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Zabougornov
Äîáðûé Àäìèíèñòðàòîð (èíîãäà)


: 06.03.2005
: 12000
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: , 16 2006, 14:14:49     :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-802906@51-796606,0.html

Guerre au Hezbollah, paix avec le Hamas
LE MONDE | 11.08.06 | 13h32 • Mis à jour le 11.08.06 | 13h32

Que l'opération israélienne à Gaza et la riposte massive de Tsahal à un acte de guerre caractérisé de la part du Hezbollah, bras armé de l'Iran au Liban, atteignent ou non leurs objectifs, une chose en tout cas est claire : la guerre qu'Israël mène actuellement sur deux fronts simultanés a porté un coup mortel au "plan de convergence" pour la Cisjordanie, qui était précisément la raison d'être du gouvernement de M. Olmert et de son parti, Kadima.

Trois mois après sa constitution, le gouvernement israélien est déjà privé de projet politique. Et paradoxalement, il n'y a que le Hamas qui puisse lui éviter de sombrer dans une agonie politique sans perspective.

Un désengagement et un démantèlement massif des colonies de Cisjordanie, d'où 80 000 colons doivent être évacués, constituent une tâche bien plus délicate que le retrait unilatéral de Gaza, opéré par Ariel Sharon, qui ne concernait que 8 000 colons. Or à Gaza, territoire d'un seul tenant dont la frontière avec Israël n'a jamais été remise en question, le désengagement a entraîné un état de guerre tel qu'Israël a dû à nouveau envahir les territoires qu'il avait abandonnés il y a moins d'un an. Quelles seraient alors les chances de succès d'une opération similaire en Cisjordanie ?

L'opération "Pluie d'été" à Gaza a révélé de manière spectaculaire l'erreur que constitue la stratégie israélienne de désengagement unilatéral des territoires palestiniens, et les premiers à s'en rendre compte sont les Israéliens eux-mêmes. Les tristes leçons du retrait de Gaza signifient que la perspective de voir des missiles Kassam tirés depuis une nouvelle ligne de front en Cisjordanie sur les grands centres urbains israéliens situés autour de Tel-Aviv, y compris sur l'aéroport international Ben Gourion, ne peut plus être considérée comme un scénario impossible.

En conséquence, si M. Olmert tient à sauver son "plan de convergence", il devra le faire en partenariat avec une partie palestinienne qui ne sera autre que le gouvernement du Hamas de M. Ismaïl Haniyeh. Ce qui signifie utiliser la guerre en cours à Gaza comme une occasion de parvenir avec le Hamas à un accord qui aille bien au-delà de la restitution du soldat enlevé. D'ailleurs, 45 % des Israéliens se disent à présent favorables à des négociations directes avec le Hamas.

Ce que l'OLP, toujours obsédée par l'objectif final qu'elle s'est fixé, refuse de prendre en considération - à savoir un accord provisoire (l'OLP a rejeté les clauses de la feuille de route évoquant un Etat palestinien dans des frontières temporaires) -, le Hamas serait sans doute tout prêt aujourd'hui à l'étudier. Mais pour qu'un accord avec le Hamas soit plus durable qu'un accord avec l'OLP, le Hamas doit redevenir ce qu'il a toujours été : une organisation hiérarchisée et disciplinée, capable de respecter un cessez-le-feu

Un tel accord de partenariat serait de l'intérêt d'Israël, il bénéficierait ainsi d'une frontière certes temporaire mais stable en Cisjordanie, et satisferait pleinement le Hamas. Il mettrait un terme à l'ostracisme international auquel ce dernier est condamné et lui permettrait de concilier son rejet idéologique d'Israël avec ce qui constituerait un pas majeur vers la "fin de l'occupation". Il se ménagerait également une marge de manoeuvre suffisante pour appliquer son programme intérieur qui, après tout, constitue la raison principale pour laquelle les Palestiniens l'ont élu.

Le Hezbollah représente un défi d'une tout autre nature. Israël n'a aucune dispute territoriale avec le Liban et l'organisation chiite n'est pas un mouvement national menant une lutte légitime contre "l'occupation". Il constitue plutôt un outil dans la stratégie iranienne et syrienne de déstabilisation régionale. Et, dans cette affaire, c'est la crédibilité de la communauté internationale qui est en jeu puisque c'est sous son égide qu'a été négocié et officialisé le retrait israélien du Liban en mai 2000.

La guerre sur deux fronts qu'Israël livre aujourd'hui traduit la faillite de la philosophie de la droite israélienne, qui est aussi celle des néoconservateurs qui entourent le président Bush, selon laquelle un règlement global avec le monde arabe et la mise au pas des "Etats voyous" de la région devraient précéder et être la condition indispensable d'une paix israélo-palestinienne.

Or, ce à quoi nous assistons actuellement est la justification éclatante de la stratégie politique de "la Palestine d'abord" qu'ont suivie deux gouvernements travaillistes, celui d'Itzhak Rabin et celui d'Ehoud Barak. Ils avaient la conviction qu'il existait une étroite "fenêtre d'opportunité" permettant de parvenir à une paix avec les Palestiniens avant que l'Iran ne se dote de l'arme nucléaire et que le fondamentalisme islamique ne devienne une menace mortelle pour les régimes arabes modérés.

Il est aujourd'hui de l'intérêt vital d'Israël, et également de celui des régimes arabes modérés, que la guerre à la frontière nord ne dégénère pas en une déflagration régionale. A la différence du cas palestinien, la solution au problème libanais est déjà prête : il y a six ans, Israël a quitté le Liban et s'est replié le long de la frontière internationale en application de la résolution 425 du Conseil de sécurité de l'ONU.

Simultanément, la résolution 1559 demandait au Liban de démanteler le Hezbollah et de déployer son armée dans le Sud. Il s'agissait de mettre fin à l'absurde et dangereuse anomalie consistant à laisser une milice, aux ordres de l'Iran et de la Syrie, contrôler la frontière libano-israélienne. Faute de quoi, on confiait au Hezbollah la clé de la stabilité de l'ensemble du Moyen-Orient.

