Zabougornov Добрый Администратор (иногда)

Зарегистрирован: 06.03.2005 Сообщения: 12000 Откуда: Обер-группен-доцент, ст. руководитель группы скоростных свингеров, он же Забашлевич Оцаат Поэлевич
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Добавлено: Вторник, 29 Май 2007, 15:52:28 Заголовок сообщения: Почему Европа так интересуется деятельностью Google? |
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http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-916267@51-898867,0.html
L'Europe s'inquiète de la politique de conservation de données menée par Google
LE MONDE | 29.05.07 | 13h16 • Mis à jour le 29.05.07 | 13h54
Les pratiques du moteur de recherche Google en matière d'utilisation de données privées collectées sur ses sites sont dans le collimateur de l'Union européenne. Le 16 mai, dans un courrier adressé à Google, les vingt-sept autorités nationales chargées de la protection des données considèrent que le stockage de ces informations pendant une période de vingt-quatre mois " ne semble pas respecter les exigences" de la législation européenne.
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Ce groupe de travail consultatif, où siège, au nom de la France, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), demande au moteur de recherche de lui fournir des explications d'ici à sa prochaine réunion, dans la seconde quinzaine de juin. Faute de réponse, le commissaire européen chargé des affaires judiciaires, Franco Frattini, se réserve la possibilité de saisir la Cour de justice s'il est démontré que la multinationale viole les règles européennes.
Ce coup de semonce fait suite aux déclarations de Google, en mars, sur sa nouvelle politique de conservation des données personnelles des internautes. Dans cette opération de communication destinée à restaurer son image, le numéro un mondial affirmait qu'il ne garderait en mémoire les "logs" de connexion que de 18 à 24 mois et non plus de manière illimitée, et qu'au-delà ces informations deviendraient anonymes. En effet, chaque fois qu'un internaute fait une recherche sur ses sites, Google stocke l'adresse de l'ordinateur, la date et l'heure, le système d'exploitation et le mot-clé utilisés. Au fil des requêtes, et grâce à de petits logiciels espions, les "cookies", le moteur de recherche collecte aussi certaines indications sur les centres d'intérêt de ses visiteurs, leurs convictions politiques et religieuses, leurs loisirs, etc.
Même si les autorités européennes jugent que l'annonce de Google est "une étape significative" pour améliorer le traitement des données, elles demandent "des clarifications supplémentaires" sur le choix de cette période de stockage. Et considèrent que Google "n'a, à ce stade, pas suffisamment spécifié les raisons pour lesquelles (ces informations) doivent être conservées", au risque de contrevenir à une législation européenne sur la protection des données adoptée en 1995. En outre, elles se demandent si le passage à l'anonymat des informations est véritablement irréversible. La directive de 1995 stipule que les données "doivent être collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes", et conservées "pendant une durée n'excédant pas celle nécessaire à la réalisation de ces finalités".
Face à ces mises en cause, Peter Fleischer, responsable des questions de confidentialité en Europe, a promis de mener un "dialogue constructif" avec les autorités européennes. D'après lui, il s'agit d'atteindre "l'équilibre" entre le respect de la vie privée et la lutte contre les fraudeurs et autres pirates informatiques susceptibles de détourner les sites Google de leur vocation.
L'Europe n'est pas seule à s'interroger sur les pratiques de Google. Aux Etats-Unis, des associations de défense des libertés ont élevé la voix après l'acquisition, en avril, de la régie publicitaire en ligne DoubleClick pour 3,1 milliards de dollars. L'Electronic Privacy Information Center (EPIC), le Center for Digital Democracy (CDD) et l'US Public Interest Research Group ont saisi les autorités américaines de la concurrence pour leur demander de bloquer cette opération. Elles redoutent que Google ne combine les données archivées par les deux sociétés pour définir le profil et le comportement des internautes et leur délivrer des publicités ciblées.
Ces critiques interviennent au moment où Google souhaite intensifier ses efforts de gestion des données concernant les personnes visitant ses sites. Sur une base volontaire, il propose déjà aux internautes de préciser leurs centres d'intérêt, afin de personnaliser les réponses à leurs requêtes. En multipliant les services, il veut aller plus loin dans l'organisation de la vie numérique de chacun et dans la connaissance intime du consommateur. Google vient même de déposer un brevet sur une technologie qui permet d'adresser une publicité sur un site de jeu vidéo en ligne en fonction du profil psychologique des joueurs...
Fort de ces informations, Google veut étendre ses prérogatives sur le marché publicitaire. Sur Internet bien sûr, mais en vendant aussi des publicités dans la presse, en radio ou à la télévision. Pour l'instant, critiques et procès n'ont pas freiné la machine de guerre Google, dont les revenus essentiellement publicitaires ont atteint 10,6 milliards de dollars en 2006. Mais, cette croissance accélérée repose sur l'adhésion volontaire de millions d'internautes à ses services. Une adhésion qui nécessite de ne pas trahir leur confiance.
Philippe Ricard (avec Laurence Girard) _________________ A la guerre comme a la guerre или вторая редакция Забугорнова |
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