Zabougornov Добрый Администратор (иногда)

Зарегистрирован: 06.03.2005 Сообщения: 12000 Откуда: Обер-группен-доцент, ст. руководитель группы скоростных свингеров, он же Забашлевич Оцаат Поэлевич
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Добавлено: Пятница, 26 Май 2006, 16:35:01 Заголовок сообщения: Забытая страница французской истории |
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Оказывается в 1943 году во Франции была сформирована 130 тысячная армия (состоящая преимущественно из негров и арабов) для борьбы с фашистами и эта Армия участвовала в боях в Эльзасе...
А вот кто знает какие подробности?
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-766360,36-776486@51-727429,0.html
"Indigènes" : une page oubliée de l'histoire de France
LE MONDE | 26.05.06 | 16h10 • Mis à jour le 26.05.06 | 16h10
C'est une page occultée de l'histoire de France qu'entend retracer Rachid Bouchareb : 130 000 tirailleurs maghrébins et africains s'engagèrent en 1943 dans l'armée française pour libérer la "mère patrie" de l'ennemi nazi, que la hiérarchie militaire coloniale appela "indigènes". Parmi ces soldats morts au champ d'honneur, on retrouve, sur le site Internet du ministère de la défense, les noms de Debbouze, Bouajila, Zem et Naceri. C'est dire l'investissement des quatre acteurs principaux de cette épopée qui, au-delà du défi artistique, rendent hommage à leurs ancêtres.
Gardien de chèvre, Saïd (très bon Jamel Debbouze) est déterminé à "laver le drapeau français" avec son sang : voltigeur effaré par la violence, il devient complice d'un sergent pied-noir et, après avoir été charrié par ses camarades ou fait le fanfaron, finit en héros. Yassir (Samy Naceri) est un goumier, un mercenaire qui s'est enrôlé pour gagner de l'argent et qui fait du petit commerce en détroussant les cadavres ; il apprend à oublier son égoïsme. Le complexé Messaoud (Roschdy Zem) est habité par un idéal : s'installer en France ; tireur d'élite, il tombe amoureux d'une Marseillaise avec laquelle il ne parvient pas à garder le contact, la censure militaire détournant son courrier.
Abdelkader (Sami Bouajila) est le seul qui sache lire et écrire ; obsédé par la promotion et la reconnaissance sociales autant que par l'injustice, il incarne le contestataire, reflet d'un Ben Bella qui, déçu par le peu de reconnaissance de la métropole à l'égard de ses chairs à canon durant la seconde guerre mondiale, devint nationaliste.
La reconstitution historique de Rachid Bouchareb retrace à la fois les faits d'armes de cette généreuse piétaille arabe qui vénère autant son dieu que sa nation, et le racisme dont elle est l'objet de la part des officiers. Le meneur Abdelkader s'emporte contre le traitement qui est réservé aux "bougnoules", tant au niveau des grades que de la nourriture ; une négation de la devise républicaine ("Liberté-Egalité-Fraternité") sur un champ de bataille où "les balles allemandes ne font pas de différence".
Autant que l'évocation de la prise d'un piton rocheux en Italie, l'embuscade dans une forêt des Vosges qui décime la hiérarchie "blanche" et met Abdelkader face à ses responsabilités, la description du mépris de l'état-major comme des troufions à l'égard d'hommes qui portent le même uniforme nourrissent ce film populaire de qualité qui peine peut-être à se sublimer mais reflète la complexité des à priori raciaux. Ainsi le sergent pied-noir Martinez (impeccable Bernard Blancan) est-il doté d'un caractère ambigu, reniant des origines qu'il cherche à cacher et dévoilant des limites à la fraternité qui le lie à ses hommes de troupe.
EXAMEN DE CONSCIENCE
Le morceau de bravoure d'Indigènes est le combat que mènent les tirailleurs contre les Allemands dans un petit village d'Alsace. Rachid Bouchareb s'y glisse dans l'ombre du Spielberg d'Il faut sauver le soldat Ryan, ce qui l'amène à enchaîner sur une séquence symbolique, dont le cinéaste américain est friand : la visite d'Abdelkader, seul survivant, soixante ans plus tard, au cimetière militaire. Mais Bouchareb renverse le pathos en suivant le vieil ancien combattant chez lui... un foyer Sonacotra.
On aurait mauvaise grâce à lui reprocher ses arrière-pensées politiques. Indigènes n'entend pas seulement inviter la France à reconnaître le mérite de ces hommes considérés comme des sous-patriotes, ni rappeler qu'au début des années 1960 leurs retraites et pensions d'invalidité furent gelées. Il induit un examen de conscience sur la manière dont, aujourd'hui, notre pays regarde et traite ces citoyens beurs blancs rouges. _________________ A la guerre comme a la guerre или вторая редакция Забугорнова |
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Яблоко

Зарегистрирован: 12.03.2006 Сообщения: 548 Откуда: Киев - Париж и его окресности
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Добавлено: Воскресенье, 28 Май 2006, 13:51:05 Заголовок сообщения: |
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Как раз сейчас на фестивале в Каннах много говорят о фильме про алжирских стрелков "Indigènes".
Большинство вышеупомянутых личностей в нём задействованы. Фильму пророчат приз зрительских симпатий. Подождём сегодняшнего вечера.
Комментарий Guignoles по поводу:
"ce soir, on laissait entrer les arabes dans la boite" |
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