Il est triste et regrettable que la population civile ait à souffrir de l'actuelle tragédie, et il est évident que la riposte d'Israël a été d'une ampleur inutile. Mais les motivations d'Israël sont justes, car cette guerre n'est pas une guerre d'occupation ni une guerre de colonisation. C'est une guerre menée pour affirmer la validité d'une frontière internationalement reconnue, établie en étroite collaboration avec les Nations unies.

C'est pourquoi ceux qui, dans la communauté internationale, pressent depuis des années Israël de se retirer des territoires palestiniens occupés pour se redéployer sur des frontières internationalement reconnues doivent appuyer ce qui est juste dans les raisons invoquées par Israël pour déclencher cette guerre. Ne pas le faire reviendrait à annihiler toute perspective de mettre un terme à l'occupation qui pose le plus de problèmes, celle des territoires palestiniens. Cela reviendrait par ailleurs à porter un coup fatal aux forces politiques qui, en Israël, se battent justement depuis des années pour la constitution d'un Etat palestinien aux frontières internationalement reconnues.

Tout cela ne signifie pas que nous devons absoudre la totalité des actions de l'armée israélienne, certainement pas. Pas plus qu'Israël ne devrait trouver un grand réconfort dans le fait que certains de ceux qui évoquent l'"usage disproportionné" de la force dont ferait preuve Tsahal pourraient nous en apprendre beaucoup sur la façon de rayer de la carte des villes entières. M. Poutine avec Grozny, par exemple. Et n'oublions pas qu'il a fallu soixante-huit jours de bombardements massifs, qui causèrent la mort de 2 000 civils, avant que l'OTAN ne batte les forces de Milosevic au Kosovo.

Un sérieux effort multilatéral est l'unique moyen de mettre un terme à cet inquiétant cycle de violences. Ce qui implique essentiellement un cessez-le-feu accompagné de la réaffirmation de la validité de la résolution 1559. Cette réaffirmation n'impliquerait pas nécessairement la mise en oeuvre automatique de toutes ses clauses.

Soyons réaliste, désarmer le Hezbollah ne paraît pas vraiment possible pour l'instant, car la punition dévastatrice infligée au Liban et à sa population n'a fait que renforcer l'image du Hezbollah comme seul capable de protéger le pays contre l'offensive israélienne. La situation politique libanaise elle-même rend extrêmement improbable le désarmement de la milice chiite dans un avenir proche. Désarmer le Hezbollah signifierait en fait rompre le délicat équilibre intérieur grâce auquel le Liban survit aujourd'hui en tant que nation, et ouvrir grand les portes de la guerre civile.

Pour que le Hezbollah se transforme effectivement en une organisation strictement civile, il faudrait que non seulement les revendications chiites au Liban soient prises en compte, mais que la solution aux différends qu'il invoque pour justifier son existence en tant que milice armée - en particulier la question de la souveraineté libanaise sur les fermes de Chabaa, comme l'indispensable redéfinition de la frontière dans le village de Ghajar et la fin des violations incessantes de l'espace aérien libanais par l'aviation israélienne - soit incluse dans le paquet de mesures qui suivrait nécessairement le cessez-le-feu.

De son face-à-face avec le Hezbollah, Israël devra tirer d'importantes leçons. C'est la première fois dans l'histoire des guerres menées par Israël que Tsahal se révèle incapable de protéger le front intérieur. Que ce soit pendant la guerre de 1948 lorsque l'Etat juif naissant fut envahi sur différents fronts simultanés, ou durant la guerre du Kippour, en octobre 1973, qui étira jusqu'à l'extrême la capacité d'Israël à repousser un assaut arabe concerté, jamais le front intérieur n'avait subi un pilonnage aussi intense de roquettes, obligeant plus d'un million d'Israéliens à se terrer depuis quatre semaines dans des abris.

Certes Israël a infligé une très sévère correction au Hezbollah, mais il n'a pas pu le détruire. L'Etat juif ne peut plus garantir à ses citoyens la traditionnelle immunité aux attaques dont le territoire national jouissait jusqu'ici. La résilience de ce front intérieur est désormais devenue un élément crucial de la dissuasion israélienne.

Le plus important, ce sont les leçons que doivent à présent tirer nos responsables. Comme on le constate clairement au Moyen-Orient, le changement de nature des hostilités à l'époque moderne signifie que les armées régulières ne constituent plus l'unique menace à la sécurité des nations. Le défi provient maintenant de mouvements radicaux mus par une idéologie religieuse fanatique face à laquelle les concepts traditionnels de la guerre moderne ne sont plus valides.

La doctrine militaire israélienne telle qu'elle avait été définie par David Ben Gourion était fondée sur le principe de la "défense offensive", qui consistait à porter la guerre sur le territoire ennemi afin d'annihiler sa machine militaire et de s'emparer de ses installations stratégiques vitales. D'une part, il n'est pas sûr que cela fonctionnerait aussi brillamment qu'autrefois contre les armées régulières arabes, d'autre part, il est clair que cela est inefficace contre des mouvements tels que le Hezbollah au Liban ou le Hamas dans les territoires palestiniens. C'est précisément la raison pour laquelle des Etats radicaux comme la Syrie ou l'Iran préfèrent mener leur guerre contre Israël au travers d'un mouvement comme le Hezbollah plutôt que de chercher l'affrontement direct avec l'Etat juif.

Désormais, Israël devra compter, plus qu'il ne l'a jamais fait, sur la protection que lui procure le mur invisible de la légitimité internationale. Dans ce pays où l'ONU et ses résolutions ont toujours fait l'objet du plus grand mépris, quelle ironie de constater que la guerre d'Israël contre le Hezbollah a pour objectif central de contraindre le Liban à appliquer une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

La solution au conflit israélo-palestinien sera internationale et passera par l'intégration de forces militaires multinationales solides et mandatées par l'ONU dans tout arrangement futur. Cette proposition n'a jamais été très populaire en Israël, mais elle tient compte du fait que l'objectif affiché de cette guerre, à savoir briser la colonne vertébrale militaire du Hezbollah, n'a pas pu être atteint.

