ñ ìåíüøèì íåäîâåðèåì, ÷åì ê êîìó-ëèáî èç åãî ïðåäøåñòâåííèêîâ.
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Zabougornov
Äîáðûé Àäìèíèñòðàòîð (èíîãäà)


: 06.03.2005
: 12000
: Îáåð-ãðóïïåí-äîöåíò, ñò. ðóêîâîäèòåëü ãðóïïû ñêîðîñòíûõ ñâèíãåðîâ, îí æå Çàáàøëåâè÷ Îöààò Ïîýëåâè÷

: , 26 2008, 13:34:18     :

http://www.inopressa.ru/liberation/2008/06/24/12:53:04/sarkozy

Êðåäî Ñàðêîçè

Æàí-Ïüåð Ïåððåí

 Êíåññåòå ôðàíöóçñêèé ïðåçèäåíò âíîâü çàâåðèë Èçðàèëü â ïîääåðæêå

Áóðíûå àïëîäèñìåíòû: Íèêîëÿ Ñàðêîçè ãîâîðèò îá îïàñíîñòè ÿäåðíîãî Èðàíà, î ñâîåé ãëóáîêîé ñèìïàòèè ê Èçðàèëþ è æåëàíèè áûòü ðÿäîì âñÿêèé ðàç, êîãäà ñóùåñòâîâàíèå Èçðàèëÿ íàõîäèòñÿ ïîä óãðîçîé. È î÷åíü ñêóäíûå, ïðàêòè÷åñêè îòñóòñòâóþùèå àïëîäèñìåíòû, êîãäà Ñàðêîçè ïåðåõîäèò ê ïàëåñòèíñêîé òåìå, ïðèçûâàÿ ïðåêðàòèòü ñòðîèòåëüñòâî ïîñåëåíèé íà îêêóïèðîâàííûõ òåððèòîðèÿõ èëè "ïðèçíàòü Èåðóñàëèì ñòîëèöåé äâóõ ãîñóäàðñòâ". Â÷åðà âî âðåìÿ âûñòóïëåíèÿ ôðàíöóçñêîãî ïðåçèäåíòà â Êíåññåòå ìîæíî áûëî ïðàêòè÷åñêè áåçîøèáî÷íî îïðåäåëèòü òåìó ðå÷è ïî ðåàêöèè äåïóòàòîâ.

Ãèìí

Íèêîëÿ Ñàðêîçè ñëóøàëè âíèìàòåëüíî – è, â îáùåì-òî, ìíîãî åìó àïëîäèðîâàëè, – íî äî ïîëíîãî ïîíèìàíèÿ, áîþñü, åùå äàëåêî. Ôðàíöóçñêèé ïðåçèäåíò ëèøü âíîâü êîíñòàòèðîâàë òðàäèöèîííóþ ïîçèöèþ Ôðàíöèè. Îí ñäåëàë ýòî î÷åíü óáåæäåííî, èñêðåííå è ñ ýíòóçèàçìîì. Ñíà÷àëà – äîëãèå ïîõâàëû, ÷óòü ëè íå ãèìí Èçðàèëþ, êîòîðûé îí ñ÷èòàåò "îäíîé èç ñàìûõ íàñòîÿùèõ äåìîêðàòèé â ìèðå", ÷òî âûçûâàåò ðåàêöèþ ó äåïóòàòîâ-àðàáîâ. Çàòåì – äàíü èóäàèçìó, åãî óíèâåðñàëüíîìó ïîñëàíèþ, ñ óïîìèíàíèåì ïðîðîêîâ, à òàêæå îñíîâàòåëÿ ñîâðåìåííîãî ñèîíèçìà, Òåîäîðà Ãåðöëÿ, è "åâðåéñêîé èäåíòè÷íîñòè". "Êàêîé áûëà áû ìóäðîñòü ìèðà áåç ïðîðîêîâ? Êàêèì áûë áû ìèð áåç Ñïèíîçû, Ôðåéäà, Ýéíøòåéíà?" È, êàê áåñêîíå÷íûé ðåôðåí, çàâåðåíèÿ â íåïîêîëåáèìîñòè åãî äðóæáû ñ Èçðàèëåì. Çàòåì – óïîìèíàíèå îá èðàíñêîé ÿäåðíîé îïàñíîñòè, ïàññàæ, íåñîìíåííî, âûçâàâøèé íàèáîëåå áóðíûå àïëîäèñìåíòû: "Òå, êòî â ñêàíäàëüíîé ôîðìå ïðèçûâàåò ê óíè÷òîæåíèþ Èçðàèëÿ âñåãäà – âñåãäà! – ñòîëêíóòñÿ ñ Ôðàíöèåé, êîòîðàÿ ïðåãðàäèò èì ïóòü". Îòñþäà ðåøåíèå – ñîâìåñòíî ñ ïàðòíåðàìè Ïàðèæà – î ïðèíÿòèè "âñå áîëåå æåñòêèõ ñàíêöèé" èëè, íàïðîòèâ, îá "îòêðûòîñòè â ñëó÷àå, åñëè Òåãåðàí ðåøèò ñîáëþäàòü ñâîè ìåæäóíàðîäíûå îáÿçàòåëüñòâà".

