Zabougornov Äîáðûé Àäìèíèñòðàòîð (èíîãäà)

: 06.03.2005 : 12000 : Îáåð-ãðóïïåí-äîöåíò, ñò. ðóêîâîäèòåëü ãðóïïû ñêîðîñòíûõ ñâèíãåðîâ, îí æå Çàáàøëåâè÷ Îöààò Ïîýëåâè÷
|
: , 8 2006, 17:33:06 : Êàê õèòðûé Leclerc ñ êîíêóðåíòàìè áîðåòñÿ |
|
|
Õèòðûé Leclerc ïðèäóìàë õèòðóþ êîìáèíàöèþ êàê îáîéòè êîíêóðåíòîâ.
Õèòðàÿ êîìáèíàöèÿ ñîñòîÿëà â òîì, ÷òî Leclerc ïðèêèíåòñÿ íåêèì îáúåêòèâíûì àðáèòðîì è íà÷í¸ò öåíû ñðàâíèâàòü, â ñìûñëå ñâîè öåíû ñ öåíàìè êîíêóðåíòîâ.
Ñàéò ñâîé îòêðûë ñ áîëüøîé ïîìïîé, äëÿ ïóùåé óáåäèòåëüíîñòè äàæå íåêóþ íàóêîîáðàçíîñòü ïîäïóñòèë, òàì ñêîëüêî èìåííî ìàãàçèíîâ àíàëèçèðîâàëîñü, ñêîëüêî íàèìåíîâàíèé òîâàðîâ ó÷èòûâàëîñü ïðè ïðîâåäåíèè ñðàâíåíèÿ, ïî êàêèì êàòåãîðèÿì è ïð.
Íó, íàòóðàëüíî, Leclerc, íà ñâî¸ì ñàéòå, ïîáåäèë âñåõ êîíêóðåíòîâ (åù¸ áû îí èõ íå ïîáåäèë, ìëàäåíöó ÿñíî êòî êîãî ïîáåäèò ïðè òàêîì ðàñêëàäå).
ßñíî ýòî áûëî è äëÿ êîíêóðåíòîâ, îíè êîíå÷íî òàêîãî âûòåðïåòü íå ìîãëè è ïîäàëè â ñóä íà Leclerc....è âûèãðàëè ïðîöåññ.
Íî Leclerc íå ñäà¸òñÿ, ñîáèðàåòñÿ îáæàëîâàòü ðåøåíèå ñóäà.
Leclerc contraint de fermer son site Internet de comparaison des prix
LE MONDE | 08.06.06 | 14h35 • Mis à jour le 08.06.06 | 15h19
Attaquée par Carrefour, l'enseigne a été condamnée, mercredi, par le tribunal de commerce de Paris pour publicité comparative illicite. Elle va faire appel.
Tout doit disparaître. Ainsi en a décidé le tribunal de commerce de Paris, qui a rendu, mercredi 7 juin, un jugement interdisant aux centres Leclerc l'exploitation du site Internet de comparaison des prix entre enseignes de grande distribution, quiestlemoinscher.com. Carrefour avait assigné en référé son concurrent, ainsi que Colt Telecom, qui héberge le site, pour "publicité comparative illicite".
Leclerc avait lancé le 22 mai, à grands renforts de publicité, quiestlemoinscher.com, un site comparant les prix de ses centres avec ceux de ses concurrents (Le Monde des 20 et 31 mai). Sur 2 013 magasins analysés, les "Leclerc" arrivaient systématiquement en tête, à l'exception d'une poignée de magasins, avec des écarts allant de 4,5 % à 7,3 %.
Mais, très vite, la méthode avait provoqué l'irritation des concurrents et associations de consommateurs. Ceux-ci reprochaient notamment à Leclerc son manque de transparence. Le site n'indiquait pas précisément quels produits étaient pris en compte dans sa liste et sur quels critères ils avaient été choisis.
Le distributeur avait seulement indiqué qu'il s'agissait de "3 500 articles comparables, répartis en trois catégories : marques nationales, marques distributeurs et premiers prix". Les concurrents avaient accusé Leclerc de s'être confectionné un indice pro domo auquel on pouvait faire dire ce qu'on voulait.
Contestées également, les zones de chalandises prises en compte pour comparer deux magasins. Enfin les détracteurs de l'initiative avaient pointé le rythme de parution de l'indice - trimestriel - alors que certains prix dans les rayons changent parfois plusieurs fois par semaine.
PERTE DE PARTS DE MARCHÉ
"Notre démarche est durable. La méthode s'enrichira des nombreuses suggestions. On réparera les erreurs, on communiquera plus clairement sur la méthodologie, et pour autant que la technologie et la déontologie le permettront, nous multiplierons les initiatives pour répondre aux différentes attentes", avait rétorqué Michel-Edouard Leclerc sur son blog.
La décision du tribunal de commerce de Paris contraint le patron des centres Leclerc à modifier sa stratégie, qui consistait à reprendre la main dans le débat sur les prix, alors que son enseigne perd des parts de marché depuis plusieurs mois, au profit notamment de Carrefour.
Le groupement de distributeurs indépendants a immédiatement pris acte de la décision du tribunal. Celle-ci prenait effet à partir de jeudi à 8 heures, sous peine d'une astreinte de 30 000 euros par jour, mais le site a été désactivé dès mercredi soir. Leclerc est malgré tout condamné à publier le jugement sur son site Internet e.leclerc.com, ainsi que dans plusieurs journaux.
"Les Centres Leclerc se plieront aux injonctions du tribunal, mais ils vont faire appel et confirment leur intention de publier des prix comparés", affirme le groupement de distributeurs indépendants dans un communiqué.
"Si elle se doit d'être loyale et vérifiable, une publicité comparative n'a pas à être neutre (sinon, ce ne serait pas une publicité !)", conclut Leclerc, qui affirme son intention de rouvrir rapidement son site. Le trublion de la grande distribution tentait de faire bonne figure peu après la décision du tribunal en affirmant qu'il avait prévu ce scénario. Le distributeur s'apprête-t-il à rebondir en se posant une fois de plus en victime du système ? _________________ A la guerre comme a la guerre èëè âòîðàÿ ðåäàêöèÿ Çàáóãîðíîâà |
|