Dans la région volatile et imprévisible que constitue le Moyen-Orient, Israël devra toujours entretenir, même en temps de paix, une armée forte et réactive. Mais il devra désormais intégrer deux éléments nouveaux dans sa doctrine de sécurité : le concept de légitimité internationale et l'acceptation des bons offices de la communauté internationale dans la résolution de ses conflits avec le monde arabe.

Traduit de l'anglais par Gilles Berton
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Zabougornov
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: , 16 2006, 14:17:15     :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-801889@51-796606,0.html

L'échec de la stratégie Bush, par Gilles Kepel
LE MONDE | 08.08.06 | 13h50 • Mis à jour le 08.08.06 | 15h06

Les enjeux de la nouvelle guerre qu'Israël mène simultanément au Liban et dans la bande de Gaza dépassent de beaucoup les affrontements armés qui ont opposé de manière récurrente l'Etat hébreu et ses voisins arabes depuis 1948.

Elle entérine l'échec de la politique de l'administration Bush à sécuriser le Moyen-Orient par l'usage unilatéral de la force, après le fiasco de l'occupation de l'Irak - tandis que les deux grandes lignes de faille de la région, qui passent par la question israélo-palestinienne et par la tension dans le Golfe, se conjuguent désormais en préparation des séismes à venir. La "guerre contre la terreur" avait en effet vocation, en renversant la dictature de Saddam Hussein et en promouvant la démocratisation du Moyen-Orient, à pacifier pour de bon cette partie du monde récalcitrante qui n'aurait d'autre choix que de se plier à l'hégémonie bienveillante des Etats-Unis.

"La route de Jérusalem passe par Bagdad", disait-on à Washington pour signifier que les Palestiniens, privés du soutien d'un monde arabe abasourdi et vaincus dans la seconde Intifada, se résigneraient aux conditions d'un Ariel Sharon détruisant systématiquement les infrastructures de l'Autorité palestinienne avant d'évacuer Gaza, et éliraient en février 2006 une majorité accommodante.

On connaît le résultat - de la victoire du Hamas à sa mise au ban, de l'enlèvement du caporal Shalit au retour des blindés de Tsahal à Gaza.

Pendant ce temps, en Irak, les Etats-Unis s'enlisaient face à l'insurrection sunnite, tandis qu'à Téhéran, principal soutien des partis religieux chiites, le président Ahmadinejad saisissait cette opportunité politique pour affirmer ses ambitions nucléaires tout en appelant à "effacer Israël de la carte". Les missiles de son protégé libanais, le Hezbollah, s'abattant sur Haïfa, en sont, aux yeux de l'opinion israélienne, un avant-goût et signifient que la route de Haïfa et de Tel-Aviv passe par Téhéran - faisant aussi la preuve de l'incapacité de Washington, empêtré à Bagdad, de garantir la sécurité de son principal allié.

De son côté, Israël plonge dans l'abîme un pays dont le gouvernement, issu de la "révolution du Cèdre" du printemps 2005 - avec l'appui de Paris et Washington - s'était libéré de la tutelle syrienne. Beyrouth, à son tour, fait l'expérience amère que l'alliance américaine n'est pas une garantie de sécurité.

En se posant en champion de la résistance à la politique des Etats-Unis dans la région et en adversaire de l'Etat hébreu par Hezbollah interposé, Téhéran met en porte à faux les dirigeants de la plupart des Etats arabes. Mais dans les villes arabes, les manifestations de solidarité avec le Liban victime mettent en avant le portrait du cheikh Nasrallah, tandis qu'Al Jazeera lui offre trois d'heures d'interview - consacrant le secrétaire général du "Parti de Dieu" chiite comme le héros des foules et des téléspectateurs sunnites. Un oecuménisme contre "l'ennemi sioniste" qui vient à propos pour laver les chiites d'Irak, aux yeux des mêmes sunnites, de l'accusation de collusion avec l'occupation américaine.

Pareil désastre pour la politique de sécurité mise en place par les Etats-Unis au Moyen-Orient ne vient pas seul : l'ingénierie démocratique, qui devait parachever la "guerre contre la terreur" en portant au pouvoir des élites philo-occidentales issues de la société civile, s'est traduite, dans la plupart des pays où des élections libres ou semi-libres ont eu lieu, par des gains significatifs ou par la victoire de partis islamistes anti-occidentaux, de l'Iran à la Palestine en passant par le Koweït, l'Egypte, l'Arabie saoudite ou le Bahrein.

Ces succès ont été motivés par le refus des électeurs d'entériner une politique unilatérale américaine dont les chaînes satellites arabes leur montrent au quotidien l'inanité et que vitupèrent en chaire et sur le petit écran des prédicateurs qui appellent au djihad pour libérer la terre d'islam de la domination des infidèles et glorifient les "martyrs" morts lors des attentats-suicides.

Désormais, la démocratisation n'est plus une priorité pour Washington, au grand soulagement des régimes autoritaires, et à l'amertume des démocrates du Moyen-Orient, qui s'estiment d'autant plus trahis que dans le seul pays où des élections ne s'étaient pas traduites par la victoire islamiste - le Liban, si l'on excepte les succès du Hezbollah dans les urnes chiites - les Etats-Unis n'ont rien fait pour protéger l'intégrité du territoire face aux frappes israéliennes, et ne se pressent pas pour demander un cessez-le-feu.

De cette déconfiture générale émergent plusieurs leçons, conditionnant le devenir d'une région cruciale pour la planète - qui ne peut se passer une seule journée des hydrocarbures dont le Moyen-Orient est le principal producteur. La sécurité, qui repose sur l'équilibre des forces, doit se traduire par la négociation et la prise en compte des intérêts des communautés ou des peuples en situation de faiblesse - sous peine de les transformer en électrons libres.

La destruction de l'Autorité palestinienne par Israël a amené la victoire du Hamas, la marginalisation des sunnites d'Irak par l'occupant américain, l'insurrection. Ces garanties de sécurité ne peuvent être fournies par les seuls Etats-Unis, mais doivent impliquer les Etats de la région et l'Europe.

A cet égard, le déploiement d'une force internationale à la frontière israélo-libanaise, pour préparer le contrôle de celle-ci par l'armée libanaise, en application de la résolution 1559, sera un test de la capacité de la communauté internationale.