Ïîäãîòîâèâ òàêèì îáðàçîì ïî÷âó, ÷òîáû äåïóòàòû íå ðàññåðäèëèñü è íå ïîêèíóëè çàë çàñåäàíèé, êàê â 1982 ãîäó, êîãäà Ìèòòåðàí çàãîâîðèë î ïàëåñòèíñêîì ãîñóäàðñòâå, Ñàðêîçè ïåðåøåë ê "ñëîæíûì è áîëåçíåííûì" òåìàì. "Íàäî ïðèçíàòü ïðàâîòó äðóçåé Èçðàèëÿ. À ïðàâäà â òîì, ÷òî áåçîïàñíîñòü âîçìîæíî ãàðàíòèðîâàòü ïî-íàñòîÿùåìó, òîëüêî åñëè ðÿäîì ñ íèì (Èçðàèëåì) íàêîíåö-òî ïîÿâèòñÿ íåçàâèñèìîå, ñîâðåìåííîå, äåìîêðàòè÷åñêîå è æèçíåñïîñîáíîå ïàëåñòèíñêîå ãîñóäàðñòâî". Äðóãàÿ "ïðàâäà", íà ýòîò ðàç ïðåäíàçíà÷åííàÿ ïàëåñòèíöàì: "Ôðàíöèÿ – äðóã ïàëåñòèíñêîãî íàðîäà. Îíà õî÷åò è åìó ñêàçàòü ïðàâäó. À ïðàâäà â òîì, ÷òî íåëüçÿ íàäåÿòüñÿ íà âîññòàíîâëåíèå ïðàâ ïàëåñòèíñêîãî íàðîäà, íå ïðèçíàâàÿ ïðàâà èçðàèëüñêîãî íàðîäà è ïðèçûâàÿ ê óíè÷òîæåíèþ Èçðàèëÿ".

Íèêîëÿ Ñàðêîçè ïåðå÷èñëèë óñëîâèÿ ìèðà, ÷àñòî âûðàæàÿñü âåñüìà òóìàííî. "Íå ìîæåò áûòü ìèðà, åñëè ïàëåñòèíöû íå ìîãóò ïåðåìåùàòüñÿ è äàæå ïðîñòî æèòü íà ñâîåé òåððèòîðèè", – ñêàçàë îí, íàìåêàÿ íà ìíîãî÷èñëåííûå èçðàèëüñêèå ÊÏÏ, ïðåâðàùàþùèå æèçíü ïàëåñòèíöåâ â àä. Ãîâîðÿ î ñòðîèòåëüñòâå ïîñåëåíèé, îí ñîáèðàëñÿ ïîòðåáîâàòü åãî "ïîëíîãî è íåìåäëåííîãî ïðåêðàùåíèÿ", íî â ïîñëåäíèé ìîìåíò ñäåðæàëñÿ, óáðàâ èç ñâîåé ðå÷è îáà ïðèëàãàòåëüíûõ. Îí íè ðàçó íå óïîìÿíóë ðàçäåëèòåëüíóþ ñòåíó ìåæäó Èçðàèëåì è ïàëåñòèíñêèìè òåððèòîðèÿìè. È åñëè â Êíåññåòå åãî ïðèíèìàëè êàê ãåðîÿ, òî â çàÿâëåíèè ïðåññ-ñëóæáû ïðåçèäåíòà ÏÀ Ìàõìóäà Àááàñà åìó áûëî âûñêàçàíî ëèøü ìèíèìàëüíîå îäîáðåíèå.

Óæå çà ðàìêàìè âûñòóïëåíèÿ ôðàíöóçñêèé ïðåçèäåíò íå ñêðûâàë ñâîåãî æåëàíèÿ âåðíóòü Ôðàíöèè âåäóùóþ ðîëü íà Áëèæíåì Âîñòîêå, ñäåëàâ ñòàâêó íà âîçîáíîâëåíèå ïåðåãîâîðîâ ñ Ñèðèåé è íå îáðàùàÿ âíèìàíèÿ íà òî, ÷òî âñå êîçûðè îêàæóòñÿ íà ðóêàõ ó ñëåäóþùåãî àìåðèêàíñêîãî ïðåçèäåíòà. Îí î÷åíü ðàññ÷èòûâàåò íà ñâîþ ñèëó óáåæäåíèÿ: " ýòîì ðåãèîíå î÷åíü âàæíà ìàãèÿ ñëîâà".

Ãîëàíû

Ïåðåä âûñòóïëåíèåì ôðàíöóçñêîãî ïðåçèäåíòà ñëîâî âçÿë Áåíüÿìèí Íåòàíüÿõó, ëèäåð îïïîçèöèè (ïðàâîé ïàðòèè "Ëèêóä") è âåðîÿòíûé áóäóùèé ïðåìüåð-ìèíèñòð. Âûðàçèâ ñâîè äðóæåñêèå ÷óâñòâà ê Ñàðêîçè, îí ñäåëàë î÷åíü æåñòêèå çàÿâëåíèÿ, îòâåðãíóâ èäåþ âîçâðàùåíèÿ Ãîëàíñêèõ âûñîò Ñèðèè, âîññòàíîâëåíèÿ ãðàíèö 1967 ãîäà è êàêîãî-ëèáî ðàçäåëà Èåðóñàëèìà. Ýòî áûëî ïîäîáíî îáúÿâëåíèþ âîéíû ïåðåä ìèðîòâîð÷åñêîé ðå÷üþ.
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