Le télescopage entre la crise israélo-arabe et la crise du Golfe est l'autre défi majeur. Il fait, pour l'heure, de l'Iran de Mahmoud Ahmadinejad l'un des principaux bénéficiaires de la situation, créant une menace de déstabilisation pour la péninsule Arabique, dont les dirigeants redoutent un retour au messianisme de l'ère Khomeiny.

Le découplage des deux crises ne peut se produire que si se mettent en place des garanties internationales à la sécurité du Golfe, dans les eaux duquel transitent les pétroliers de tous les pays. Par-delà sa rhétorique belliqueuse, Téhéran joue son va-tout : il sait qu'il ne pourra pas accéder au nucléaire civil s'il ne négocie pas avec ses voisins et les grandes puissances un pacte régional de sécurité.

Dans ce domaine, l'initiative européenne est seule à même d'arrêter la spirale de la surenchère et de favoriser à terme des changements structurels à Téhéran - sans quoi il n'y aura plus d'échappatoire à un affrontement militaire qui prendrait en otage le monde entier en mettant en péril son approvisionnement en hydrocarbures.

Gilles Kepel est professeur à Sciences Po-Paris (chaire Moyen-Orient Méditerranée)
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: , 16 2006, 14:34:11     :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-734511,36-803377@51-796235,0.html

La France pourrait former la colonne vertébrale de la Finul renforcée
LE MONDE | 14.08.06 | 13h18

L'ONU est engagée dans une course contre la montre pour transformer la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), un contingent de 2000 casques bleus jusque-là largement impuissants, en une force robuste de 15 000 hommes capables, lorsque le retrait israélien aura commencé, d'aider les 15 000 soldats promis par l'armée libanaise à regagner le contrôle du Liban sud, où le Hezbollah règne en maître depuis six ans.

Cette métamorphose, qui, selon des sources onusiennes, prendra "des semaines", exige que le département du maintien de la paix de l'ONU trouve rapidement des Etats volontaires. Une première réunion "technique", avec 17 des pays "intéressés", a eu lieu, samedi 12 août, et devait être suivie, lundi, d'une deuxième rencontre, incluant davantage de participants.

La France a fait savoir qu'elle pourrait fournir la colonne vertébrale de cette nouvelle force "sous casques bleus", à condition d'être accompagnée d'autres Européens et de contingents musulmans. La Turquie, la Malaisie, l'Indonésie, l'Italie et l'Espagne ont déjà signalé leur intention de participer. L'ONU compte aussi sur les contributeurs "habituels" comme l'Inde, le Pakistan, le Bangladesh ou la Jordanie. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ne devraient, eux, fournir qu'une aide "logistique".

L'envoi de troupes françaises supplémentaires - la France fait déjà partie de la Finul, créée en 1978 et actuellement dirigée par le général français Alain Pellegrini - est suspendu à une décision de la présidence française, qui a affirmé, samedi, que Paris prendrait "sa part" dans l'effort. "Nous espérons que la France va ouvrir la voie, mais nous comprenons qu'elle ne veuille pas être seule", explique une source onusienne.

L'un des écueils, pour la Finul renforcée, serait d'être perçue comme le bras armé de l'Occident. Pour cette raison, Beyrouth a milité, avec succès, contre le déploiement d'une force multinationale (qui "impose" la paix au lieu de la "maintenir") sous chapitre VII de la charte de l'ONU, qui permet d'utiliser la force. Israël réclamait, au contraire, une force multinationale musclée, capable de neutraliser le Hezbollah.

La résolution 1701 du Conseil de sécurité, adoptée à l'unanimité, vendredi 11 août, donne pour nouveau mandat à la Finul d'"aider" l'armée libanaise à établir une zone tampon dans le sud du Liban, jusqu'au fleuve Litani, d'où seront exclus le Hezbollah et l'armée israélienne, mais aussi de "sécuriser les frontières", pour prévenir les livraisons illégales d'armes.

Sans être placée sous le chapitre VII, la Finul renforcée en a les prérogatives et peut désormais user de "toutes les mesures nécessaires" - la force, en langage diplomatique - notamment pour "veiller à ce que son théâtre d'opérations ne soit pas utilisé pour des activités hostiles". Si le Hezbollah continue à tirer des roquettes sur Israël à proximité de leurs positions, les casques bleus ne sont plus tenus d'être des témoins passifs.

"RECONSTRUIRE L'INFRASTRUCTURE"

Mais politiquement, le terrain reste miné. "Notre succès dépendra du respect de la résolution par les parties", assure un fonctionnaire onusien. "Que vont faire les Libanais avec le Hezbollah ?", demande un autre. "Nous n'allons pas le désarmer nous-mêmes, ce n'est pas dans notre mandat", poursuit-il.

Avec à sa disposition 60 000 hommes sous-équipés, dont moins d'un tiers seraient opérationnels, le gouvernement libanais, dont fait partie le Hezbollah, s'est engagé à dépêcher 15 000 soldats dans le Sud, avec l'équipement nécessaire. Cette armée, patiemment réunifiée après la guerre interlibanaise (1975-1990), est composée pour moitié de musulmans (chiites et sunnites) et pour moitié de chrétiens (tous rites confondus). Elle reste encadrée par un grand nombre d'officiers formés à Damas du temps de la tutelle syrienne.

Tout déploiement sera par ailleurs un cauchemar logistique. "Il sera indispensable d'avoir des unités du génie pour reconstruire l'infrastructure, les routes et les ponts", explique un attaché militaire, présent à la réunion de samedi. La nouvelle force risque aussi d'avoir un budget bien supérieur aux 98 millions de dollars (près de 80 millions d'euros) annuels de la Finul. "Les Etats membres devront être prêts à payer", prévient une responsable onusienne.
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: , 16 2006, 14:45:36     :

http://www.newsru.co.il/mideast/16aug2006/eu_le.html

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Íîðâåãèÿ çàÿâèëà, ÷òî ìîæåò îòïðàâèòü â Ëèâàí 100 âîåííûõ ìîðÿêîâ è 4 òîðïåäíûõ êàòåðà – äëÿ êîíòðîëÿ ñèòóàöèè â ïðèáðåæíûõ âîäàõ. Äàíèÿ îòêàçàëàñü ïîñûëàòü ñâîèõ ìèðîòâîðöåâ, íî ãîòîâà îòïðàâèòü â Ëèâàí âîåííîå ñóäíî. Ôèíëÿíäèÿ çàÿâëÿåò, ÷òî ìîæåò îòïðàâèòü â Ëèâàí 100-200 âîåííîñëóæàùèõ.

Âîçìîæíîñòü îòïðàâêè ñâîèõ ñîëäàò â Ëèâàí ãîâîðÿò òàêæå Èðëàíäèÿ, Íîâàÿ Çåëàíäèÿ è Èíäîíåçèÿ.

 íàñòîÿùåå âðåìÿ ìèðîòâîð÷åñêèé êîíòèíãåíò UNIFIL âêëþ÷àåò â ñåáÿ âîåííîñëóæàùèõ èç Ôðàíöèè, Êèòàÿ, Ãàíû, Èíäèè, Èðëàíäèè, Èòàëèè, Ïîëüøè è Óêðàèíû.
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A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Zabougornov
Äîáðûé Àäìèíèñòðàòîð (èíîãäà)


: 06.03.2005
: 12000
: Îáåð-ãðóïïåí-äîöåíò, ñò. ðóêîâîäèòåëü ãðóïïû ñêîðîñòíûõ ñâèíãåðîâ, îí æå Çàáàøëåâè÷ Îöààò Ïîýëåâè÷

: , 16 2006, 14:49:41     :

http://www.newsru.co.il/press/16aug2006/lm_be.html

Óñèëèÿ ìåæäóíàðîäíîãî ñîîáùåñòâà ïî ïðåêðàùåíèþ âîéíû â Ëèâàíå íàãëÿäíî äåìîíñòðèðóþò òðóäíîñòè, êîòîðûå èñïûòûâàåò Åâðîïåéñêèé ñîþç íà äèïëîìàòè÷åñêîé àðåíå. Íåêîòîðûå âõîäÿùèå â íåãî ãîñóäàðñòâ ñûãðàëè áîëåå èëè ìåíåå çàìåòíóþ ðîëü â ïîèñêå ðåøåíèÿ: Èòàëèÿ – ïðèíÿâ â Ðèìå 26 èþëÿ ó÷àñòíèêîâ ìåæäóíàðîäíîé êîíôåðåíöèè, Âåëèêîáðèòàíèÿ – ïðåäñòàâèâ ÷åðåç äâà äíÿ â Âàøèíãòîíå ïëàí âûõîäà èç êðèçèñà, Ôðàíöèÿ – ïðîâåäÿ â Íüþ-Éîðêå ïåðåãîâîðû ñ ÑØÀ âîêðóã ðåçîëþöèè, ïðèíÿòîé ÎÎÍ 11 àâãóñòà. Íî ðåøàþùèì îáðàçîì ïîâëèÿòü íà èñõîä êîíôëèêòà Åâðîïà îêàçàëàñü íå â ñîñòîÿíèè. Íåñìîòðÿ íà òî ÷òî åå äèïëîìàòû íå ðàç âûñòóïàëè ñ ïðåäëîæåíèÿìè î ïîñðåäíè÷åñòâå, áûëî â î÷åðåäíîé ðàç äîêàçàíî, ÷òî ìåæäóíàðîäíûå îòíîøåíèÿ – ýòî ïðåæäå âñåãî ïðåðîãàòèâà ãîñóäàðñòâ. Ó êàæäîãî èç íèõ – ñâîè òðàäèöèè, ñâîè ñèìïàòèè, ñâîè èíòåðåñû. Êîîðäèíàöèÿ ïîëèòèêè íà îáùååâðîïåéñêîì óðîâíå íå ÿâëÿåòñÿ èõ ãëàâíîé çàáîòîé.

 äàííîì êîíôëèêòå òàêàÿ êîîðäèíàöèÿ áûëà çàòðóäíåíà ðàçíîãëàñèÿìè ìåæäó åâðîïåéñêèìè ñòðàíàìè âîêðóã ïóòåé óðåãóëèðîâàíèÿ êðèçèñà. Îíè ïðîÿâèëèñü íà êîíôåðåíöèè â Ðèìå, ãäå ôðàíöóçû âûñòóïèëè ñ òðåáîâàíèåì íåìåäëåííîãî ïðåêðàùåíèÿ îãíÿ, ñ ÷åì íå ñîãëàñèëèñü àìåðèêàíöû, ïîääåðæàííûå áðèòàíöàìè. Òîãäà ó÷àñòíèêè ñîãëàñèëèñü ñ äîâîëüíî ðàñïëûâ÷àòîé ôîðìóëèðîâêîé, ñîãëàñíî êîòîðîé îíè áðàëè íà ñåáÿ îáÿçàòåëüñòâî "íåìåäëåííî íà÷àòü ðàáîòó ïî ñêîðåéøåìó ïðåêðàùåíèþ îãíÿ".

Ðàçëè÷èÿ â ïîçèöèÿõ âûÿâèëèñü è íà äâóõ ñîâåùàíèÿõ ìèíèñòðîâ èíîñòðàííûõ äåë åâðîïåéñêèõ ñòðàí â Áðþññåëå (17 èþëÿ è 1 àâãóñòà), ãäå îíè ïðèíÿëè ôîðìó ñåìàíòè÷åñêîãî ñïîðà âîêðóã òåðìèíîâ "íåìåäëåííîå ïðåêðàùåíèå áîåâûõ äåéñòâèé" è "íåìåäëåííîå ïðåêðàùåíèå îãíÿ".  èòîãå ñòðàíû ÅÑ ïðèøëè ê ñîãëàñèþ ïî ïîâîäó ïåðâîé ôîðìóëèðîâêè, êîòîðóþ ñî÷ëè ìåíåå æåñòêîé äëÿ Èçðàèëÿ, è îòâåðãëè âòîðóþ, êîòîðóþ ïðåäëàãàëà ïðåäñåäàòåëüñòâóþùàÿ Ôèíëÿíäèÿ (ïðè ïîääåðæêå Ôðàíöèè).

Ðàñêîëîëñÿ Åâðîñîþç è â âîïðîñå îá óñëîâèÿõ âîçìîæíîãî ðàçâåðòûâàíèÿ ìèðîòâîð÷åñêèõ ñèë: ôðàíöóçû ñ÷èòàëè, ÷òî îíî äîëæíî áûòü îñóùåñòâëåíî ïîñëå äîñòèæåíèÿ ïîëèòè÷åñêîãî ñîãëàøåíèÿ, à àíãëè÷àíå – ÷òî îíî äîëæíî åìó ïðåäøåñòâîâàòü. Ôðàíöóçû ïîëó÷èëè ïîääåðæêó â Áðþññåëå, íî íå â ÎÎÍ, ãäå, êàê ïîÿñíÿþò îíè, ñèòóàöèþ èçìåíèëî ðåøåíèå î ðàçìåùåíèè íà Þãå ëèâàíñêîé àðìèè.

Äðóãàÿ ëèíèÿ ðàçëîìà âîçíèêëà ïî ïîâîäó öåëåñîîáðàçíîñòè âñòóïëåíèÿ â äèàëîã ñ êðåñòíûìè îòöàìè "Õèçáàëëû" – Èðàíîì è Ñèðèåé. Ãëàâà ôðàíöóçñêîãî ÌÈÄà Ôèëèïï Äóñò-Áëàçè øîêèðîâàë ñâîèõ ïàðòíåðîâ, ñ ïîõâàëîé îòîçâàâøèñü î "ñòàáèëèçèðóþùåé ðîëè" Òåãåðàíà â ðåãèîíå, íî ïîçæå ñêîððåêòèðîâàë ýòî ñâîå âûñêàçûâàíèå. Âûáèëñÿ îí èç îáùåãî ðÿäà è òåì, ÷òî îòâåðã ëþáûå ïåðåãîâîðû ñ ðóêîâîäèòåëÿìè Äàìàñêà, õîòÿ åãî ãåðìàíñêèé è èñïàíñêèé êîëëåãè íå îòêàçûâàëèñü îò âñòðå÷è ñ ñèðèéñêèìè ïðåäñòàâèòåëÿìè.

Ýòè ðàçëè÷èÿ â ïîäõîäàõ íå ñïîñîáñòâîâàëè óñèëåíèþ ïîçèöèè åâðîïåéñêèõ ñòðàí. Íåñìîòðÿ íà ïîïûòêè ïðèìèðåíèÿ ñî ñòîðîíû ïðåäñåäàòåëüñòâîâàâøåé Ôèíëÿíäèè, êîòîðàÿ ñòàðàëàñü âñåìè ñèëàìè äîáèòüñÿ ñáëèæåíèÿ òî÷åê çðåíèÿ, Åâðîïà ãîâîðèëà î ëèâàíñêîì êîíôëèêòå äàëåêî íå åäèíûì ãîëîñîì.

Òåì íå ìåíåå Åâðîñîþç íå áåçäåéñòâîâàë. Èòîãè ñâîåé äåÿòåëüíîñòè îí îöåíèâàåò ïîëîæèòåëüíî, õîòÿ è ïðèçíàåò èõ îãðàíè÷åííîñòü.  äèïëîìàòè÷åñêîì ïëàíå, íàïîìèíàåò îí â äîêóìåíòå îò 8 àâãóñòà, ÅÑ àêòèâíî âêëþ÷èëñÿ â ïîèñêè ïîëèòè÷åñêîãî óðåãóëèðîâàíèÿ, ïðèçâàâ ñòîðîíû ê ïðåêðàùåíèþ âîåííûõ äåéñòâèé, âûðàçèâ ãîòîâíîñòü ó÷àñòâîâàòü â ìåæäóíàðîäíîì ìèðîòâîð÷åñêîì êîíòèíãåíòå, ïîääåðæàâ óñèëèÿ ÎÎÍ. Åãî ïðåäñòàâèòåëè âûåçæàëè â çîíó êîíôëèêòà, ÷òîáû ïîäòâåðäèòü ïðèñóòñòâèå Åâðîïû è åå ñîëèäàðíîñòü ñ íàðîäàìè ðåãèîíà.

Ãóìàíèòàðíàÿ ïîìîùü. Ïÿòü åâðîïåéñêèõ ñòðàí, âõîäÿùèõ â Ñîâåò Áåçîïàñíîñòè – Ôðàíöèÿ è Âåëèêîáðèòàíèÿ (ïîñòîÿííûå ÷ëåíû), Äàíèÿ, Ãðåöèÿ è Ñëîâàêèÿ (íåïîñòîÿííûå ÷ëåíû) – âûïîëíèëè ñâîþ ìèññèþ, õîòÿ, êàê îòìåòèë ôèíñêèé ìèíèñòð èíîñòðàííûõ äåë Ýðêêè Òóîìèîéÿ, "Ñîâåò Áåçîïàñíîñòè – ýòî èíñòàíöèÿ, â êîòîðîé ñ åâðîïåéñêîé êîîðäèíàöèåé äåëî îáñòîèò õóæå âñåãî". Âî âñÿêîì ñëó÷àå, êîìèññàð ïî âîïðîñàì âíåøíåé ïîëèòèêè ÅÑ Áåíèòà Ôåððåðî-Âàëüäíåð ñ óäîâëåòâîðåíèåì êîíñòàòèðîâàëà, ÷òî ðåçîëþöèÿ, ïðèíÿòàÿ 11 àâãóñòà, ñîäåðæèò îñíîâíûå âûâîäû, ê êîòîðûì ïðèøëè åâðîïåéñêèå ìèíèñòðû.

Íî â ïåðâóþ î÷åðåäü åâðîïåéñêèå ñòðàíû îòìå÷àþò, ÷òî îíè ïðåäïðèíÿëè çíà÷èòåëüíûå óñèëèÿ â îáëàñòè îêàçàíèÿ ãóìàíèòàðíîé ïîìîùè è ìíîãîå ãîòîâû ñäåëàòü äëÿ áîðüáû ñ "÷åðíûì ïðèëèâîì", êîòîðûé çàãðÿçíÿåò ëèâàíñêèå ïëÿæè ïîñëå áîìáàðäèðîâêè ýëåêòðîñòàíöèè â Äæèå, è äëÿ âîññòàíîâëåíèÿ ñòðàíû. Êîìèññèÿ è ãîñóäàðñòâà-÷ëåíû âûäåëèëè 100 ìëí åâðî (ïîëîâèíó èç êîòîðûõ ñîñòàâëÿþò ñðåäñòâà îáùååâðîïåéñêîãî áþäæåòà, à âòîðóþ ïîëîâèíó – íàöèîíàëüíûå áþäæåòíûå ñðåäñòâà) íà îêàçàíèå ïîìîùè ïîñòðàäàâøåìó íàñåëåíèþ. Êîìèññàð ÅÑ ïî âîïðîñàì ãóìàíèòàðíîé ïîìîùè Ëóè Ìèøåëü íàõîäèòñÿ â çîíå êîíôëèêòà ñ 14 ïî 17 àâãóñòà: îí îöåíèâàåò ïîòðåáíîñòè â ïîìîùè, êîòîðûå, ïî åãî ñëîâàì, ðàñòóò ñ êàæäûì äíåì.

Åâðîñîþç íåîäíîêðàòíî ïðîñèë Èçðàèëü óñòàíîâèòü áåçîïàñíûå êîðèäîðû äëÿ äîñòàâêè ïîìîùè è óâàæàòü ìåæäóíàðîäíîå ãóìàíèòàðíîå ïðàâî.  íà÷àëå êðèçèñà îí ïîìîã ýâàêóàöèè òåõ, êòî õîòåë ïîêèíóòü Ëèâàí. Íàêîíåö, îí ïî ïðîñüáå ëèâàíñêèõ âëàñòåé ïðåäïðèíèìàåò ïîïûòêè ïðåäîòâðàòèòü ýêîëîãè÷åñêóþ êàòàñòðîôó, óãðîæàþùóþ ïðèáðåæíîé çîíå, è îáåùàåò â ïåðñïåêòèâå ïîääåðæàòü óñèëèÿ ïî âîññòàíîâëåíèþ ñòðàíû.

Íå âïîëíå ÿñíî, ïî÷åìó Æàê Øèðàê ñ÷åë íóæíûì â ñâîåì ïèñüìå ôèíñêîìó ïðåìüåð-ìèíèñòðó Ìàðòòè Âàíõàíåíó îò 20 èþëÿ âûñêàçàòüñÿ çà "åâðîïåéñêóþ èíèöèàòèâó", êîòîðàÿ ïîçâîëèëà áû óñëûøàòü "îðèãèíàëüíûé è âçâåøåííûé" ãîëîñ Åâðîñîþçà. Õîòåë ëè ôðàíöóçñêèé ïðåçèäåíò ïîä÷åðêíóòü ýòèì ñëàáîñòü Åâðîïû, ÷òî îí ëþáèò äåëàòü? Âî âñÿêîì ñëó÷àå, çà âñå ýòî âðåìÿ îí íè ðàçó íå îáìîëâèëñÿ î ðîëè Åâðîñîþçà – ðàçâå ÷òî çàÿâèë 19 èþëÿ, ÷òî îí "ìîáèëèçîâàë Åâðîïó" íà ïîääåðæêó èäåè ãóìàíèòàðíîãî ïåðåìèðèÿ.

Áåññïîðíî, Åâðîïåéñêèé ñîþç, íåñìîòðÿ íà ïðèñóòñòâèå â ðåãèîíå, äîâîëüíî ñêðîìíî ïðîÿâèë ñåáÿ â óïðàâëåíèè êîíôëèêòîì. Íè ÑØÀ, íè Èçðàèëü, â ðóêàõ êîòîðûõ íàõîäèëèñü ãëàâíûå êëþ÷è êðèçèñà, íå õîòåëè, ÷òîáû îí âûïîëíÿë áîëåå âàæíóþ ôóíêöèþ. Íî êàêîé åâðîïåéñêèé ãëàâà ãîñóäàðñòâà èëè ïðàâèòåëüñòâà èñêðåííå õîòåë áû äîâåðèòü åìó ãëàâíóþ ðîëü?
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A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Zabougornov
Äîáðûé Àäìèíèñòðàòîð (èíîãäà)


: 06.03.2005
: 12000
: Îáåð-ãðóïïåí-äîöåíò, ñò. ðóêîâîäèòåëü ãðóïïû ñêîðîñòíûõ ñâèíãåðîâ, îí æå Çàáàøëåâè÷ Îöààò Ïîýëåâè÷

: , 16 2006, 14:52:58     :

http://www.newsru.co.il/press/16aug2006/ft_fr.html

Â÷åðà ïðåäñòàâèòåëè Ôðàíöèè ïîä÷åðêíóëè, ÷òî Ïàðèæ âîçäåðæèòñÿ îò ðóêîâîäñòâà óêðåïëåííûìè ìåæäóíàðîäíûìè ñèëàìè â Þæíîì Ëèâàíå â îòñóòñòâèå ãàðàíòèé ëèâàíñêîãî ïðàâèòåëüñòâà, ÷òî âîîðóæåííàÿ øèèòñêàÿ îðãàíèçàöèÿ "Õèçáàëëà" áóäåò ðàçîðóæåíà.

Òðåáîâàíèÿ áûëè èçëîæåíû íàêàíóíå ñåãîäíÿøíåãî âèçèòà ôðàíöóçñêîãî ìèíèñòðà èíîñòðàííûõ äåë Ôèëèïïà Äóñò-Áëàçè â Áåéðóò. Âèçèò, âåðîÿòíî, ñòàíåò ïîâîðîòíûì â ðåøåíèè ñóäüáû ìíîãîíàöèîíàëüíûõ ñèë ÎÎÍ, öåëü êîòîðûõ – îáåñïå÷èâàòü âûïîëíåíèå ïðåêðàùåíèÿ îãíÿ ìåæäó "Õèçáàëëîé" è Èçðàèëåì.

Ñîâåòíèêè Äóñò-Áëàçè çàÿâèëè, ÷òî îí õî÷åò óñëûøàòü ïëàí ëèâàíñêèõ âîåííûõ ïî óäàëåíèþ ðàêåò "Õèçáàëëû" èç "áóôåðíîé çîíû" â Þæíîì Ëèâàíå.

Ôðàíöóçñêèå ÷èíîâíèêè ïðèçíàþò, ÷òî ðàçîðóæåíèå "Õèçáàëëû" íå ïðîèçîéäåò â îäíî÷àñüå, íî ãîâîðÿò, ÷òî ìåæäóíàðîäíûå ñèëû íå áóäóò ðàçâåðíóòû, ïîêà íå áóäåò ñîçäàíà äåìèëèòàðèçîâàííàÿ çîíà. Íî ïðèåçä ôðàíöóçñêîãî ìèíèñòðà ñîâïàäàåò ñ ìîìåíòîì, êîãäà ëèâàíñêîå ïðàâèòåëüñòâî âñåìè ñèëàìè ïûòàåòñÿ óãîâîðèòü "Õèçáàëëó" âûâåçòè ñâîå îðóæèå èç 20-êèëîìåòðîâîé çîíû â Þæíîì Ëèâàíå – ðàéîíà, ôàêòè÷åñêè íàõîäÿùåãîñÿ ïîä êîíòðîëåì âîåíèçèðîâàííîãî äâèæåíèÿ.

Ñîâåòíèêè ëèâàíñêîãî ïðåìüåð-ìèíèñòðà Ôóàäà Ñèíüîðû â÷åðà çàÿâèëè, ÷òî ïðîäîëæàþòñÿ äèñêóññèè ñ öåëüþ íàéòè íàöèîíàëüíûé êîíñåíñóñ ïî äåìèëèòàðèçîâàííîé çîíå è ïîäãîòîâèòü ïî÷âó äëÿ ðàçâåðòûâàíèÿ ëèâàíñêîé àðìèè è ìåæäóíàðîäíûõ ñèë.

×èíîâíèêè â Áåéðóòå äàëè ïîíÿòü, ÷òî àðìèÿ íå áóäåò âñòóïàòü â áîé ñ "Õèçáàëëîé", ðèñêóÿ ñïðîâîöèðîâàòü âíóòðåííèé êîíôëèêò.  ïîíåäåëüíèê âå÷åðîì ìèíèñòð îáîðîíû Ëèâàíà Ýëèàñ Ìóðð çàÿâèë ìåñòíîìó òåëåêàíàëó LBC, ÷òî ó àðìèè íåò íàìåðåíèé ðàçîðóæàòü "Õèçáàëëàõ" íà þãå. Îí âûñêàçàë ïðåäïîëîæåíèå, ÷òî "Õèçáàëëà" ïîíèìàåò, ÷òî â áóôåðíîé çîíå áîëüøå íå äîëæíû âèäåòü îðóæèå, íî äîáàâèë: åñëè âîåííûå íàòêíóòñÿ íà ðàêåòû, îíè íå ñòàíóò èõ çàáèðàòü.

Èçðàèëü äîëæåí ïåðåäàòü "áóôåðíóþ çîíó" ïîä êîíòðîëü ëèâàíñêîé àðìèè è ñèë ÎÎÍ, êîòîðûå ïðèäóò â êà÷åñòâå ïîäêðåïëåíèÿ äëÿ èìåþùèõñÿ äâóõ òûñÿ÷ ìèðîòâîðöåâ UNIFIL.

Äèïëîìàòû â Ïàðèæå îáåñïîêîåíû òåì, ÷òî "Õèçáàëëà", ïðîâîçãëàñèâøàÿ ïðåêðàùåíèå îãíÿ "èñòîðè÷åñêîé ïîáåäîé" àðàáîâ, ïîëó÷àåò îáîäðåíèå – òåì ñàìûì âåðîÿòíîñòü åå ðàçîðóæåíèÿ óìåíüøàåòñÿ.

Íî ôðàíöóçñêèå ÷èíîâíèêè çàÿâèëè, ÷òî Äóñò-Áëàçè íå ïðèìåò ëèâàíñêèé ïëàí, â êîòîðîì íå áóäåò ïîëíîãî ðàçîðóæåíèÿ "Õèçáàëëû", íà÷èíàÿ ñ 20-êèëîìåòðîâîé çîíû ê þãó îò ðåêè Ëèòàíè.

Îæèäàåòñÿ, ÷òî Ôðàíöèÿ ðàçâåðíåò ñàìûé áîëüøîé êîíòèíãåíò, ïðèìåðíî â 5 òûñ. âîåííîñëóæàùèõ, â ñîñòàâå áóäóùèõ ìíîãîíàöèîíàëüíûõ ñèë.

Î âîçìîæíîñòè ñâîåãî ó÷àñòèÿ çàÿâèëè òàêæå Èòàëèÿ, Èñïàíèÿ, Ãåðìàíèÿ, Ìàëàéçèÿ, Èíäîíåçèÿ, Àâñòðàëèÿ è Íîâàÿ Çåëàíäèÿ.
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A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà
Zabougornov
Äîáðûé Àäìèíèñòðàòîð (èíîãäà)


: 06.03.2005
: 12000
: Îáåð-ãðóïïåí-äîöåíò, ñò. ðóêîâîäèòåëü ãðóïïû ñêîðîñòíûõ ñâèíãåðîâ, îí æå Çàáàøëåâè÷ Îöààò Ïîýëåâè÷

: , 17 2006, 18:45:29     :

http://www.newsru.co.il/mideast/17aug2006/day_war37.html

Ìèíèñòð îáîðîíû Ôðàíöèè Ìèøåëü Àëüî-Ìàðè ñîîáùèëà ñåãîäíÿ, ÷òî ôðàíöóçñêèå âîåííûå ãîòîâû âîçãëàâèòü óñèëåííûé êîíòèíãåíò ìèðîòâîðöåâ â Þæíîì Ëèâàíå UNIFIL. Ãëàâà îáîðîííîãî âåäîìñòâà äîáàâèëà, ÷òî Ôðàíöèÿ ãîòîâà ðóêîâîäèòü êîíòèíãåíòîì äî ôåâðàëÿ 2007 ãîäà.
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